MégaMaths dany-jack


Session 2013 pour le CAPES externe ou interne & l'agrégation interne

- ORDRE CHRONOLOGIQUE -
 

Annales 2009
Mercredi 29 août 2012, question de P.T. - (...) Je viens d'apprendre que le programme du CAPES a changé depuis 2 ans. Or je constate que dans "fondamentaux de géométrie" et "fondamentaux d'algèbre & arithmétique", une grande partie déborde du programme CPGE. En tout cas, en sup spé MP, je n'ai jamais attendu parler de morphisme de groupe, de décomposition canonique, d'orbite,... de construction d'espace affine, et tout le reste. En fait, quasiment tout est nouveau pour moi dans ces 2 livres. Vous connaissez sûrement parfaitement le programme du CAPES, donc je vous pose la question: ces 2 livres ne sont-ils pas désormais hors programme en grande partie ? De toute façon je travaille sur vos livres, mais comme j'ai bien peu de temps je préfère optimiser mes révisions, et ne pas faire de hors programme. (...)

djm - On peut se restreindre strictement aux programmes de CPGE, mais ces livres sont écrits pour donner une vision globale de ces notions pour mieux les comprendre, moyennant un investissement raisonnable. Ils servent à la fois pour le CAPES et l’agrégation interne. Par exemple en CPGE deuxième année (Programme de Maths Sup MPSI 2003Programme de Maths Spé MP 2004), on traite des groupes Z/nZ qui sont les prototypes des groupes cycliques que l’on peut étudier pour eux seuls et jouent un rôle important en théorie des groupes et un peu partout en maths. On doit aussi introduire les idéaux de Z/nZ, notion qui prend tout son sens (et que l'on comprend mieux) quand on travaille dans un anneau commutatif quelconque. Quant aux relations d’équivalences et aux lois internes définies sur les groupes quotients, on comprend bien le mécanisme quand on les définit à part, pour les retrouver avec les anneaux Z/nZ, bien sûr. L'étude "soft" des groupes et les anneaux figure toujours en première année de CPGE.

Arithmétique : l’introduction des pgcd et des ppcm dans Z ou dans K[X] (si K est un corps) et les propriétés à connaître s’étudient plus facilement si l’on se place dans un anneau principal (ce que sont Z et K[X]) et permettent ainsi d’obtenir des énoncés dans les deux cas sans coup férir.
 
Géométrie : l’étude des espaces euclidiens est encore au programme de CPGE (bases orthonormales, projections orthogonales...) avec une petite partie sur les coniques. On trouve aussi en première année de CPGE un peu d'algèbre linéaire, l’étude des isométries affines du plan et de l’espace, et celle des automorphismes orthogonaux, des déplacements, des similitudes directes... Certes, on ne voit pas apparaître explicitement la définition d’un espace affine, mais comment être clair et complet sur ces notions sans définir ce qu’est un espace affine ? De plus on travaille beaucoup en géométrie dans le secondaire, et il faut en savoir un peu plus pour répondre à des examinateurs à l’oral. Et beaucoup d’examinateurs à l’oral posent des questions concernant les connaissances réelles du candidat sur la structure d’espace affine, comme par exemple demander à un candidat ce qu’est un vecteur (cela lui donne l’occasion de montrer ses connaissances mathématiques à ce sujet : grosso modo il y a deux sortes de réponse à cette question, et on retrouve cette question dans mon volume IV d’Acquisition des fondamentaux). Commencer par le début (espaces affines, barycentres, projections et symétries, etc.) dans mes livres a pour but de donner au lecteur les moyens de bien comprendre ce qu’il fait et de bien démontrer ensuite les théorèmes fondamentaux de géométrie affine. Cela doit permettre d’assoir ses connaissances et de les rendre consistantes pour mieux comprendre et mieux trouver la solution d’un problème à l’écrit, mais aussi de mieux répondre à l’oral quand le jury test les connaissances “à fond”.

Si vous saviez combien il est facile de coller un candidat à l'oral en lui demandant simplement de donner une définition rigoureuse d'une symétrie affine. Souvent, le candidat ignore jusqu'à l'existence de symétries (ou de projections) orthogonales par rapport à une droite, ce qui est embarrassant à l'oral et peut suffire à y récolter une note éliminatoire (tout dépend aussi du reste de l'interrogation)...  Bref, j'en ai eu assez de voir tant de mes étudiants chuter sur ces questions bien simples quand on les a étudiées, et cela m'a motivé pour me lancer dans l'écriture des volumes de la série Acquisition des fondamentaux, appuyés par le cours (Fondamentaux de géométrie et Fondamentaux d'algèbre et d'arithmétique).
 
Ceci dit, s'il y a trop de nouveautés dans ces deux livres de cours, et si cela vous semble trop hard compte tenu des deux mois de révision qui vous reste avant l'écrit, commencez par ce que vous aimez : programme de lycée et CPGE strict, et surtout complétez par des annales récentes de CAPES corrigées, pour bien voir ce qui est utilisé. Travaillez aussi résolument sur le volume IV de Acquisition des fondamentaux. Puis complétez avec mes deux livres de cours dès que vous en avez besoin, par exemple pour répondre à des questions d’oral ou bien cerner une notion de géométrie qui serait trop floue. (...)

Réponse de P.T. - (...) Les programmes CPGE sont effectivement très utiles à consulter par ce lien. Je constate qu'effectivement c'est flou, par exemple il est dit "d'introduire quelques notions de base sur les groupes"...  Je comprends votre démarche: vous proposez une approche "intelligente" du programme. Je vais essayer  de suivre votre cours de "fondamentaux" en espérant que ça ne soit pas du luxe. Disons que j'hésite car une approche "bachotage" devrait marcher pour moi et représente l'approche minimale, potentiellement à privilégier en si peu de temps. Si vous voulez mettre sur le site votre indication, il me semble que pour clarifier les choses il faudrait mettre:
- les évolutions du programme de CAPES: date et teneur des évolutions
- (en conséquence) les évolutions du programme CPGE: date et teneur des évolutions
cela permettra a des "anciens" comme moi (CPGE en 2000-2003) de se situer et de situer les bouquins de prépa CAPES paru à une date donnée... très utile donc pour aller à l'essentiel et donner une compréhension "intelligente" de ce programme. (...)

Réponse de djm - (...) Disons que les programmes rédigés ainsi sont parfois très maladroits et suivent des modes. On s’en rend compte avec la toute dernière et horrible mouture du programme de terminale C... Après c’est à chacun d’approfondir comme il veut. Mais certaines questions continuent d’être posées.  Lisez les introductions des deux livres pour voir si j’ai indiqué des passages à sauter : je me rappelle par exemple du dernier chapitre de Fondamentaux d’algèbre et arithmétique qu’il ne faut pas traiter pour le CAPES (sauf si on a du temps car ce sont des passages que l’on peut éventuellement retrouver dans des écrits de concours, mais c’est du luxe de commencer par travailler cela...). Il y a aussi les quelques développement sur les idéaux premiers, maximaux... à laisser de côté, et survoler les énoncés (sans regarder les démonstrations en détail) concernant les anneaux factoriels.
Faites une approche “bachotage” pour prépare l’écrit dans deux mois, vous avez raison : vous êtes passé par les CPGE, donc vous aurez de bons résultats même à froid ! Donc en révisant un peu, vous carburerez encore plus. Par contre, potassez beaucoup les questions au programme “en profondeur” après l’écrit, au moment où vous travaillerez les deux épreuves orales. (...)



Mercredi 29 août 2012 - Voici deux articles de circonstance en cette rentrée 2012 : le casse-tête des proviseurs pour trouver des professeurs et un article de Lucien Marboeuf intitulé Comment attirer les futurs profs ? Il y a du gaz dans l'air. Bonne lecture, et... gardons le moral.

Mercredi 12 septembre 2012 - La lecture des derniers rapports du jury du CAPES externe est une activité saine que je ne peux qu’encourager. Cela donne des idées pour les candidats et les formateurs, après on essaie de réagir comme on peut :) Ce rapport 2012 est publié sur le site du jury du CAPES externe : cliquez ici !

Mercredi 3 octobre 2012 - Le livret personnel de compétences (LPC) imposé à tous les enfants de 6 ans à 16 ans, est "un mastodonte, une brochure repoussante". Comme on s'y attendait, "c'est "infaisable pour les profs, et incompréhensible pour les familles". Bref acheter avec nos impôts un livret de ce type à chaque élève est surtout une bonne affaire pour les imprimeurs. Les enseignants perdent leur temps à le remplir ou choisissent la seule solution viable si l'on ne veut pas terminer à Charenton : mettre acquis à tout le monde,  et les élèves et les parents ne peuvent rien comprendre à ce foisonnement de petites croix. Intelligent comme pas deux, le nouveau ministère diminue le nombre de petites croix à distribuer. Il aurait mieux fait de tout supprimer car franchement, ce livret ne mène à rien et coûte cher. Pour en savoir plus, voici un article du Monde du 2 octobre 2012 qui décrit bien la situation et donne la parole à quelques enseignants. Tout cela n'est que diablerie et  machiavélisme !!!


Ce 7 octobre 2012, de P. J. - Je commence à réviser l'écrit du CAPES. Je compte commander les annales 2012. J'ai remarqué qu'elles ne comportaient plus de problème de CAPES interne. Comment cela se fait-il ?
djm - Malheureusement le gouvernement a supprimé un bon nombre d’écrits des concours internes pour faire des économies, et les a remplacés par l’écriture d’un dossier sur un thème de l’éducation, à envoyer par la poste après l’avoir fait visé par son chef d’établissement (dossier VAE = validation des acquis de l’expérience). Au lieu d’offrir l’égalité des chances devant des épreuves écrites d’admissibilité où tous les candidats sont traités de la même manière et doivent résoudre des questions et rédiger des solutions en temps limité, sans documents et en étant surveillés pour ne pas pouvoir communiquer avec l’extérieur, on préfère maintenant se décider sur quelques pages d’un dossier préparé chez soi et qui peuvent avoir été concoctés par d’autres ! Personnellement, je considère cela comme un massacre et une injustice, puisque l’on ne sera jamais certain de la paternité du dossier présenté, et que l’on imagine bien que certains seront avantagés s’ils réussissent à se faire aider par des spécialistes de l’éducation. On peut imaginer faire faire « son » dossier par une officine payante ou par un collègue inspecteur de sa connaissance qui serait plus à même de savoir exactement ce qu’il convient de dire ou de censurer. Vu le peu de cas que les médias ont fait sur ce problème, j’imagine que cela n’intéresse personne.

Dans le même mode, mais concernant la refondation de l’école, j’ai conservé dans mes archives deux articles du Monde du 6 octobre 2012 en y rajoutant des remarques personnelles. Les voici :
 
121006 Mara Goyet - A l'école des bureaucrates
Article intéressant paru sur le Monde du 6 octobre 2012, mettant l’accent sur l’inanité des items du livret de compétence (par exemple : « gestes quotidiens sans risquer de se faire mal ») et la dérive conséquente sur le travail du professeur qui est tenu de renseigner tout le temps (cahier de textes, notes en ligne, validations d’items…).
   
121006 La boîte à idées sur la refondation de l'école
Après les rencontres liées à la refondation de l’école, le quatuor chargé d’orchestrer les concertations présente le rapport contenant 10 orientations. Au-delà des propositions qui demeurent très critiquables, et sur lesquelles je pourrais revenir, il est bon de remarquer qu’aucun enseignant ni aucun scientifique(*) ne figure parmi les quatre personnalités responsables de ce travail de concertation et de production d’un rapport. On compte une sociologue, une journaliste, l’administrateur général du CNAM (conservatoire national des arts et métiers) et un président de région. Avec une telle brochette de personnalités qui n’ont rien à voir avec l’éducation, la France se prépare des réformes « à l’aveugle » du type « café du commerce ». Quant à l’enseignement des sciences, j’imagine que le thème n’a jamais été abordé. En tout cas je n’en ai jamais entendu parler si ce n’est pour répéter comme un leitmotiv « qu’il faut plus de numérique », comme si cela allait changer quelque chose…
 
(*) Mis à part une sociologue, mais la sociologie est une discipline scientifique qui n’a rien à voir avec les sciences exactes. Par « scientifique » je pensais aux sciences exactes comme les mathématiques, les sciences physiques ou l’astronomie.


Mardi 23 octobre 2012 - C'est clair, je suis tombé dedans ! Je n'avais jamais eu l'envie de voir comment fonctionnait Facebook car j'avais toujours autre chose à faire, comme tout le monde, et puis là j'ai succombé et me suis inscrit. Pendant un mois je vais voir si cela apporte un "plus"  sur ce que l'on peut faire sur le net, donc me voici en période d'essai :))) Ma page personnelle est ici pour ceux qui veulent venir, et dans la foulée j'ai ouvert une page sur mon dernier livre Délires et tendances dans l'éducation nationale où tout le monde pourra réagir et proposer plus librement ses commentaires..
Bon, maintenant il est 7h41, je coupe tout pour pouvoir avancer dans mes projets d'écriture, de modelage et de "compréhension".
Et un petit mot à mes étudiants que j'ai vu hier : attention, je vous répète trop souvent qu'il ne faut pas chatter sur votre Smartphone pendant nos quelques heures de TD (où le temps passe si rapidement), car cela joue contre vous. Il faut savoir débrancher pendant certaines périodes pour se concentrer uniquement sur SES objectifs personnels.
Bon, il fallait que le dise, et cela servira peut-être à certains lecteurs :))) Pensez à vous  et débranchez à certains moments, et pas seulement pour dormir ! Bon : je débranche !!!!
 

Jeudi 25 octobre 2012 - Clément Boulonne, qui n'est plus à présenter, nous propose aujourd'hui deux ouvrages. Le premier intéresse le CAPES et s'intitule : CAPES Maths - Préparation à l'écrit 2011-12. Le second explique comment écrire en Latex donc sera réservé à ceux qui veulent taper du texte en utilisant ce langage. Son titre : Formation Latex - Avec Latex, entrez dans l'hyper-texte ! Bravo Clément et merci de la part de tous les mégamathiens :))))))))))


Mercredi 31 octobre 2012, de P.T. - (...) J'ai donc travaillé sur vos bouquins, c'est un bon investissement. Pour info, quand on n'a pas fait ce genre d'algèbre générale ni d'arithmétique, ni même de géométrie affine, l'entrée en matière est difficile. Mais ce sont de bonnes bases, donc ça vaut le coup de faire un gros effort. Comme vous me l'avez suggéré, je me permets quelques questions de clarification pour moi, en espérant que ce soit rapide à répondre pour vous :

[Fondamentaux algèbre]
1/  p.15 démo ss groupe de (R,+): pourquoi si a>0, on ne fait pas la division euclidienne de x par a, alors r=0 et on a le résultat tout de suite?
2/ p.20 Im(f) distingué dans f(G): cela n'est-il pas trivial car Im(f)=f(G)? (celle là me perturbe beaucoup!)
3/ p.83 si I est un idéal de Z, alors en particulier c'est un groupe donc de la forme nZ, cela est plus rapide? je pense que vous avez fait la démo moins directe pour mieux expliquer...
4/ p.152 thm wilson <=: d | p et d~=p => d | (p-1)! je n'arrive pas à comprendre cette implication

[AGA II]:
Réponse 5-3: on traite le cas u et v divisibles par p premier; pourquoi ne traite-ton pas le cas u et v divisibles par p non premier?
 
Sinon pour info aussi, j'ai bien apprécié le chapitre fonctions de plusieurs variables dans AGA: cela m'a éclairé sur les différentielles en 30mn plus qu'en plusieurs heures sur le touten1 de Warusfel, deschalmps... j'ai été un peu déçu par leur tome 2 (spé), autant celui de sup est très bien, autant celui de spé manque un peu de clarté et les exos sont vraiment trop durs je trouve (surtout en algèbre). Au passage je me rends compte que c'est très utile de connaitre la difficulté de l'exercice quand on n'est pas trop habitué (ensuite il faut faire comme en vrai, sans indication).  Merci ! (...)

djm - (...)  Voici mes réponses... 
1) On ne peut pas utiliser la division euclidienne dans Z car x est réel. Mais votre idée est utile quand on cherche les sous-groupes de Z. C’est alors ce qu’il faut faire. 
2) Vous avez raison, j’ai raté ce coup là et je l’ai déjà rapporté sur l’erratum du livre Fondamentaux d’algèbre et d’arithmétique en http://megamaths.perso.neuf.fr/exgeo/prescmonfondamentaux2erratum.html. Vous pouvez vous rassurer  
3) Si vous dites que c’est un sous-groupe de R, ce qui est vrai, et si vous utilisez le résultat dont on parlait en 1), alors vous pouvez conclure rapidement que I est de la forme nZ ou partout dense, et rajouter qu’il ne peut pas être partout dense pour conclure. C’est juste. Mais on utilise un résultat dans R qui n’est pas évident à montrer : il est plus instructif de rester dans l’anneau Z. Surtout que cette preuve sera ressortie pour montrer que tout anneau euclidien est principal. Mais votre remarque est valide. 
4) Si d divise p en étant distinct de p, alors d appartient à l’ensemble {1,2,...,p-2,p-1}donc sera pour de bon présent dans la factorielle (p-1)!, donc divisera ce produit (p-1)! 
5) Cela suffit : pour montrer que deux entiers a et b sont premiers entre eux, il suffit de montrer qu’ils ne possèdent pas de diviseurs premiers en commun. Si cela est vrai, et si d est un diviseur positif quelconque de a et b, alors supposer que d est différent de 1 c’est savoir qu’il existe un diviseur premier p de d qui divisera aussi a et b, absurde d’après ce qu’on a fait, donc d=1 et 1 est le seuls diviseurs positif de a et b, donc pgcd(a,b)=1.
Vous avez raison; celle-là il faut la sentir. 
Tant mieux si le petit TD sur les fonctions de plusieurs variables vous a ouvert des horizons “rapidement”. J’en suis heureux. Vous avez beaucoup avancé dans vos révisions. Vu le temps qui reste, glissez un peu sur les “applications affines” et privilégiez les homothéties-translations et les passages de géométrie classique (Théorème de Thalès, Ménélaüs, et les TD sur les triangles, et aussi les polynômes, et aussi Z/nZ dans AGA2). 
Vu les questions posées, j’ai la sensation que vous avez un bon niveau et que l’écrit sera une formalité. Enfin, cela pour dire que vous avez les moyens de l’envisager avec sérénité. (...)


Livre non politiquement correctVendredi 9 novembre 2012 - Je viens de boucler deux travaux. J'ai réussi à envoyer deux tapuscrits à mon éditeur préféré en lui demandant de faire son possible pour une parution "rapide", pour nous adapter à la proximité des écrits du CAPES maintenant en juin 2013, et de l'oral de juin-juillet 2013. Le premier volume était attendu par un certain nombre de mégamathiens, qui bien souvent ont déjà réussi leurs concours avant la sortie du livre ! C'est tellement long à faire... Mais tant mieux, l'important étant de se débarraser de ces concours le plus vite possible... en les réussissant, c'est mieux. Pour les futurs candidats suivants, j'ai regroupé 540 exercices de feu dans le volume I de Acquisition des fondamentaux qui vient de mûrir enfin, et de tomber de l'arbre. Il sera disponible en janvier si tout va bien.

Voici le Délires & tendances déjà disponible, et les deux deux titres complets des ouvrages que je viens de terminer (ouffffff !) :
* D.-J. Mercier, Délires & tendances dans l'éducation nationale - Filières scientifiques en péril, Publibook, 2012.
* D.-J. Mercier, Acquisition des fondamentaux pour les concours, vol. I : 540 questions sur les nombres, l'algèbre, l'artihmétique et les polynômes, à paraître (envoyé à l'éditeur).
* D.-J. Mercier, Oral 1 du CAPES Maths - Plans et approfondissements de cinq leçons de la liste 2013, à paraître (envoyé à l'éditeur).





Mardi 13 novembre 2012 - Non je n'ai rien fumé ni avalé, mais j'ai pensé à ceux qui vont à l'écrit bientôt. Défoulez-vous sévèrement à ces écrits, et ayez confiance en vous ! Je vous réserve quelques conseils sur la dernière ligne et vous souhaite de tous réussir. Et en plus, avec le nombre de postes cette année, vous pouvez effectivement TOUS réussir ! Donc foncezzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz !



CONSEILS PERSOS POUR CEUX QUI VONT PASSER UNE EPREUVE ECRITE

1) Faire au mieux comme ça vient en essayant de réagir sur le sujet présenté à l’écrit comme on peut. Les réminiscences sont bienvenues. On  s’accroche à toutes les branches possibles. On exploite la moindre goutte de connaissance, même imparfaite, que l’on peut récupérer dans sa pensée.

2) On ne se martyrise pas. Pour être très cool pendant l’épreuve, on peut se dire la chose suivante : “Bon, je ne sais rien ou pas grand chose et je n’ai pas eu le temps de réviser quoi que ce soit. Donc OK, j’ai raté l’épreuve et je reviendrai la prochaine fois. Et après ?”. Puis enclencher : “Puisque je suis déjà mort, je ne risque plus rien, et me voilà devant un problème de 6 pages ! Tiens, j’ai bien le temps de lire cette première question, ... et celle-ci... et voilà qu’il me vient une idée : aller, je cherche un peu au brouillon,... et si je trouve un passage je rédige ! Et advienne que pourra.” Bon, c’était ce que je me disais parfois quand je stressais trop devant une épreuve : une fois que j’étais complètement mort, j’étais beaucoup libre de penser sans contrainte et de me rappeler de ce que j’avais placé dans mon cerveau à un moment ou un autre de ma formation, récemment ou il y a longtemps, et, ma foi, cela me permettait au moins de ne pas s’ennuyer pendant l’épreuve et de rester jusqu’à la fin pour au moins écrire ce que je trouvais. Dans une épreuve de concours on ne sait jamais quel est l’état de préparation des autres candidats ni la tolérance du jury, DONC il faut continuer comme si de rien n’était, et l’avenir dira si le travail rendu a été considéré comme suffisant, ou pas. Cela ne dépend pas de moi. L’idée est toujours d’agir sur ce qui dépend de moi, et pas du voisin... C’est un truc stoïcien qu’on retrouve chez Epictète et Marc Aurèle, deux joyeux lurons ceux-là !

CONSEILS PERSOS POUR CEUX QUI NE PASSENT PAS TOUT DE SUITE UNE EPREUVE ECRITE MAIS COMPTENT EN PASSER UNE PLUS TARD

1) Avanti ! Je carbure sur le programme et récupère tout ce qui peut en faire partie. J’agrippe tout ce qui est à ma portée, et j’utilise tous les moyens (livres, annales, internet, cours manuscrits, rapports du jury, sites,...) qui me font gagner du temps (donc : utiliser les corrigés à mort en les lisant si on a assez bu : lire permet d’apprendre et de retenir, jouer avec les exercices donne des réflexes mais il ne faut pas jouer trop longtemps si on ne trouve pas et alors il faut lire les solutions...).

2) On ne se martyrise pas ! Quel que soit son niveau, qui est ce qu’il est, on s’en moque, on s'en croque ! L’essentiel est de progresser d’un millimètre pour chaque demi-heure investie. Au bout de suffisamment d’heures, on devient un Crac presque sans le vouloir, non ? Alors que le Kraken nous croque, nous allons avancer millimètre par millimètre et arriverons à des kilomètres de l’endroit où nous étions. L’essentiel est de se déplacer TOUJOURS et RESOLUMENT dans le même sens.

3) On s’amuse si possible : il faut transformer tout cela en jeu ! Les mots croisés, le go ou les échecs, c’est affreux, pas plus que tous ces problèmes de fous que l’on soulève en maths. Bon, on va jouer un peu !

Dany-Jack, 13/11/2012



Jeudi 15 novembre 2012 - Ouaouh ! Voici un lien de feu à visiter pour voir comment un très bon pédagogue explique le Théorème de Thalès et les agrandissements-réduction en suivant le programme de 3e de 2012-13. Si vous avez 30 minutes, cliquez sur vidéo Thalès en 3e et relaxe ! Observez cette vidéo de Philippe Mercier et notez les garde-fous qu'il y place, la progression subtile qui est proposée, les commentaires accessibles à tous (donc aussi à un élève de troisième), les conseils subtilement donnés pour que l'élève visualise bien le théorème et puisse l'employer ensuite pour calculer des longueurs ou démontrer des parallélismes.  On y trouve TOUT ce qu'un élève doit savoir sur Thalès compte tenu du programme de collège, et donc aussi tout ce qu'il saura sur ce théorème pendant toute sa scolarité et même après car la condiguration à 3 parallèles et deux sécantes n'est pas enseignée dans le secondaire actuellement. Je conseille donc de visionner cette vidéo pour préparer l'oral du CAPES sur ce théorème, et j'en profite pour féliciter vivement son auteur.

Mercredi 19 décembre 2012 - (...) J'ai publié un article sur Agoravox intitulé Délires de didacticiens : les nouveaux programmes du lycée à l'épreuve des faits. Dans cet article, je cite le long texte d'un collègue qui enseigne actuellement en BTS et en école d'ingénieur, et qui nous fait part de ses (mauvaises) surprises sur le programme du lycée et sur ce que devient celui des posts BAC. Merci à ce collègue anonyme qui montre que tous les enseignants ne sont pas dupes ou "pro-réforme", et qui dévoile des problèmes spécifiques dans lesquels se débattent actuellement les enseignements scientifiques.
Vous pouvez réagir sur cet article en allant sur Agoravox ou en le retrouvant sur la page Facebook de MégaMaths :))))

Mercredi 19 décembre 2012, c'est presque la veillée de Noël ! - Donc cadeau de circonstance pour les MégaMathiens de tous horizons! Il fallait en trouver un, je l'ai trouvé ! Il s'agit du numéro 3 du MAGAZINE DU PARCOURS MATHS qui propose des analyses détaillées d'écrits de type concours (appelés Analyses d'écrits en situation) où je pointe des problèmes de rédactions, de logique, d'explications sur des copies travaillées en temps limité. Cela donne aussi une idée de la façon dont on note une rédaction, sans donner d'importance à l'intention ou au "non-dit" pour se concentrer sur ce qui est objectivement écrit en noir sur blanc. Je signales les erreurs mortelles, celles qui sont éliminatoires et donnent un zéro en concours, en utilisant la marque !X dans la marge. Les autres erreurs bénignes sont marquées d'un X. A lire et à méditer pour les écrits d'examens ou de concours, ce sera bénéfique je pense ! La page du magazine sera placée ici, et seulement certains seront en accès libre car j'utiliserai régulièrement des passages sous copyright extraits de mes bouquins. En attendant voici la table des matières du numéro 2102-13/3 de mon magazine à moi :))) :
    N°2012-13/3  
      1. Des couacs dans le programme du lycée.
      2. Analyse d'écrits en situation 2012A.
      3. Analyse d'écrits en situation 2012B.
      4. Cryptographie publique à clé révélée.

Lundi 24 décembre 2012, de Steven  - (...) Bonjour, j'ai passé le CAPES de mathématiques en novembre de cet année. Je me suis décidé de me lancer dans cet épreuve car cela faisait partie de mon projet de vie et la perte de mon emploi a un peu précipité les choses. Je me suis donc inscrit en juillet et j 'ai commencer à reviser les ecrits à partir d'Aout. Je suis laureat d'une école d'ingenieur depuis 2010 et je l'ai intégré à l'issu d'un DEUG de math. Je me suis rendu compte à quel point le cerveau humain est capable d'oublier ! Je me suis rendu donc aux ecrits la fleur au fusil et à ma grande surprise, je pense avoir reussis à repondre à 50% de chaque sujet. Considerant le nombre exceptionnel de candidat recu pour les oraux, je vais donc commencer à reviser ceux ci tout en revisant une nouvelle fois les ecrits de Juin. Je venais ainsi vers vous afin de vous poser deux ou trois questions :
Y a t il des recueuil regroupant l'integralité des lecons a apprendre pour l'oral ?
Je voudrais acheter du livre du secondaire, mais vu le prix, j'ai peur de me tromper, y a t il une edition plus performantes qu'une autre ? Il suffit d acheter un livre de chaque année ? Meme pour le lycee? Est-ce vraiment utile de se fournir des livres de BTS si on achete les livres du secondaire et qu'on a deja des livres de prepa ?
Je revise actuellement chez moi tout seul, pensez vous que ca soit réalisable de l'obtenir de cette facon?
Je comptais m'inscrire en cas d echec a un master pour preparer le concours, pensez vous qu'il faut se consacrer a 100% la dedans ou essayer de faire le maximum de remplacement ? (...)
djm - (...) C’est effectivement le moment de passer le CAPES, et avoir traité la moitié des problèmes des écrits est d’après moi une très bonne nouvelle. J’essaie de répondre à vos questions.
  1. Il n’y a pas de livres regroupant l’intégralité des leçons d’oral, celles-ci changeant énormément maintenant depuis quelques années. Il y a par contre ce recueil de leçons d’oral 1 de Clément Boulonne dont vous trouverez le lien sur ma page d’oral 1 du CAPES en http://megamaths.perso.neuf.fr/oral3/oral3.html. Il y a aussi les 5 leçons récentes que j’ai analysées dans un ouvrage tout juste disponible, voir http://megamaths.perso.neuf.fr/exgeo/oral01.html.
  2. Je ne connais pas les collections du secondaire. Le mieux serait de voir quelques livres en librairie pour choisir ceux dont la présentation vous plaît, et que vous serez donc plus enclin à utiliser. Car il faut les utiliser à fond, puisqu’on les emporte à l’oral avec soit. Il faut s'équiper avec un livre pour chaque année.
  3. Avoir deux livres du BTS est bien utile pour certaines leçons comme “les courbes de Bézier”. Si on tombe sur celles-ci sans livres de BTS avec soi à l’oral, c’est ennuyeux.
  4. On peut aller loin en révisant chez soi tout seul. Réussir dans ces conditions est tout à fait possible. N’oubliez pas de travailler aussi les 6 points de l’épreuve “Agir en fonctionnaire...”, il y a des livres sur cette épreuve dans le commerce, pour avoir une idée des questions, et les dossiers d’oral 2 de l’année passée (voir ma page “Oral 2” par exemple).
  5. Je pense qu’on met plus de chance de son côté si l’on s’inscrit à temps plein dans un IUFM (une ESPE l’année prochaine) pour préparer le concours. Ceci dit, on peut y arriver de beaucoup de façons différentes, et travailler comme auxiliaire est un très bon choix : “on” en a besoin, cela permet de gagner sa vie, on essaie de préparer le CAPES externe en même temps, et au bout de trois ans on a le droit de passer aussi le CAPES interne. Donc c’est pas mal aussi ! Conclusion : choisissez comme vous le voulez. (...)


Lundi 24 décembre 2012, de M.S.  - (...) Je souhaiterais préparer le capes de mathématiques en 2014, je suis tombé sur votre site qui fournit une bibliographie importante et je me sens un peu perdu. J'ai un un DESS en informatique et statistiques, auparavant j'ai obtenu mon BAC C en 1993 et mon DEUG A en 1995. Le problème c'est que j'ai tout oublié (celà fait 14 ans que je n'ai plus fait de maths) donc je souhaiterais me mettre à niveau avant d'attaquer la préparation au concours. Pourriez vous me donner la liste de vos livres qui pourraient convenir à une personne dans mon cas ? En effet, j'ai 37 ans et j'ai vraiment du mal, je me demande même comment j'ai pu comprendre les maths. Je commence à ressentir ce que certains élèves, en echec dans cette matière, pouvaient éprouver. (...)
djm - Je comprends parfaitement ce que vous ressentez, car c’est le cas de tout le monde après une interruption longue en maths. Je sais moi-même combien j’oublie tout quand je n’utilise pas. Mais il faut relativiser cela en remarquant qu’une notion étudiée il y a longtemps revient à l’esprit plus vite et de façon plus claire après avoir ré-investit du temps pour la repenser et “rejouer” avec. Donc un tel projet est possible., mais il faut se ré-entraîner jour après jour. Comme les postes existent et l’écrit est plus accessible, c’est sans doute le moment d’essayer. Il faut aussi tenir compte de ses envies et désirs avant de s’engager car cela représente un gros investissement en temps et argent. 
Je viens de simplifier la bibliographie qui faisait un peu peur sur mon site MégaMaths, en me concentrant sur l’essentiel. J’ai aussi profité de votre courrier pour mettre à jour certaines de mes pages. Allez voir les “Conseils de préparation” de la page CAPES où j’indique j’ai fait un tri et indique des livres à se procurer.
Pour débuter les révisions, on peut par exemple relire tous les manuels de la sixième à la terminale S : notes de cours, activités, exercices, ce qui fera immédiatement entrer dans le sujet. C’est une bonne idée. Lisez bien la page CAPES  et vérifiez bien les informations données sur le site SIAC2, en particulier l’obligation de fournir un certificat C2i2e et un autre de langues. (...)

Vendredi 4 janvier 2013, de Philippe - Je commence à préparer l'oral 1, mais malgré toutes mes lectures (consignes officielles... lapidaires, votre site, etc), je ne comprends pas encore bien clairement ce qui est exigé de la leçon. Comme par expérience je sais que la clarification du besoin est le premier pas nécessaire et important pour partir dans la bonne direction, je me permets donc de poser cette question fondamentale :
- s'agit-il d'un cours "comme si" on était devant une classe de X (à préciser par le candidat); dans ce cas, c'est assez clair, même si je me demande si  l'aspect "apprentissage de méthodes" n'est pas un peu éludé au profit d'aspects illustratifs ou théoriques, plus valorisés par les examinateurs peut être: donc en fait ce n'est plus tout à fait un cours...; de plus, vous écrivez sur votre site que ça ne peut pas être un cours de manuel scolaire, ce que je ne comprends alors pas dans ce cas.
- ou bien s'agit-il d'autre chose ? dans ce cas, c'est beaucoup moins clair: comment définir les prérequis, à quel besoin répond cet exposé, à qui s'adresse-t-il, est-il licite d'ajouter des notions de prépas (isomorphisme, groupes, etc, même thm de liouville (!)) comme j'ai pu le voir sur des leçons sur internet, de niveau très disparate d'ailleurs sur ces paramètres ? (...)
djm -
(...) Très bonne question. Et ce n’est pas simple d’y répondre, les seules informations officielles étant celles écrites dans les rapports de jury et dans le BO.
Mes réponses : non, il ne faut pas développer un cours comme on le ferait exactement pour des élèves. D’ailleurs la forme imposée avec 15 minutes de plan et 15 minutes de développement, s’accommoderait mal d’un tel choix. Il faut parler à des spécialistes et donner le plan d’un développement possible sur le sujet tiré, en privilégiant les programmes du secondaire et des STS, et en s’autorisant à aller plus loin si on le peut et si cela montre ses connaissances. Mais pas trop loin, car il ne faut pas se déstabiliser tout seul pendant les 30 minutes d’exposé.
Les 30 minutes d’entretien visent à faire préciser ce qui a été dit pendant l’exposé, à découvrir si le candidat sait bien de quoi il parle, et à voir s’il possède une culture mathématique.
Le Théorème de Liouville est hors sujet puisque s’intéresse aux fonctions holomorphes, ce qui ne fait partie d’aucune leçons d’oral 1 et sera réservé pour l’agrégation. Ceci dit, pendant l’entretien, le jury réagit aussi en fonction des réponses des candidats, donc si celui-ci commence à parler d’intégrale de Lebesgue, il peut assurément lui demander de définir cette intégrale, ce qui est hors sujet mais vise à s’assurer que le candidat ne bluffe pas quand il répond. Donc, attention.
But du jeu : faire une leçon honnête, un plan clair, savoir de quoi on parle et pouvoir en parler sur des registres différents pendant l’entretien. Montrer que l’on sait raisonner et que l’on a des connaissances précises. Et aussi essayer d’utiliser les TICE raisonnablement. Tout un programme. Bonne chance!
Philippe -  (...) J'ai eu par ailleurs une réponse d'un membre de jury; elle corrobore la votre à part peut être sur un point: il m'indiquait une "règle stricte": ne pas dépasser les programmes en vigueur. Seulement à l'oral on peut déborder des programmes... cela n'est il pas un peu différent de votre conception? pour reprendre votre réponse on "s'autorise à aller un peu plus loin" en commentaire oral seulement et lors des questions du jury, c'est bien cela?
djm - Tout le problème est là : on peut déborder largement a priori, mais il faut aussi avoir de la retenue sur certains points qui sont admis dans le secondaire. Avec les changements de programmes récents dans le secondaire, je ne sais pas quelle seront les réactions des jurys.
Il faut aussi que le thème exposé soit suffisamment riche, et donc on peut “déborder” si l’on en a les moyens, pendant son exposé, mais avec mesure.
Conclusion : travaillez vos leçons “au mieux” sans trop vous martyriser, puis traitez le thème comme vous l’entendez, et essayez d’imaginer des questions qui pourraient vous être posées. (...)


Jeudi 10 janvier 2013, de Christopher - Votre site est un exemple admirable de "don", d'intelligence, d'humilité mais aussi de ténacité et d'invitation à défendre ces valeurs. Comme il est rare de voir encore les mathématiques teintées d'humanisme et de bon sens (ce qui ne retire rien à leur élégance fondamentale). L'heure est toujours à l'épistémologie... mais ma requête est plus prosaïque, quoiqu'animée de réelles convictions. L'introduction est un peu longue qu'un tweet, vous m'en excuserez d'avance j'espère.
J'ai 47 ans, un diplôme d'ingénieur "prestigieux" (ECP89), plus de 20 d'expérience dans l'ingénierie (dont 15 informatique comme patron d'une société, fermée fin 2008). Et depuis 4 ans, une sorte d'usure à m'inscrire dans un modèle cassé (je pensais au début que c'était moi, le modèle cassé).
Bref, souhaitant revenir à une forme de travail plus porteuse de sens, en "bouturant" une branche initiale de mon parcours qui a dérivé (mais riche d'expériences et d'enseignements), j'ai décidé qu'être prof-de-maths s'imposait comme la seule solution de développement durable (le mien a minima).
Forcément, il n'y a plus la même naïveté qu'à mes 20 ans quand j'hésitais (alors). Et ce n'en sera sans doute que mieux tant l'enfer est pavé de bonnes intentions et l'usure des enseignants notoire, hormis quelques profs de maths à qui je dois la réussite finale de ma carrière d'élève, surtout dans le tunnel chahuté du collège, et ce "coming-out" tardif ; bien qu'ils n'exercent plus et sans doute paix à leur âme. Eternelle histoire, presque banale, des vocations transmises, de rares rencontres qui relancent un destin. Banale ? Peut-être plus tant que cela. Je l'ai perçu avec ma fille d'aujourd'hui 20 ans qui a abandonné une prépa HEC pour faire du design et regrette aujourd'hui les impasses faites sur les maths et la physique parce qu'en design, ça sert. Parce que "à l'époque, je ne comprenais pas à quoi cela pouvait servir". Et moi, qui n'était qu'un soutien  pour elle et pas un prof, j'ai aussi failli à tout pouvoir lui faire comprendre "à quoi ça sert". Parce que son projet n'était alors pas concret.
Le mien l'est. A commencer par les efforts à fournir pour passer le CAPES même si j'ai la présomption de n'être pas largué (j'ai fait une spé M' 5/2 avec obligation d'assurer certains cours aux 3/2 sous le contrôle du prof)... Et je n'ai pas celle de m'attaquer à l'agreg tout de suite.
J'en viens donc à ma requête, juste l'attente d'un avis "d'ancien" qui a l'expérience du système EN.
Je me demande simplement s'il est réaliste de pouvoir conserver une activité partielle extérieure (intervenant en école d'ingé, BTS, IUT) car je considère qu'avoir une activité hors de l'EN est sans doute salutaire (je ne juge personne) et l'inverse aussi.
Ce projet vous paraît-il crédible, viable ? Il n'y a pas de limite d'âge théorique pour passer le CAPES, j'ai assez épluché le site de l'EN. Mais peut-être n'a-t-on jamais vu quadra entamé du privé obtenir le CAPES ou après cela un poste avec le projet qui est le mien ? Question de ROI (retour sur investissement), pour l'EN autant que pour moi, même si ce mot peut choquer.
Je sais, j'ai l'air de présumer à tort.
Mais je sais aussi que les réticences sont parfois plus dans le regard et l'attitude des autres que dans celui/celle qui est prêt à engager un changement. J'en sais l'expérience du privé et pourquoi l'EN y échapperait-elle ? Et en tant que binational (F / GB), je le sais aussi. La perception d'un (supposé) mélange des genres crispe toujours un peu.
D'ailleurs, à mon tour, "Agir en fonctionnaire" me perturbe un peu tant je n'ai jamais agi "en seul patron / actionnaire". Non, juste en "homme responsable". Vous voyez donc bien les limites qui se présentent même si, pour le coup d'avoir le CAPES, il suffit de "bien répondre" :-)
De fait, je ne doute pas de ma vocation, certes reportée. Mais le choix du CAPES vous semble-t-il "tactiquement" pertinent ? ou plutôt viser l'enseignement privé (CAFEP si j'ai bien compris) ?
Ou faire un mega choix, donc renoncer soit à l'enseignement des maths en collège/lycée soit à celui en "intervenant" en supérieur... (...)
djm - (...) Moi aussi, je ne sais pas exactement où interviennent les maths dans le design, et ce serait intéressant d'approfondir ce sujet. On ne connaît chacun que peu de choses, et on aura toujours à apprendre sans se lasser...
Donc pourquoi pas : vous avez le droit de décider de passer le CAPES pour changer de voie, et ce à n'importe quel âge, si cela vient du fond de soi. Je ne connais pas de limitation pour passer le concours du CAPES, les seules conditions étant d'avoir un master (votre diplôme d'ingénieur équivaut à un master, donc pas de soucis de ce côté, même s'il faut toujours bien revérifier cela sur le site SIAC2 par précaution), de passer un examen de langues CLE2 et un autre d'informatique pour l'enseignement C2i2e (les idées stupides de nos législateurs qui pensent sans doute qu'on enseigne mieux les maths et les sciences si on parle une seconde langue et si l'on montre que l'on sait utiliser un ordinateur).
Vous n'êtes pas le seul ingénieur à avoir eu envie de changer de métier et de passer le CAPES, et j'ai en ai vu passer qui étaient bien contents après leur titularisation comme professeurs certifiés. Avoir bossé une fois dans sa vie en maths sup et spé "ancienne école" donne une facilité pour s'y remettre et réussir, d'après ce que j'ai pu observer. L'agrégation doit attendre, car il vaut mieux assurer et passer un concours plus "facile". On a tout le temps, ensuite, après sa titularisation, de se lancer par exemple sur des entraînements pour passer l'agrégation interne, en "jouant chaque jour comme si l'on faisait des mots croisés". C'est pour plus tard...
Pour répondre à votre question : oui, il me semble réaliste de continuer à intervenir à l'extérieur. Travailler comme vacataire en école d'ingénieur, BTS, ou IUT est une bonne chose pour celui qui est volontaire et aussi dans son enseignement, puisqu'on s'ouvre sur des filières différentes, on voit autre chose. Pas de problème selon moi de ce côté-là.
" (...) peut-être n'a-t-on jamais vu quadra entamé du privé obtenir le CAPES ou après cela un poste avec le projet qui est le mien ?" : actuellement on recrute en maths tous ceux qui ont le niveau car tous les postes ne sont pas pourvus. Il manque des étudiants après la réforme de la formations des enseignants, et il en manque même dans les facultés de sciences, ce qui ne va pas s'améliorer compte tenu des choix de programmes faits au lycée qui laissent au minimum perplexes. Donc je pense qu' "on" sera heureux de vous accueillir, la seule condition étant de réussir ses écrits et de se stabiliser au mieux à l'oral pour au moins ne pas recevoir de note éliminatoire.
 A priori, les jurys sont contents de voir des candidats qui ont une connaissance des métiers autres que ceux de l'enseignement, et donc vous avez un atout certain !
Pour "Agir en fonctionnaire", je sais peu de choses et cette épreuve ne me plaît pas, mais je pense que si je devais la passer, je répondrais en "homme honnête et responsable" comme vous le dites. Il faudra juste acheter quelques livres qui donnent des connaissances sur le système éducatif, et les lire.
Si vous êtes binational, c'est super : vous avez certainement une certification en langue étrangère et donc pas de CLES2 à passer. C'est tout bénéfice. Personnellement, j'aurais tendance à considérer que le "mélange de genre" est bénéfique, et j'imagine ne pas être le seul à le penser.
Vous êtes motivé, donc foncez. Le choix est tactiquement pertinent : vous avez envie d'enseigner et l'état a besoin d'enseignants de mathématiques, et en aura encore besoin pendant quelques année sans aucun doute. Et vu comment on embrouille maintenant les élèves de lycée avec de drôles de programmes, et avec de moins en moins d'heures, les heures d'aides en mathématiques et de leçons particulières vont sans doute exploser. Qui vivra verra.
Je conseillerai d'opter pour le public et non pour le privé, car il y a plus de postes et l'assurance d'être placé quelque part. Par contre, choisir le privé se comprendrait si l'on est assuré d'obtenir un poste dans un établissement particulier que l'on connaît déjà, et à proximité de l'endroit où l'on veut vivre.
Ne faites pas de méga-choix : ne renoncez à rien surtout si vous êtes déjà vacataire dans l'enseignement supérieur. Continuez, et passer le CAPES tout aussi bien. J'ai vu beaucoup de collègues de collège ou de lycée venir faire des vacations chez nous à l'IUFM, et d'autres à l'université et à l'IUT, et tous semblaient contents. 
Je vous ai lu jusqu'au bout : pas de problème, je pense que c'est aussi mon rôle de webmestre de répondre, comme je le peux, aux questions qui me sont posées. J'ai choisi ce boulot :)
Je vous souhaite une bonne journée et tout le punch nécessaire pour réussir votre projet dans les meilleurs délais.
Réponse de Philippe Auria à Christopher - Dany-Jack Mercier m’a dit que vous souhaitiez passer le Capes de Maths. Je viens de le réussir après 20 passés dans l’industrie comme ingénieur. Je suis très heureux de ma nouvelle vie, qui est différente et conforme à mes attentes notamment celle de servir. 
Le concours est très abordable pour un ingénieur. Je n’avais pas beaucoup de temps pour travailler, mais le peu que j’avais je l’y consacrais, les maths étant pour moi une passion, je me faisais en fait plaisir (surtout entre midi et deux, dans mon bureau avec un sandwich, j’avais l’impression d’être étudiant, où en courant je me récitais des problèmes des définitions des démonstrations...). Cependant, au final, je n’ai pas beaucoup travaillé, enfin comme je l’aurais voulu. J’ai revu ce que je pensais être fondamental comme Wallis, continuité,  anneaux, DL, et puis j’ai fait beaucoup de sujets de concours, ou plutôt j’en ai beaucoup lu avec les solutions, ce qui m’a remémoré beaucoup de notions et de façon de démontrer. De plus, j’ai remarqué que tous les sujets du Capes commencent par des questions de cours, très simples à réaliser et qui rapportent beaucoup de points quand on s’applique. L’an passé c’était la continuité uniforme par exemple et les applications Lipschitziennes. Il me semble aussi que les sujets tournent souvent autour de démonstrations de résultats classiques (cette année les irrationalités de pi et de e, que j’avais eu de mon temps à l’ENS Saint-Cloud). 
Dans tous les cas, il faut y croire car c’est faisable et cela vaut vraiment le cout. Construire ses cours et les mettre en pratique avec des élèves qui ne réagissent pas comme on l’aurait cru nous oblige à ajuster en temps réel, comme dans un concours où ce qui est proposé n’était pas ce que l’on attendait. De plus, les enfants m’étonnent tous les jours, comme les miens d’ailleurs, par leurs vivacités et leurs ingéniosités. Ils ne sont pas faciles tous les jours, mais ils méritent notre attention et notre affection pour les faire progresser. (...)

Livre non politiquement correct
DELIRES & TENDANCES DANS L'EDUCATION NATIONALE

est maintenant disponible en version numérique sur Amazon !


Ce livre pédagogiquement incorrect dévoile sans détours ce qu'un prof de maths pense des programmes actuels du lycée, des méthodes pédagogiques imposées et de la réforme de la formation des maîtres.
On explose la filière scientifique du lycée, on réduit les horaires de maths, on supprime des contenus primordiaux, on entretient le culte de la calculatrice là où elle n'a rien à faire. Avec de tels choix, comment s'interdire de jouer les Cassandre et ne pas plaindre nos élèves qui auront dix fois plus de difficultés à se créer des repères solides au lycée pour continuer des études scientifiques ?
Qui en parlera sans s'autocensurer ? Qui avertira les parents ? Les jeunes d'aujourd'hui seront pourtant les citoyens de demain.
L'enseignement des sciences au lycée : on devrait beaucoup plus en parler !



 


Dimanche 13 janvier 2013, de Simon - Je tiens déjà dans un premier temps, à vous remercier pour votre site de référence sur les mathématiques, qui m'a permis de me lancer dans l'aventure du CAPES externe. Permettez-moi, dans un premier temps, d'évoquer brièvement mon parcours. Après avoir travaillé durant 5 ans dans une entreprise, j'ai entrepris il y a peu de me lancer dans l'obtention de CAPES externe. J'ai obtenu de mon employeur une rupture conventionnelle pour mener à bien mon projet.
Je donne également depuis 7 ans des cours privés de mathématiques pour le lycée, ainsi que de statistiques et de probabilités pour le supérieur  IUT, école de commerce). J'ai commencé à réviser pour les différentes épreuves depuis quelques mois en parallèle de mon emploi, jusqu'à début janvier (date de fin de contrat). Je peux me consacrer dorénavant qu'à la préparation du concours.
J'ai appris, comme chacun, au cours de ma préparation, l'avancé des écrits au mois de Juin. J'ai donc la crainte d'être un peu juste niveau temps de préparation par rapport à ce qui était initialement prévu. Pensez-vous que cela est toutefois réalisable ? Quels précieux conseils pouvez-vous me donner ?
djm - Message bien reçu. Vous êtes tout aussi inquiet que mes 5 étudiants réguliers de master première année qui préparent l’écrit et leur master cette année (j’en ai 9 en première année mais n’en voie que 5 car les autres sont salariés et ne viennent que pour les examens). Il y aura moins de mois pour réviser, mais en en même temps il faut se rassurer en se disant :
- que ce sera la même chose pour tous, donc que tout le monde aura moins de temps pour préparer l’écrit,
- que le moment est faste car le pays a besoin d’enseignants
- que l’on devra de toute façon réagir le jour des écrits pour le mieux en essayant d’utiliser tout son savoir et en avançant dans le problème autant qu’on peut le faire.
Donc il faut se dire que ses chances sont intactes pour réussir ces écrits. Il “suffira” de bien s’entraîner dans les mois qui viennent en faisant beaucoup d’exercices sur les thèmes du programme, en attaquant beaucoup d’annales récentes et s'i l’on en manque, d’annales récentes proches (CAPLP et agrégation interne à ou anciennes, et en lisant du cours. Bien sûr, il faut toujours disposer des corrections des exercices et problèmes sur lesquels on se lance, car on fera des progrès en cherchant raisonnablement et en lisant beaucoup, le but étant de comprendre et de ressentir “des choses” quand on cherche ou rédige une démonstration.
Haut les coeurs, le concours n’a jamais été aussi proche à atteindre !
De plus vos cours niveau lycée et dans le supérieur sont déjà une garantie de “bonne tenue à l’écrit” et un avantage certain. Des atouts. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon courage et une progression régulière, en prenant plaisir autant que possible à avancer sur le chemin :)

Lundi 14 janvier 2013, de Emilie - (...) je m'appelle Emilie, (...) et [je suis] ingénieur en informatique depuis 1 an et demi dans une société de services. J'ai décidé (comme beaucoup d'ingénieurs) de changer de voie et m'orienter vers le métier de professeur en mathématiques. Je vais donc passer mon capes en juin 2013 et réviser le programme tout en travaillant à côté à temps plein. Je suis très motivée par ce projet et il le faut car je pense que mon projet est un peu ambitieux, vu le temps qu'il me reste ! En tout cas, j'ai acheté vos livres :
- Fondamentaux d'algèbre & d'arithmétique   
- Fondamentaux de géométrie pour les concours (grandes écoles, CAPES, agrégation, ...)    
- Annales du CAPES interne de Mathématiques 2009 à 2011
Et j'ai commencé depuis un mois à réviser mon programme de maths sup/spé. Je voulais vous remercier car vos livres sont très bien faits, très bien argumentés et les exemples sont pertinents. Je suis sûre qu'ils me seront fortement utile pour mener à bien cette préparation ! Merci également d'avoir mis en place ce site internet qui me redonne espoir quand je vois que beaucoup de candidats ont suivi le même chemin que moi, et ont réussi malgré tout ! (...) 
djm - Oh oui, comme dans tous les concours il y a des réussites et des échecs, bien sûr, mais il ne faut pas noircir le tableau : il y a des postes et le jury voudra prendre les plus méritants. Et compte tenu du peu de candidats aux portes, les chances de réussite sont exceptionnelles !
Potasser et réviser tout en ayant une activité professionnelle pleine est difficile, mais pas impossible et dépendra de sa façon d'e voir les choses. L’idéal serait de transformer ces études en “jeu” comme on joue au Risk ou aux dames, et de prendre plaisir à s’amuser. Donc il ne faut pas se faire de mal en “séchant” sur des parties de problèmes ou autre, mais au contraire accepter que l’on ait oublié un thème et lire la solution pour se mettre au parfum. C’est le B A BA d’un entraînement réussi, et je ne le répèterai jamais assez...
Bon choix de livres pour préparer l’écrit. Vous pouvez aussi rajouter plus tard des annales de CAPES externes et les deux livres de la collection Acquisition des fondamentaux pour les concours, volumes I et IV, qui offrent un entraînement très complet en algèbre, arithmétique, polynômes et géométrie.
Au fait, vous avez acheté trois livres donc vous avez droit à trois bonus à choisir sur ma page bonus.
Je suis content que vous accrochiez dans mes livres, et aussi de placer des commentaires de candidats ou de lauréats qui donnent du punch pour avancer. On en a tous besoin : le moral est l’une des clés de la réussite, et pas la moindre. (...)

Lundi 14 janvier 2013 : d'autres questions de Christopher, ingénieur qui se lance dans la préparation au CAPES. Je réponds en bleu dans le texte - (...) va pour quelques questions plus ou moins précises. Je m'en tiens aujourd'hui à la préparation mais si vous pensez qu'il y a des éléments non visibles a priori sur "l'après" - hormis champagne au frais et, mieux je serai classé, plus je peux espérer obtenir un poste près de chez moi parmi la liste des postes vacants :-) - je suis preneur. 
J'ai pas mal de temps en ce moment et donc, sans nécessairement passer 12h et +/jour comme en prépa, je me disais que ~40h/semaine pendant 5 mois sont un investissement suffisant pour obtenir le Capes. Mais comme il est hors de question de ne pas l'obtenir, le maximum sans saturation sera le mieux. Le rendement marginal décroît plus vite à mon âge qu'il y a 25 ans, c'est certain :-) Bien entendu, je vais devoir investir dans pas mal de bouquins (les cours bien sûr) et sans doute les collections d'annales établies par DJM ;-)
Si vous alignez 40h par jour pendant 5 mois vous êtes quasiment certain de réussir les écrits !
 
Q1 (pour DJM aussi) : J'ai regardé rapidement les épreuves antérieures à 2000 : plus proches de ce que j'ai connu en termes de difficulté et plus difficiles me semble-t-il que les récentes mais peut-être est-ce un biais de vieux con :-) Est-ce contre-productif de remonter trop loin car on s'éloigne de "la ligne EN" actuelle ?
Réponse : ne remontez pas trop loin car les programmes ont rudement changés en 2011 et les problèmes de CAPES semblent beaucoup plus abordables depuis. La tendance ne devrait pas s’inverser ! Les anciens problèmes peuvent servir d’entraînement, mais seulement après avoir “dégommé” les récents. Après avoir travaillés sur les récents, vous pourrez avec profit attaquer les annales de CAPLP récentes et même celles de l’agrégation interne récentes. 
 
Q2 : Quelle part de prépa entre écrit et oral ? J'ai l'impression que n'ayant pas de "colles" pour préparer l'oral, les oraux vont me demander plus de temps ; le contenu réel des épreuves d'oraux me paraît encore flou. Les bouquins sont sans doute là l'investissement le plus indispensable.
Réponse : il faudra utiliser beaucoup les livres du secondaire et de BTS, et faire feu de tout bois. Lisez déjà des leçons d’oral pour prépareer l’écrit, car les deux sont interconnectés, par exemple mon dernier livre Oral 1 du CAPES mathématiques, plans et approfondissements de cinq leçons de la liste 2013 se lit facilement et permet de réviser des faits essentiels pour l’écrit et pour l’oral. Il est construit pour ça...
 
Q3: Je n'ai pas trouvé pour la prochaine session mais approximativement, combien y a-t-il de temps entre écrits et oraux. Le délai d'admission d'un an pour les étudiants de Master1 est logique mais pour vous, qu'en a-t-il été concrètement ? Le stage à 1/3 temps est-il un passage obligé ? Y a-t-il une épreuve de validation du stage ?
Réponse : compter un an d’attente, même si rien n’est sûr actuellement. Le stage sera un passage obligé je suppose, mais sans doute adapté pour ceux qui ont déjà le master ou un équivalent de master.
 
Q4 : Il paraît opportun d'obtenir les certificats indépendamment de l'admissibilité (pas de date limite de validité des certificats apparemment) mais avant la titularisation. Qu'avez-vous fait ?
Réponse : en général les autres candidats “extérieurs” attendent d’avoir l’écrit pour passer ces certificats. M’enfin, chacun s’organise comme il l’entend.
 
Question pour DJM : la prochaine session d'écrits pour l'agreg externe est en mars 2013 donc trop court pour moi. La suivante sera sans doute dans un an (?). Si je veux "profiter" de mon investissement Capes pour pousser jusqu'à l'agreg, et que j'ai bien obtenu le Capes (modulo Q4), ce sera agreg interne ou externe ? Les proba de réussite sont clairement en défaveur de l'interne même si le programme est allégé (je ne vois pas encore bien où mais je creuserai) : je conjecture sûrement mais redémarrer le moteur n'est pas si simple une fois en poste donc autant profiter de ce qu'il est lancé et enchaîner, non ? Je sais, ça a l'air un peu trop fonceur et pour paraphraser l'autre c..., "si à 50 ans, tu n'as pas l'agreg, tu as raté ta vie" :-) mais bon, autant avoir un semblant de plan porteur en sachant que la réalité obligera à l'adapter.
Réponse : compter Il faut avoir travaillé 3 ans pour avoir le droit de passer l’agrégation interne. Je ne sais pas si avoir été dans le privé pendant 3 ans suffirait, il faut regarder sur le site du ministère SIAC2.
(...)

Et les réponses intéressantes de Philippe Auria  au questions de Christopher : 
Q1 C'est vrai que les anciennes épreuves ressemblaient à celles de mes concours (j'ai fait agro). Les nouvelles suivent un peu la logique Dnb et bac avec des mini problèmes. Je conseillerais de travailler toutes les années corrigées même si les problèmes sont plus longs car ils font appels à des notions qui sont elles toujours d'actualité. Ce qui est difficile c'est de rentrer dans un problème et d'avoir confiance dans ce que l'on est en train de faire. Plus on à confiance plus on avance dans le problème. Et personnellement je sens quand je suis  bien dans le problème ou non. Les problèmes actuels sont très accessibles dans les premières question et me semble t il donnent plus facilement confiance .
Q2 Je vais faire bondir DJM, j'ai travaillé l'oral 10 jours avant de le passer. Je me suis bien entraîner sur l'épreuve 2 avec des corrections de copies d'élèves liées à un thème avec des exos à proposer  au jury assez originaux. J' ai fait une analyse de copies sous forme de tableau avec une partie compréhension une partie exécution et une dernière communication. Plus utilisation de Gegebra.
Q3 Il y a 4 mois entre l'écrit et l'oral. L'admission est immédiate après la proclamation des résultats et effective à la rentrée de septembre. Le stage obligatoire  dure 1 an. Pour moi je suis à temps complet soit 18h00 avec quelques heures de pseudo formation par mois.  Par contre il y a des regroupements des stagiaires avec l'Inspecteur et des profs de maths chevronnés qui eux sont super bien faits et hyper formateur. Il y a aussi un tuteur qui dépend bien sur de sa personnalité le mien est Top et je le souhaite à tous car c'est sécurisant.
Il y a à la fin du stage une inspection suivi d'une commission de validation. Le principal ou le proviseur donne une note administrative lié au comportement, investissement...
Q4 Oui il faut le CLES en langues et le C2i2e en informatique très facile à avoir en s'inscrivant dans un Iufm. En Martinique il le font passer aux admissibles en candidats libres il faut se renseigner dans son académie. Il y a un décret paru au JO qui explique les conditions pour 2102 2014 et les dispenses ex si on a eu 10/20 validé par une école ou fac on n'a pas besoin de passer le CLÉS.

Mardi 15 janvier 2013, Christopher pose une nouvelle question sur la préparation au CAPES - (...) Je vous remercie chacun pour vos réponses rapides et complètes. Avec une mention spéciale à Philippe pour sa franchise sur les oraux :-) j'espère aussi avoir un tuteur "top". Avec toutes ces informations, la perspective me paraît vraiment plus claire et mon projet va pouvoir se concrétiser : "yapuka"... potasser les maths mais c'est finalement la partie la plus simple et la plus plaisante. Pour ce qui est de l'agreg externe, c'est encore flou donc je vais me focaliser sur le Capes.
Une dernière question, avant peut-être une prochaine mais que je n'identifie pas encore :-)
Pour la partie Logiciels, dois-je comprendre que je peux m'en tenir à un seul pour l'oral (2ème épreuve concernée), GeoGebra par ex. ?
Je n'aurai aucune difficulté à apprendre 36 nouveaux logiciels mais je partage plutôt l'avis que c'est juste "illustratif". Il semblerait que c'est le genre d'opinion que je devrai garder pour moi et plutôt mettre en avant les bénéfices des "activités" (cela fait un peu jardin d'éveil :-)) (...)
djm - Oui, la mode (que je récuse) est au jardin d’éveil et aux maths à modeler. Donc il faudra faire plaisir aux inspecteurs qui forment maintenant la majorité de la cohorte des examinateurs au CAPES. Il faudra s’accoutumer à quelques logiciels sans forcément les travailler tous, au moins Geogebra, le tableur, Algobox et éventuellement Python si on en éprouve le besoin.
Pour l’oral, c’est clair : quand ma femme avait préparé le CAPES en étant maître auxiliaire, elle n’a eu que 3 jours pour réviser l’oral et est partie à Pais comme ça. Et elle l’a heureusement obtenu, ce concours. Elle avait un doctorat de maths, mais les enseignements sont quand même éloignés, et pourtant ça a payé. Donc la culture mathématique générale devrait jouer à l’oral, et heureusement. Philippe aussi a réussi ses oraux en les préparant peu. Mais pour mettre toutes les chances de son côté, je conseille toujours de commencer la préparation orale très tôt, et de l’articuler avec la préparation de l’écrit car il faut bien le dire, réfléchir sur le produit scalaire, ou l’orthogonalité dans l’espace, travailler les courbes de Bézier ou se rappeler comment montrer que les médiatrices, les médianes et les hauteurs d’un triangle concourent, c’est préparer à la fois l’oral et l’écrit !
Philippe Auria - Pour les logiciels ce n'est pas que pour illustrer. Ils permettent de faire des conjectures qu'il faut ensuite montrer aux élèves. Je pense qu'il faut aussi connaître un logiciel d'algorithmes comme Algobox en plus de géométrie car il y a de l'algorithmie dans tous les programmes à présent. De plus par exemple dans mes cours, j'utilise un videoprojecteur avec geogebra pour faire les figures au tableau et aussi instrumenpoche qui permet de faire des animations de construction de figures avec apparition de compas règles rapporteur ... Ce qui permet aux élèves de faire la construction en suivant au tableau pendant que je fait le tour des élèves aide ceux qui n'y arrivent pas et encourage ceux qui y arrivent. On peut arrêter la construction revenir en arrière la ré-projeter quand ils ne s'en souviennent pas ex la médiatrice pour mes 4ème . Donc beaucoup d'utilisations.
Réaction de Christopher - Merci encore Philippe. Je pousserai plus loin alors sur les logiciels. Je comprends votre point de vue. Je ne dénie pas le côté "pratique" de la chose voire la possibilité de mieux montrer, d'intéresser de prime abord... je reprends votre terme "montrer" car il semble que "démontrer" est "inapproprié".
Mais après ? On reste à la seul surface de l'image, du logiciel "magique".
Je vais arriver dans ce métier d'enseignant avec mon expérience de père et de "patron" d'informaticiens (développeurs) et même statisticiens. J'ai constaté que les facilités de production  / démonstration (au sens de la communication) des outils nuisent à la rigueur nécessaire à la compréhension : la culture du "ça le fait" qui, effectivement, convient dans 80% des cas. Il faut être vigilant à ne pas cultiver plus le biais de confirmation, le renoncement à la réflexion devant la puissance supposée de la machine.
Combien d'informaticiens et même de statisticiens ont un bagage mathématique dérisoire en ramenant leur technique à de la recette de cuisine (pas 3 étoiles d'ailleurs). Il en faut certes pour se faciliter la vie mais encore faut-il en connaître les conditions d'application et les limites.
Je conjecture que les enfants auxquels on "impose" le calcul mental, les tables de multiplication par coeur, etc. développent de réelles capacités d'intériorisation, de concentration donc de réflexion et pas nécessairement pour en faire des scientifiques.
Oui, apprendre demande des efforts et, sans tomber dans le culte de la "bonne" souffrance (une aberration), on ne retient, comprend, maîtrise que ce pour quoi on s'est investi vraiment : c'est comme ça qu'on peut se permettre de réviser l'oral du Capes en 10 jours, non ?-)
djm - Je suis d'accord avec Christopher, mais dans l'enseignement des mathématiques actuellement, on est vraiment trop dans l'éveil et dans de pseudo-vérifications sur écrans. Je n'aurais pas écrit mon livre Délires et tendances dans l'éducation nationale s'il en avait été autrement.
Pfff, restons optimiste en imaginant que l'on finira un jour à comprendre que la "révolution numérique", ce n'est pas supprimer tous les raisonnements et détruire toute formalisation scientifique qui permet d'aller plus loin et de comprendre plus, mais c'est tout simplement exploiter de nouvelles possibilités offertes par l'automatisation des tâches.
Donnons un exemple. Actuellement on interdit d'étudier les dénombrements en terminale S pour ne pas avoir à démontrer que le nombre de parties à p éléments dans un ensemble de cardinal n est "p parmi n" et donner la formule explicite en écrivant que c'est n!/p!(n-p)!. Il est d'ailleurs aussi interdit de donner la définition de n! car on considère que c'est trop théorique : en 2013 le produit des n premiers entiers naturels est considéré comme étant absolument hors de portée de tout élève de 18 ans normalement constitué. Pourquoi ? Simplement parce qu'on veut obliger l'élève à prendre sa calculatrice pour obtenir les valeurs exactes des coefficients binomiaux. C'est un gag qui ferait rire si ce n'était pas triste à en mourir pour nos enfants... Et pour ne plus parler d'ensembles finis et de cardinaux, on se voit obligé de définir le coefficient binomial "p parmi n" comme étant le nombres de chemins menant à p succès dans une schéma de Bernoulli comportant n étapes. Une définition bien plus difficile à comprendre pour nos pauvres élèves scientifiques de terminale, que la définition faisant intervenir des parties d'un ensemble ! Ainsi, à un endroit où l'on dispose d'une formule explicite simple à retenir et à démontrer, et où parler de dénombrement de parties d'un ensemble apporte beaucoup plus au niveau théorique que de parler de lois binomiales, on s'oblige à adopter une présentation tordue pour justifier l'emploi d'une calculatrice et d'un ordinateur. C'est risible et triste à la fois. Ce sera à l'enseignant de tenter de faire des contorsions pour arriver à un résultat qui ne "détruise pas trop l'entendement de ces petits". Une gros boulot en perspective, et une perte de sens dont l'élève mettra des années à s'en remettre.
On ne va pas à l'école pour apprendre les mathématiques en regardant des films sur vidéoprojecteurs ou en passant son temps à afficher des graphes de fonctions sur un écran sans avoir jamais écrit ni compris au moins une fois dans sa vie de lycéen ce qu'est la dérivabilité d'une fonction en un point. On peut utiliser la force des outils numériques pour aider à se représenter des notions, mais il est vital qu'on définisse rigoureusement ces notions et conserve une approche saine des résultats conséquents qui doivent être atteints à l'aide de raisonnements sains et aussi simples que possible, sans l'obligation de mettre à n'importe quel prix  la machine en avant.
Pfff, restons confiant : dans dix ans tout au plus on ne parlera plus que de ces erreurs pédagogiques actuelles dans l'enseignement des mathématiques, et l'on critiquera en coeur les choix effectués.  Il y a des modes dans l'enseignement, et une façon commune d'hurler avec les loups, car c'est pratique et dans l'esprit du temps (qui passe).
Réponse de Philippe Auria - Je suis d’accord avec toi. J’utilise uniquement les logiciels pour faire des constructions géométriques que je peux faire avancer pas à pas revenir en arrière pour ceux qui ne comprennent pas. J’ai la classe en face de moi et non de dos et je peux voir les réactions. Je donne des cours de maths chez moi à des Secondes Premières S et TS et je rencontrais les difficultés de rigueur que tu mentionnes. J’ai décidé avec eux de tout leur montrer et expliquer (enfin ce que sais), comme définir un vecteur par sa direction sans dire ce qu’est une direction de droite, leur démontrer le TVI, ...Ils comprennent bien mieux., et sont intéressés, voire fier de savoir démontrer un théorème.

Jeudi 17 janvier 2013, de Simon - (...) Que conseillez-vous comme ouvrages de CPGE et de BTS ?
djm - Je ne connais pas bien les livres de BTS, donc si vous pouvez en voir dans des librairies et choisir d’après vos goûts, ce serait le mieux. Sinon j’avais utilisé le manuel de BTS Secteur industriel « Groupement A » sorti chez Hachette en 2006 comme point de départ de mon travail sur les courbes de Bézier dans la leçon d’oral 1 que je propose dans mon dernier livre.
Référence complète : P. Taquet, P. Tirel, J. Bance, BTS Mathématiques secteur industriel, Groupement A, Hachette Technique, 2006.
Pour la CPGE je conseillais les Monier. Dans ma page de bibliographie j’indique d’ailleurs cette collection de Monier, mais je rajoute tout de suite que le programme de CPGE change en septembre 2013.(...)

Samedi 19 janvier 2013 - La pénurie d'enseignants s'aggrave comme prévu après les réformes ubuesques qui ont fait exploser tant de repères. En Lettres Modernes, il n'y a eu que 1139 candidats admissibles pour l'écrit du concours 2013 passé en novembre 2012 alors que 1000 postes sont offerts à recrutement. Pour les lettres classiques, une matière que s'est faite désossée autant que les mathématiques dès le lycée, ben il y a très peu de monde : pour 200 postes offerts on compte seulement 108 admissibles.
Il faudra songer à aller chercher des enseignants de lettre classique à Singapour ou Dehli pour revigorifier nos troupes d'enseignants...
En mathématiques ce sera très vraisemblablement pareil puisque seuls quelques téméraires et courageux étudiants se lancent dans l'aventure. Hourrah pour eux ! Ils sont courageux et on aura bien besoin d'eux.
Il faut dire qu'avoir 30 élèves en seconde en maths n'est pas accrocheur. Et obtenir régulièrement 18 élèves en "accompagnement soit-disant personnalisé" en maths au lycée, c'est vouloir faire l'impossible : ces 18 élèves ne sont pas connus du professeurs, arrivent après avoir suivi des cours différents avec des professeurs différents, et devraient donc travailler en petits groupes de 3 ou 4 pendant cette heure, sous la houlette et l'attention d'un seul professeur qui sauterait à droite et à gauche comme un cabri ! Ah, ah, ah ! On peut toujours rêver et demander l'impossible, mère nature est là pour nous rappeler (durement) à la réalité. C'est triste pour beaucoup d'enfants qui arrivent en accompagnement personnalisé très tristes, les bras ballants, ne sachant quoi faire, et pour ces professeurs qui tenteront de faire de leur mieux pour aider dans ces conditions "mortelles".
Quant aux dates de concours, ne cherchez plus à comprendre. Avant on passait tous ses concours en fin d'année, mais c'était trop clair et faisait ringard, alors maintenant on loge ceux-ci n'importe quand, ce qui permet de conserver un effet de surprise, d'avoir du happening entre deux sessions, et d'accentuer l'état de surchauffe des candidats et des formateurs.
D'autres informations dans cet article de Médiapart.


REFLEXIONS SUR LE DEVENIR DE L'ENSEIGNEMENT DES MATHS (janvier 2013)

Lundi 21 janvier 2013 - On ne trouve plus de professeurs de maths sur le marché ! Des élèves d'un collège n'ont pas reçu 40% des cours en maths ou français depuis le début de l'année, et les parents manifestent ce 19 janvier 2013. « 70 jours de cours n'ont pas été assurés, depuis le début de l'année, toutes disciplines confondues. » Un père d'élève de sixième explique qu'en maths son enfant n'a eu que 40% des cours prévus. En décembre,  [Lire la suite]


Mardi 22 janvier 2013
- L'évolution actuelle du monde éducatif et les choix pathétiques effectués dans l'enseignement des sciences au lycée ne me surprennent pas vraiment. Et c'est vrai, tout le monde est responsable, comme lorsqu'il s'agit de choix de sociétés. Mais je continue à dire ma désapprobation, cela vaut ce que cela vaut. Pas grave.
La majorité a toujours raison, et beaucoup de collègues acceptent ces réformes sans broncher, alors qu'en maths on devrait ruer dans les brancards après la réforme du lycée. Et bien non, rien, tout va bien. Il faut se dire que c'est déjà bien de survivre. Je connais par exemple un collègue tout à fait content de suivre les directives actuelles en première et terminale S :
a) Il ne parle plus que d'algorithmique et en fait dès qu'il le peut avec les élèves (même si cela n'apporte rien au discours, voire le rend incompréhensible et incomestible).
b) Si le programme indique (...) [Lire la suite sur MégaMaths Facebook où vous pourrez réagir si vous en avez envie : le Front des mathématiques c'est sur MégaMaths Facebook !]

Mardi 22 janvier 2013 - Je recopie ici une réaction essentielle, selon mois, d'un collègue de lettres qui a pris sa retraite il y a cinq ans, et qui a pris la peine de réagir à mes propos sur Agoravox. Son pseudonyme sur Agoravox est "Christian Labrune" et je me fais un plaisir de relayer son discours sur MégaMaths.

[DEBUT DE L'INTERVENTION DE C. LABRUNE] Depuis cinq ans que j’ai pris ma retraite, j’ai un peu cessé de me passionner pour toutes ces questions, mais à lire certains articles, je vois bien que le Titanic s’enfonce de plus en plus. Le contraire eût été surprenant.
Je ne commenterai pas ce que vous écrivez à propos des mathématiques : j’enseignais les lettres. Mais il faut dire que dans votre discipline, sous l’influence mal digérée des bourbakistes, les origines de la catastrophe sont encore plus lointaines, ça doit commencer au milieu des années 60 lorsque mon excellent prof, en math élem, s’était senti obligé par les programmes à nous initier à un degré de généralité mathématique dont il ne voyait pas plus la nécessité que nous à un niveau aussi élémentaire. Autant commencer l’enseignement de la physique par la théorie quantique !
Je pense que c’est tout de même dans l’enseignement des lettres, très contaminé à la fin des années 60 par une espèce de scientisme naïf résultant du structuralisme qu’on a pu atteindre les sommets de la connerie. Quand j’ai quitté l’affreux métier, il ne s’agissait plus que de trier les textes : ça, c’est du poétique. Ca, de l’argumentatif, ça du narratif, etc.. Les choses devenaient donc rapidement très claires : les Pensées de Pascal et le Dictionnaire philosophique de Voltaire sont  (...) [Lire la suite]

Mardi 22 janvier 2013, de Luc
- Je ne suis ni mathématicien ni professeur de mathématique mais simplement amateur. Je suis avec attention les commentaires liés à l'évolution des programmes scolaires de mathématiques. Malheureusement, depuis peu, les commentaires ont une suite sur Facebook... auquel je n'ai pas envie de souscrire ni de m'inscrire ! Devrais-je me priver du forum ?
djm - Ou, je comprends votre point de vue, et c'était d'ailleurs le mien il y a quelques semaines au moment où je me suis obligé à aller sur Facebook pour voir s'il y avait un avantage à cela. Mais j'ai trouvé un grand intérêt à créer une page MégaMaths sur Facebook car cela rend le forum vraiment plus vivant : n'importe qui, une fois identifiée, peut venir dire qu'il aime une information (s'il est d'accord avec) ou écrire un mot pour relancer le débat, préciser un point, etc. Cela me permet nous permet de mieux communiquer sur les thèmes de MégaMaths. C'est mieux qu'un forum classique car c'est beaucoup plus intéractif.
J'ai essayé de copier les informations conjointement sur mon site web et MégaMaths Facebook, mais comme je transmets aussi parfois des informations sur Agoravox, cela devient trop long à mettre en oeuvre et je compte le faire de moins en moins. Il faut que je me réserve du temps pour pondre des textes que j'ai à coeur...
Donc effectivement, j'ai commencé à juste placer une "mise en bouche" sur mon site web pour que l'on se connecte sur Mégamaths Facebook. Ce n'est pas pour le texte lui-même que j'ai écrit, mais pour que tout le monde ait accès à toutes les réactions des mégamathiens, réactions que je ne pourrai jamais toutes retranscrire sur ma page web même en y passant toute la journée (ce que je ne veux pas).
Comme vous, je me méfiais grandement de Facebook. Des dangers existent avec aussi, puisqu'il ne faut pas mettre en ligne n'importe quoi. Mais une fois que l'on sait cela, la mise en ligne via Facebook est exactement le même risque que la mise en ligne sur un site web classique, donc on prend les mêmes risques.
Je vous propose la chose suivante (qui est la solution de nombreux de mes collègues) :
  1. S'inscrire sur Facebook juste pour pouvoir nous rejoindre sur la page MégaMaths.
  2. Ne rien placer sur sa page Facebook personnelle, qui ne servira que de justification d'inscription au service, et vous permettra uniquement de vous connecter aux pages que vous désirez voir, sans plus.
  3. De vous connecter sur MégaMaths Facebook et de lire toutes les news du forum, avec les réactions parfois fort instructives des mégamathiens.
  4. Libre à vous ensuite de participer au forum, ou, si vous ne désirez laisser aucune trace sur Facebook, de m'envoyer par mail vos réactions que je transcrirai sur MégaMaths si besoin.
Ainsi vous ne risquez rien et j'économiserai du temps :)))
Venez nous rejoindre car les amateurs en maths sont essentiels, selon moi, à la dispersion des informations concernant la discipline qui nous intéresse, et sont précieux : ils font cela pour le plaisir, ce qui en dit long sur leurs choix de vie.
Avec la méthode que je vous ai décrite ci-dessus, vous pourrez lire toutes les pages "ouvertes" de Facebook, dont MégaMaths, et ne laisser aucun trace sur vous. Vous pourrez en plus juste cliquer "j'aime" sur une brève si c'est le cas, ce qui me donnera le pouls des mégamathiens. Après tout, on peut être un fan  des réformes entreprises depuis 30 ans en maths. J'en connais malheureusement, et dans des autres matières aussi, ce qui explique que l'on continue dans ce sens... Hum.
J'espère que vous nous rejoindrez aussi sur Facebook :)



Samedi 26 janvier 2013
- Je propose un fascicule où je regrouperai des commentaires sur les leçons d'oral, dès que j'ai un peu de temps. Ce fascicule évolutif sera mis en référence à côtés des titres des leçons d'oral 1 de la page "Oral 1" de MégaMaths. Il s'appelle : Oral 1 du CAPES Maths, Pistes et commentaires. J'essayerai d'arroser la plante pour qu'elle pousse :))))


Samedi 26 janvier 2013, de Samuel - (...) Je viens d'apprendre que j'étais admissible au capes externe de maths  je tiens à préciser que j'ai une trentaine d'années, que je suis dans le cadre d'une reprise d'études en master 2 maths approfondies recherche via un CTU). Je l'ai passé vraiment en dilettante, et me voici admissible !!! (évidemment, je n'en tire aucune gloire, le nombre de postes offerts étant conséquent cette année et les deux compositions vraiment peu compliquées). J'aurais aimé savoir quelles étaient les épreuves orales (je passe le capes seul en candidat libre), il me semble que ces dernières ont un peu évolué depuis un certain nombre d'années avec notamment l'apparition d'une épreuve CiC2 (certification internet obligatoire) et l'épreuve dite "comment se comporter en bon fonctionnaire". 
Si vous aviez certains ouvrages ou liens à me conseiller, je vous en saurez gré, je suis vraiment dans le néant le plus total quant à ce qui m'attend aux oraux. Je ne suis pas un mathématicien d'exception (bien sûr!!) mais juste féru de cette discipline. (...)
djm - Félicitation pour votre réussite aux écrits du CAPES ! Quel que soit la difficulté des épreuves et le nombre de candidats, c’est un concours, et tout le monde ne le réussit pas, surtout en dilettante. Donc c’est une bonne chose d’avoir passé la barrière de l’écrit.
Pour l’oral vous devez lire tous les textes qui le décrivent officiellement sur SIAC2. Je vous conseille d’aller voir sur ma page CAPES externe et de tout lire, et de visiter tous les liens que l’on y peut trouver. Visitez aussi mes pages Oral 1 et Oral 2 où je regroupe des informations sur les oraux.
Les épreuves ont changé depuis la session 2011, et il faut vraiment que vous en lisiez les nouvelles modalités. De plus, les décideurs ont trouvé intelligent d’ennuyer les candidats avec les CLES2 (une certification en langues que l’on doit passer, sauf si on donne ses notes de licence ou master : il faut lire cela sur SIAC2) et l’examen de C2i2e (organisé par les universités : se renseigner aussi là-dessus).
Pour l’oral, comme je le répète sur la page Oral 1 de mégaMaths, il faut acheter toute une panoplie de livres du secondaire, et de BTS, pour travailler ses leçons dessus et les emporter avec soi le jour du concours. On y a droit. Pour les livres typiquement “oral”, vous pouvez regarder les 4 livres dont on voit les images tout en bas de la page  Oral 1 : cliquez sur ces images. Ils donneront des idées de préparation, mais celle-ci est vraiment à faire ensuite pas soi-même avec les livres du secondaire et ses livres de cours.
Pour mes livres, mis à part celui intitulé Oral 1 du CAPES mathématiques, plans et approfondissements de 5 leçons de la liste 2013, vous pouvez utiliser les volumes 1 et IV de Acquisition des fondamentaux pour les concours, où vous trouverez beaucoup de questions sur des thèmes récurrents.
Voilà, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne préparation et la réussite dans votre projet. On a besoin de vous ! Je suis là pour toute autre question, et vous pouvez aussi vous inscrire sur ma page MégaMaths de Facebook où je fais des annonces régulières. (...)

Dimanche 27 janvier 2013, de Isalex - Un mail rapide pour te dire que sur ta page http://megamaths.perso.neuf.fr/annai.html, le lien vers les compo de 2013 (les 2) ne fonctionne pas: cela tourne en boucle et enfin, c'est écrit: "page non trouvée". 
J'ai fait pas mal de choses lors des compo (surtout la 2° d'ailleurs) - pas mal souffert si la 1° épreuve avec indice de rotation mais est-ce que cela suffisant, je crains fort. Mais, je vais continuer à bosser (pour 2014) et si par chance je suis admissible, je ne serai pas trop speed ! mais j'y crois pas trop .... bon dimanche à toi.
djm - (...) Super merci : j’avais oublié de charger les pdf ! C’est réglé. Je bosse la première composition, elle n’est pas tarte et a dû poser beaucoup de problèmes à beaucoup, surtout quand on travaille en temps limité où il s’agit de comprendre le plus vite possible et de rentabiliser son temps. Pour l’instant j’ai réussi à tout corriger jusqu’à la fin de la partie II.D, en ayant peur de ne pas arriver à trouver le passage pour la question II.D.11 hier, mais ouf, j’ai eu de la chance, et le créateur de sujet avait bien donné tous les ingrédients qui se sont bien positionnés ensuite. Je n’ai travaillé cette composition qu’au brouillon pour l’instant, et j’ai assez peur de trouver vite un blocage dans ce qui reste.
Tout ça pour dire qu’en en faisant même peu dans la composition 1, mais bien, on risque de ne pas être pénalisé au niveau du classement final. Donc gardez courage
Ceci dit, quand je m’étais mis à préparer l’agrégation interne en étant en collège, je m’étais donné 10 ans pour m’entraîner sur les sujets et tout le reste comme on joue aux dames ou aux mots croisés... Donc c’est bien de voir large pour rester cool et serein. Mais ça, c’est pour sa philosophie de vie... Bon dimanche itou !

Mercredi 30 janvier 2013, de Simon - (...) J'ai la possibilité de passer le CAPES externe ou le troisième concours (je remplis les conditions). Que me conseillez-vous ?
Je m'astreins depuis le début de l'année civile (ce qui correspond à ma rupture conventionnelle) à un rythme d'environ 35 heures de révisions (en sachant que j'ai 10h de cours particuliers), je n'oublie pas également de faire du sport et m'accorde un jour off par semaine. J'ai peur cependant de manquer de temps. Que me conseillez-vous à voir en priorité ? Je m'attache pour le moment à lire le cours dans les différents MONNIER et à faire les exercices proposés, je compte attaquer les annales par la suite.
Y a-t-il des différences fondamentales entre les deux compositions écrites ?
djm - D’après moi, travailler 35h par semaine pour préparer l’écrit du CAPES (et donc aussi un peu l’oral) est suffisant pour un écrit en juin 2013, soit dans 4 mois.
Peut-on passer en même temps le CAPES externe et le troisième concours ? Si la réponse n’est pas négative, regardez bien les épreuves du troisième concours et comparez avec celles du CAPES externe. Et faites votre choix à partir de là. Je ne sais pas quoi vous conseiller.
10h de cours particuliers : c’est une excellente idée qui vous permet de rester au contact des problèmes réels de l’enseignement des mathématiques et de travailler les programmes. Conservez-les car vous faites d’une pierre deux coups : vous aidez des élèves (qui auront de plus en plus besoin de cours de soutien compte tenu des choix récents en matière de programmes et d’horaires) et vous préparerez aussi vos oraux !
Faire du sport est essentiel : on devrait en faire au moins une heure chaque jour, de n’importe quel sport, marche et natation comprises, comme on préfère. Avec le trajet, on devrait pouvoir y consacrer deux heures. Cela oxygène le cerveau, nous permet de rester des animaux pensants (car si nous n’arrivons plus à être des animaux, adieu notre cerveau qui est là pour penser) et calme les nerfs. Le sport est très important pour décompresser et vivre, tout simplement. C’est pour respirer ! Et comme disait Van Lysebeth : une once de pratique vaut des tonnes de théories. Donc pratiquez.
Un jour off par semaine me semble un minimum, il le faut. Encore une fois, il ne faut pas se transformer en super novæ et briller l’instant de quelques semaines, mais assurer une préparation honnête et rigoureuse sur le long terme.
Que voir en priorité ? Pour l’écrit du CAPES externe, si on ne sait pas quoi faire, il suffit de “bouffer des annales récentes” autant qu’on peut. Elles doivent être récentes, dans un premier temps, car l’esprit des écrits à été modifié et l’on rencontre de plus en plus de questions progressives visant à vérifier que l’on connaît bien ses fondamentaux et que l’on sait rédiger une preuve. Entraînez-vous d’abord sur des annales récentes de moins de 3 ans en CAPES externe et CAPLP, puis attaquez indifféremment des annales de CAPES externes ou internes, de CAPLP et même d’agrégations internes quelles que soient leurs dates, car c’est ne forgeant qu’on devient forgeron, en mangeant que l’on grossit, et en “bouffant” des annales que l’on devient performant pour passer les écrits.
Evidemment, si vous trouvez un blocage, lisez vite la solution (sans avoir de complexe : les complexes ne servent à rien; seulement à nous faire perdre nos moyens et à nous martyriser) et comprenez-là. Aidez-vous au besoin de livres de cours et des documents sur internet, de tout ce qui peut vous faire comprendre un point particulier. Tout en sachant qu’il y a des points à savoir plus que d’autres, et qu’une démonstration excessivement technique peut être laissée à l’écrit pour ne pas y perdre trop de temps. Donc concentrez-vous sur les bases, les fondements, sur ce que l’on ne devrait pas rater, et avancez, sautez au besoin. On ne fait pas dans la semoule : on brasse, on parcourt, on bouge...
Ensuite, si vous avez envie de varier votre préparation, lisez des manuels du collège, du lycée, de CPGE (comme les Monniers). Ne perdez pas une minute sur les exercices proposés sans corrections : on s’en moque. Ce qu’on veut, c’est pouvoir lire la solution au bout de 5 minutes de blocage. Notre premier objectif est de faire des progrès rapides, pas de prouver qu’on aurait pu être le premier au concours général. Et il faut s’amuser un maximum : où est l’amusement si on s’arrache les cheveux à chaque paragraphe ? Il faut que lire des maths dans les thèmes du concours rendent heureux, comme planter des choux pendant une belle journée de printemps, ou pêcher dans une belle rivière au milieu de la forêt... Qui continue à pêcher s’il n’attrape jamais de poisson ? Pour nous le poisson c’est la connaissance.
Vous avez acheté deux de mes ouvrages que je conseille pour préparer l’écrit : les “Acquisitions des fondamentaux pour les concours” volumes I et IV. Vous pouvez vous entraîner sur tous les exercices présentes dans ces livres, en commençant par ceux indiqués comme essentiels. Vous y trouverez de nombreux extraits abordables d’écrits du CAPES ou des concours proches, ce qui entraîne bien à réagir sur des questions classiques, et j’ai développé les réponses pour que l’on n’ait pas à chercher sans avoir une solution à proximité. Donc utilisez aussi ces outils en priorité, comme les fondamentaux de géométrie et ceux d’algèbre et arithmétique pour travailler le cours dès que le besoin se fait sentir.
Vous ferez des progrès ! Vous aurez l’écrit !
Pour répondre à votre dernière questions : “y a-t-il des différences fondamentales entre les deux compositions écrites ?”, je dirai que pour l’instant il n’y en a pas, si ce n’est que l’écrit n°1 est proposé à ceux qui passent des CAPES bivalents comme le CAPES Maths/Breton, alors que l’écrit n°2 est réservé aux CAPES externe. Mais ce que je dis là est seulement valable pour les écrits de juin 2013, car on peut faire confiance à nos décideurs : ils vont tout chambouler pour les écrits de mars 2014 !
Bon sport, bonne progression dans vos révisions, et en avant !


Jeudi 31 janvier 2013 - (...) Doit-on absolument utiliser des TICE dans son exposé à l'oral du CAPES ? Sera-t-on sanctionné sévèrement si on ne le fait pas ? Samuel vient de me poser ces questions et je vais essayer d'y répondre.
QUESTION DE SAMUEL - J'ai appris en parcourant les liens que vous m'avez conseillés que l'outil informatique était proposé aux oraux du CAPES. Ma question serait de savoir s'il est obligatoire d'y recourir ou bien l'outil informatique est-il uniquement un moyen plus "vivant" d'illustrer son exposé lors des oraux ? S'il n'est pas obligatoire de s'en servir, est-ce pénalisant de s'en passer ? Peut-on obtenir de bonnes notes en utilisant uniquement le papier, les livres autorisés, la craie et le tableau ?
REPONSE DE DJM - En théorie le jury espère que le candidat montre qu’il sait manier les TICE à bon escient. La mode est aux TICE. Donc il vaut mieux utiliser Geogebra si on arrive à le placer dans un exposé, ou montrer que l’on sait rédiger un petit programme sur Algobox, ou encore taper les prérequis dans open office pour les projeter au début de l’exposé et les commenter.
J’ose espérer que les jurys ne recaleront pas un candidat qui fait un bon exposé mathématique sans utilise pas les TICE. Je pense que ce sera ainsi, mais ne donnerai pas ma main à couper car les effets de mode parviennent souvent à être désastreux sur les mentalités, et je ne suis pas dans la tête de chaque examinateur. Imaginez que vous tombiez sur un fanatique des TICE ?
Dans le secondaire, en terminale, je connais des collègues qui ont bien assimilé le discours “tout TICE” et font faire de l’algorithmique à presque chaque séance en terminale S, en sautant maintenant presque toutes les quelques démonstrations qui restaient encore au programme, et en adoptant une progression tellement spiralée que les élèves ne savent plus ce qu’ils font ni où ils en sont, ne s’y retrouvent plus dans leurs notes, et ont la nette impression de butiner à droite et à gauche sans suivre de parcourt structuré. A chaque heure, ces enfants vont se transformer en éternels débutants devant une situation-problème destinée à être oubliée en fin d’heure. Je pense que beaucoup de collègues finissent par appliquer les directives venues d’en haut pour rester dans le vent.
Donc vous déciderez de ce que vous voulez présenter à l’oral : c’est l’orateur qui choisit d’utiliser ou non le matériel mis à se disposition. Personnellement, si je devais juger d’un exposé, je ferais surtout attention au contenu mathématique et aux attitudes du candidat quand il doit répondre à une question, élaborer un raisonnement, rechercher une preuve etc. Je pense que beaucoup de membres du jury réagiront comme ça...
Résumons :
a) Montrer que vous savez utiliser des outils numériques pour communiquer, si possible.
b) S’il n’y a pas lieu ou si la mise en œuvre serait handicapante pour traiter le sujet (car demanderait de perdre trop de temps), parez au plus pressé et fignolez le plan et les développements. Le plus important est d’avoir un discours structuré à présenter au bout des 2h30 de préparation.
c) Je pense que ne pas utiliser de TICE n’est pas éliminatoire.
d) Je pense que d’autres questions fondamentales sont toujours éliminatoires, ce qui explique le taux d’échec élevé à l’oral du concours (par exemple : savez-vous montrer que les trois hauteurs d’un triangle sont concourantes ? Ou encore : montrez que racine carrée de 7 n’est pas un nombre rationnel)
e) On peut obtenir de bonnes notes en utilisant uniquement le papier, les livres autorisés, la craie et le tableau.

Samedi 2 février 2013 - Aparté avec mon ami le lecteur : l'algorithme de la réussite de ses écrits.
La question 15.b de la composition 1 de la dernière agrégation interne 2013 est difficile et personne ne la rédigera pendant les cinq heures que dure l'épreuve, sauf Batman, mais il y a peu de Batmans dans la salle.
Je viens de la rédiger : ouf. J'ai perdu du temps à chercher, valider, puis rédiger cette solution, et j'ai pu faire cela car je dispose de temps. Vous lisez un produit fini que j'ai pris le temps de relire. Si j'avais travaillé en temps limité, il ne faut pas se leurrer, j'aurais sauté cette question au bout d'au plus cinq minutes de recherche, et le plus vite aurait été le mieux car il existe sans doute encore des questions abordables dans les parties III et IV. De toute façon, nul ne m'empêchera de revenir sur une question difficile s'il me reste du temps à la fin de l'épreuve, après avoir exploité toutes les questions que j'aurai trouvées accessibles et avec lesquelles j'aurais eu une accointance. J'imagine qu'un problème comporte trois types de questions :
   ∙ Des questions classiques que l'on peut résoudre en connaissant son cours et en adoptant une posture convenable, par exemple en sachant raisonner par analyse-synthèse, ou encore en sachant chercher au brouillon en posant les bonnes questions, en faisant les bonnes investigations et en utilisant de « bons réflexes conditionnés ». Ces questions sont à traiter pendant l'épreuve et l'idéal serait d'y consacrer le moins de temps possible pour avancer dans le problème. Ces questions rapportent des points précieux, et il faut s'efforcer de les rédiger parfaitement, car une erreur de rédaction peut être fatale. De telles questions sont typiquement celles auxquelles je m'intéresse dans mes livres de la collection "Acquisition des fondamentaux pour les concours" et sur lesquelles il faut travailler et investir du temps durant sa préparation personnelle.
   ∙ Des questions de difficulté moyenne auxquelles on peut répondre avec une probabilité de plus ou moins 50% de réussite. On cherche une solution pendant cinq à dix minutes pour voir si l'on découvre une piste raisonnable. Si ce n'est pas le cas, il faut songer à ne pas hypothéquer la suite du problème. Parmi ces questions figurent celles qui comportent une association d'idée ou un mode de pensée auxquels on n'a peut-être pas immédiatement accès. Une question simple pour quelqu'un peut être incompréhensible pour quelqu'un d'autre ! Y revenir plus tard peut permettre de débloquer la situation, parfois en peu de temps car l'état d'esprit avec lequel on se pose la question a changé.
   ∙ Des questions infaisables qui servent seulement à donner des résultats nécessaires pour continuer le problème ou conclure une étude. J'appelle « infaisable » toute question qui demande plus de quatre heures de recherche chez soi, au calme et en disposant de ses livres, de ses cours et d'un accès internet. Il est impensable de se heurter à ce genre de questions quand on dispose de cinq heures de composition, sauf à chercher comment rater son épreuve. Le mieux serait de localiser et de sauter ces questions après une recherche d'environ cinq à dix minutes, pas plus !
La grande difficulté où l'on se trouve quand on passe un écrit en temps limité, c'est de ne pas reconnaître a priori et d'un seul regard la dangerosité des questions posées. Comment savoir d'un seul coup d'oeil où se cachent les questions faciles et où sont celles qui seront impossibles à résoudre ?
Il n'y a pas d'autre moyen que de débuter ses recherches pour se faire une opinion. Il convient d'ailleurs de se faire rapidement une opinion pour ne pas perdre les précieuses minutes nécessaires pour répondre à toutes les questions du problème qui restent à notre portée.
Surtout, ne sortons pas de la salle de concours en nous disant qu'avec quinze minutes de plus on aurait été capable de répondre à une ou deux questions supplémentaires, mais que le manque de temps a été cruel !

Mardi 5 février 2013, questions de Samuel sur l'oral du CAPES - Voici quelques questions auxquelles vous pourrez, je l'espère, répondre :
1) Il est stipulé dans le règlement du concours que des ouvrages personnels peuvent être apportés par le candidat lors des oraux, est-ce pour les deux oraux (leçon ET dossier) ? car si ces ouvrages sont autorisés pour l'oral de leçon, il "suffit"" alors de s'inspirer des ouvrages autorisés pour échaffauder un plan digne de ce nom ?
2) Lors des entretiens avec le jury qui suivent notre exposé, le contenu des questions mathématiques peut-il dépasser le niveau du BTS ou CPGE (ie L3,M1 et M2) ?
3) Les ouvrages tels que les livres d'exercices corrigés avec rappels de cours que les lycéens utilisent couramment sont-ils autorisés ou bien faut-il impérativement que ces ouvrages soient ceux que l'enseignant propose aux élèves en début d'année (ie sans correction ou presque) ? 
4) Dans l'oral de dossier, lorsque l'on doit donner un exemple d'exercice illustrant le thème abordé, peut-il être extrait des ouvrages autorisés en recopiant l'énoncé et en le résolvant ensuite devant le jury ?
Voici donc les interrogations qui me posent souci, j'espère qu'en mesure du temps dont vous disposez, vous serez en mesure de lever mes doutes.
djm - Mes réponses :
1) OUI. Mais le jury se réserve le droit d’interdire tout ouvrage qui dénaturerait trop le travail du candidat, comme des livres spécialisés sur les oraux du CAPES. C’est un flou, cela, puisqu’aussi sujet à interprétation, et je n’aime pas les multiplicités d’interprétations possibles suivant les livre, les candidats et les membres du jury qui finalement feront la vérification... Il vaudrait mieux tout autoriser (comme pour l’agrégation interne) ou tout interdire (comme au CAPES ancienne manière). Mais là, ce n’est pas le cas.
2) L’entretien se fait sans réserves, on peut tout aborder à n’importe quel niveau. Mais certaines questions coûtent plus cher que d’autres. Et il faut faire très attention à ne pas donner une réponse qui entraîne beaucoup d’autres questions plus difficiles. Mais il faut aussi montrer sa culture mathématique et sa maîtrise des connaissances fondamentales. Bref, il y a une grande latitude dans les questions posées, et il faut répondre au mieux selon ses connaissances.
3) Oui, ils sont autorisés (enfin je pense que oui car c’est pour les lycéens !). C’est une très bonne idée de partir avec. Pensez aussi aux annales corrigées de BAC, de BTS ou de lycées professionnels (il y a parfois des exercices superbes car très pratiques). Excellent idée !
4) Oui bien sûr, on a le droit d’extirper un exercice d’un de ses livres du secondaire. Le jury a autorisé les livres à l’oral pour cela.

Mercredi 6 février 2013 - Un mégamathien vient de me contacter. Il est admissible au CAPES, mais prépare un master 2 de recherche par correspondance, et ses examens de master auront lieu fin août 2013, avec une soutenance de mémoire en octobre 2013. Que se passera-t-il s’il réussit le CAPES en juillet 2013 sans avoir son master 2 en poche au moment de sa prise de fonction en septembre 2013 ? Voici ma réponse et la conversation qui a suivi :
DJM - Encore une fois je vous réponds ce que je crois savoir, mais cela n’a rien d’officiel car c’est juste le site SIAC2 qui fait foi. En règle générale, si l’on réussit le CAPES sans être titulaire d’un M2, on dispose d’une année supplémentaire pour avoir le temps de le passer. J’espère que cela s’appliquera à votre cas particulier. Ceci dit, en cas de réussite, il faudrait vite informer le jury et le ministère (au moins par lettre AR) que vous étiez en train de passer le master 2 par correspondance et que les dates de soutenance du mémoire vous ont été proposée pour octobre 2013 et non avant le 1er septembre 2013 comme on aurait pu s’y attendre. Entre nous : ils ont l’art de rendre toutes les choses simples difficiles.
Mégamathien - Je suis bien d'accord que toutes ces nouvelles mesures mettent tout le monde dans l'embarras et en particulier moi ! Il y a de cela quelques années, il suffisait d'un bac+3 et du concours pour enseigner "tranquillement" en collège et en lycée, maintenant il faut être ingénieur mathématicien. C'est un peu selon moi un course à l'élitisme dénuée de sens, d'autant que ce que l'on peut apprendre en bac+4 et 5 n'est guère utile pour enseigner correctement de petites mathématiques du secondaire. Mais bon, le système est ainsi fait, il faut s'adapter, "ramer" pour rester à flots... Nous sommes, à certains égards, les victimes de décisions technocratiques contre lesquelles on ne peut pas grand-chose !
DJM - Je suis en train de batailler dans la correction de la dernière agrégation interne : ils ont placé quelques questions infaisables, mais il faut pourtant bien que je tente de les dégommer. Aussi j’avance cm par cm à certains moments, mais là j’ai eu de la chance, j’ai soudainement avancé de 5 cm. Vous avez parfaitement raison : on ne peut pas faire grand-chose contre ces décisions technocratiques, et il nous faut nous adapter. Comme vivre c’est s’adapter, nous n’avons pas le choix. Alors adaptons-nous vous et moi.

INTERMEDE - Une petite bière permet de mieux progresser en maths, on l'avait remarqué ! Cela permet de libérer son esprit pour résoudre un problème, et de rédiger avec plus de facilité :) Et en plus allez voir cet article du site très sérieux Futura Sciences.


**************************************************************************************************************************

« BIG BROTHER » DANS LE PROTOCOLE DE L’ACTE D’INSPECTION
: comme je le dis dans mon livre "Délires et tendances" il s’agit de contrôler si l’instituteur applique bien les méthodes pédagogiques imposées et officielles sans tenir compte de l'efficacité de ces méthodes dans sa classe. Voici un extrait d’un courrier de l’inspection de l’éducation nationale du 2 janvier 1999, cité par Marc Le Bris dans son ouvrage "Et vos enfants ne sauront pas lire… ni compter" et repris dans "Délires et tendances" :

DEBUT DU COURRIER
« Des obligations de mise en œuvre, définies par les textes, régissent la profession d’instituteur et de professeur des écoles ainsi que le fonctionnement de l’école primaire. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il s’agit bien de contrôler une obligation de moyens et non de résultats, c’est-à-dire de s’assurer que la pratique enseignante « s’inscrit » dans le cadre des obligations, traduisant notamment un degré effectif de prise en compte de ces dernières. (…)
Je propose donc à chaque enseignant de s’autocontrôler, c’est-à-dire de positionner lui-même « son » degré de prise en compte de chaque item de ce référentiel d’obligations dans sa pratique quotidienne (…). »
FIN DU COURRIER

Soupesez bien la phrase clé suivante dans l'extrait ci-dessus : « il s’agit de contrôler une obligation de moyens et non de résultats ». Tout est dit...

**************************************************************************************************************************

Samedi 16 février 2013, de S. - Je voudrais vous donner des nouvelles de la position potentiellement ubuesque dans laquelle je me trouve ( je vous rappelle que je suis admissible aux oraux du capes externe de maths et qu'en parallèle je suis inscrit en master 2 au *** de *** mais que dans le meilleur des cas si je réussis mon CAPES, je ne serai encore pas détenteur du titre "d'ingénieur mathématicien" (bac+5) donc légalement je ne sais pas où j'en suis). J'en ai donc informé le rectorat de ***(où j'ai passé les écrits, qui m'a répondu, après maintes essais infructueux, qu'il n'en savait rien !!! ( "très bon départ" !!! ). J'ai ensuite été aiguillé vers la "sacro sainte maison mère" (le ministère de l'éducation nationale à Paris), qui n'en sait pas plus (la dame en charge du CAPES de maths devant en référer à sa hierarchie pour me donner une réponse digne de ce nom !!). Moralité, en l'état actuel de mes démarches, pour la quête de la vérité, la seule chose dont je sois sûr c'est que je doute !!!! Je me répète, permettez-moi de vous dire et à tout le monde d'ailleurs, qu'on "nage" en plein délire, on créée de nouveaux textes, de nouvelles réformes (supposées avoir été savamment réfléchies et pensées par l'élite technocratique du pays) et un simple petit cas particulier comme le mien n'est en rien applicable à des textes généraux... En cas de réussite au oraux du CAPES, j'espère qu'on écoutera mes arguments (...) J'espère que cela va se solutionner...
djm - Message bien reçu. Je comprends votre colère légitime, et constate, comme vous, que l’on empile des réformes à la va-vite comme si la Terre s’arrêterait de tourner si l’on ne réformait pas la formation des maîtres en six mois. Puis on écope avec tous les problèmes nouveaux que cela pose et qui n’ont jamais été cernés. J’espère que votre cas trouvera une issue positive.

Samedi 16 février 2013, une question sur les oraux du CAPES - Voici une question qui va peut-être vous paraitre naïve. Si les ouvrages sont autorisés pour les DEUX oraux du CAPES, quel est l'intêret de préparer en profondeur l'oral de leçon (où l'on tire au hazard deux sujets) ? Il suffit de "recopier" les livres pour établir un bon plan et donner les propriètés et théorèmes qui s'y trouvent. 
 djm - Les oraux 1 ou 2 ne se bornent pas à recopier des passages de manuels du secondaire (ou vendus dans le commerce mais sans être spécialisé dans la préparation à ces oraux), mais vont beaucoup plus loin. Il faut certes trouver un bon plan en restant dans le sujet, et savoir développer certains points, mais il faut aussi bien connaître les tenants et les aboutissants de ce que l’on expose, et en dire suffisamment mais sans prendre trop de risques. L’entretien d’une demie heure après l’exposé est l’occasion pour le jury de poser des tas de questions sur la leçon, les démonstrations proposées, puis sur le thème et sur ce qu’un spécialiste des mathématiques devrait sans doute connaître à son sujet. La liste des prérequis peut aussi faire l’objet d’une attention particulière de la part des membres du jury, pour savoir ce que l’on sait réellement sur ce que l’on a admis pour débuter l’exposé. Un entraînement spécifique à l’oral permet d’éviter au mois les plus gros écueils, et ils sont légion et dépendent des sujets et des examinateurs. Ce n’est qu’en s’entraînant beaucoup que l’on arrive à bien posséder son sujet et pouvoir répondre au questions de façon suffisantes alors qu’on se trouve en situation de stress, seul, au tableau. Cela explique le nombre de déconvenues à l’oral.

Jeudi 21 février 2013, de Samuel S. - (...) Aujourd'hui un peu de probas appliquées aux chances que l'on a de connaître au moins un leçon parmi les deux tirées au hasard sur les 69 composants le premier oral... D'après mes calculs, on a 98 % de chances de tomber sur une leçon connue en omettant d'en apprendre 10 sur les 69, 91 % en omettant d'en apprendre 20 etc. Moralité, en faisant les bonnes impasses, on a toutes les chances de tirer une leçon apprise. Ce genre de calculs peut se faire en terminale S sans problème et montre qu'avec un travail minimum mais soutenu on peut envisager d'avoir "le dieu des maths" avec soi lors des oraux. L'idéal est de tout connaitre mais quelques omissions ne semblent pas mettre en péril de manière significative nos de chances de réussite ...
A bon entendeur ! Bon courage à tout le monde et merci de me donner l'occasion que votre site soit ma "petite tribune" ! (...)
djm - Je confirme les calculs, en fait un petit exercice que je place sur Facebook (date du 21/2/2013) et réponds à la fin de cet exercice !

Samedi 23 février 2013, question de A. G. - Merci d'avoir publié votre présentation Powerpoint du séminaire de l'IREM, très intéressante mais malheureusement tellement vraie... Je me permets une question concernant les écrits à venir de juin 2013 en réaction à l'article sur les probabilités de réussir l'oral suivant les sujets révisés ou non ;) Je ne pense pas que d'ici le mois de juin 2013 j'arriverai à réviser (et apprendre ou réapprendre les points que je ne connais pas ou très mal !) l'intégralité du programme des écrits (donc en gros les programmes des CPGE MPSI/MP).
Que me conseillez-vous de revoir en priorité ? Faut-il "verrouiller", disons 50/60 % du programme, ou plutôt ratisser large sans grande maîtrise des différents domaines ? Puis-je faire "l'impasse" (par impasse j'entends ici ne pas maîtriser le sujet comme il le faudrait...) sur les coniques ? Les fonctions à plusieurs variables ? Les réductions d'endomorphismes ? L'étude poussée des Séries (niveau MP/MP* j'entends) ? etc.
Les derniers sujets d'écrits me paraissent plus demander de bonnes connaissances dans certaines bases d'analyse et d'algèbre, avec la connaissance des définitions, savoir démontrer par l'absurde, etc.

djm - (...) Exact, il faut définir une stratégie réaliste, et comme vous dites, si vous n’avez pas préparé le CAPES depuis de longues années, il faut faire des choix “raisonnables”. Répondons donc pour l’écrit de juin. Oui, vous pouvez faire l’impasse sur certains domaines, par exemple comme vous le dites : les coniques, les fonctions de plusieurs variables, les réductions d’endomorphismes, l’étude poussée des séries. Oui on demande beaucoup de savoir faire, de savoir raisonner, et de savoir rédiger. Oui, on peut réussir les écrits en ayant fait des impasses. Des risques existent, certes, mais si le temps manque drastiquement, on ne peut pas TOUT traiter donc on doit faire des choix.

Un exemple : les coniques. On peut travailler les bases seulement pour éventuellement disposer d’un peu de recul s’il en tombe le jour des écrits. Mais la probabilité qu’on en troue semble faible (même si l’on n’est jamais sûr de rien). Une bonne idée serait de traiter la dernière composition du CAPLP 2013 où le dernier problème proposé était sur... les ellipses et leurs représentations. On pouvait le traiter sans savoir grand chose sur les ellipses, et on était “boosté” si l’on avait appris le B A BA les concernant. Traiter ce problème d’annale récente est une excellent idée, même si on fait l’impasse sur les coniques. Pour voir comment on réagit, comment on utilise ce que l’on connaît, et pour lire la correction et apprendre à avoir les bons réflexes (et souvent des réflexes simples qui ne demandent pas beaucoup de connaissances hard).

A votre question : “Que me conseillez-vous de revoir en priorité ? Faut-il "verrouiller", disons 50/60 % du programme, ou plutôt ratisser large sans grande maîtrise des différents domaines ?” j’aurais tendance à répondre qu’il vaut mieux ratisser large. Mais cette réponse ne me satisfait pas complètement, car nous sommes tous différents et il faut tenir compte de notre motivation : si un jour je suis motivé pour approfondir une partie du cours, je peux le faire car j’apprendrai des choses. Si par contre, un jour, j’ai envie de “glisser” sur les notions et de changer souvent mon fusil d’épaule, je dois me laisser la joie de suivre “mon” parcours. En faisant cela, je serai plus heureux, DONC j’apprendrai mieux et plus vite. Faites donc comme vous le sentez, mais n’approfondissez pas trop certaines notions.
Dans tous les cas, aidez-vous de tous les livres qui existent et qui proposent des solutions développées, de toutes les annales qui sont corrigées, et lisez les corrections, même en les survolant si vous avez trouvé la réponse : peut-être qu’on y découvre une autre façon de raisonner qui pourrait servir de “roue de secours” le jour où l’on ne saura pas comment réagir devant une question.

Et transformez votre progression en FUN, en jeu, autant que possible. Chaque minute de travail dont “faire avancer”.

Je résume ma réponse :
1) Oui, il vaut mieux faire des impasses et ne pas trop approfondir certaines notions.
2) Si je doute sur ma façon de préparer les écrits, la solution est de “bouffer” des annales corrigées récentes : en faire 10, 20, 30... Et là je ne perds pas mon temps, et là je commence à avoir un sacré background. Je conseille d’utiliser des annales de CAPES externe, de CAPLP, d’agrégation interne, et de CAPES interne du temps où l’on n'avait pas supprimé ces écrits, tout cela est bénéfique !
3) Triste pour ces impasses ? Il faut se dire qu’après avoir raté l’écrit par manque de préparation, on aura un an pour les combler... Ceci dit, on espère réussir du premier coup quand même, bien sûr !
Bon courage et tous mes voeux de réussite au bout du chemin.


QUESTION DU 23 FEVRIER 2013 - Je suis contractuelle dans un collège; mon contrat se termine le 15 février 2013,  mais est renouvelable juqu'à fin juin. Au début on m'a dit oralement qu'il s'agissait d'un remplacement jusqu'à la fin de l'année. J'ai averti le rectorat de ma décision de ne plus renouveler le contrat en raison de la concomitance des concours au mois de juin 2013 [LIRE LA SUITE]

 
DATE : 24 FEVRIER 2013
OBJET : CHANGEMENT D'ORIENTATION APRES UN MASTER DE BIOLOGIE - COMMENT SE METTRE A NIVEAU EN MATHS ?
QUESTION - Je suis actuellement titulaire d'un master 2 en biologie et je souhaiterais passer le CAPES de maths (eh oui vous avez bien lu, je change totalement de matière). Cependant du fait de ma formation en biologie, je manque cruellement de bases.
J'ai payé une préparation via le CNED mais les cours sont prévus pour des gens ayant déjà vu les fondamentaux en licence. Je cherche les infos nécessaires sur Internet mais je perds énormément de temps et je risque m'embourbe dans des notions dont la compréhension n'est absolument pas nécessaire...ou alors je tombe sur des infos destinées aux lecteurs avertis, ce que je ne suis pas.
Aussi, auriez-vous parmi vos ouvrages un ou plusieurs livres qui pourraient me convenir ? ou des sites internet à me conseiller ?
J'ai besoin de comprendre clairement des notions de base dans les programmes de licence. Il me faut donc des documents clairs qui reprennent et expliquent les bases ainsi que des exercices corrigés de type exigibles au CAPES pour les mettre en application.
Je vous remercie par avance pour votre aide [LIRE LA SUITE]


Mercredi 27 mars 2013, de Carine - Je présente les oraux du capes externe de mathématiques cette année. Je souhaiterais avoir votre avis sur les manuels scolaires niveau lycée pour apporter les jours des oraux. Le libraire m'a dit que les livres scolaires niveau lycée se valent tous.?). J'ai acheté les Transmaths niveau lycée ne sachant pas trop si c'était les meilleurs ? Je n'ai pour l'instant qu'un seul livre par niveau mais vaut-il mieux en prendre au moins deux ? Quels sont d'après vous les plus adaptés aux oraux du concours parmi les Transmaths, Déclic, Hyperbole, Math'x, Indice, Math'repère ?
djm - (...) Je ne connais pas bien les manuels. En fait le mieux serait d’en avoir qui vous conviennent parfaitement, où vous vous y retrouvez plus facilement. Un manuel de chaque niveau devrait suffire : il faut ensuite les exploiter le plus possible pour travailler ses leçons d’oral 1 et 2. En connaissant mieux ses manuels on devrait gagner du temps pour retrouver des passages intéressants suivant le sujet tiré. Bon punch dans vos préparations.
Si un mégamathien préfère telle ou telle collection il peut nous le dire.

Jeudi 4 avril 2013, question de Philippe - Je me permets une nouvelle question, car j'y ai passé des heures et je ne vois pas d'issue claire. La leçon "orthogonalité" est difficile car elle me pose un gros problème de structuration. Si on regarde bien les manuels, les vecteurs orthogonaux en 1S sont définis à partir de la perpendicularité i.e. angle droit de 2 droites, alors on se dit: "ok, la perpendiculaire de 2 droites est définie en 6ème, c'est cohérent, mais non formel, remettons un peu d'ordre là-dedans avec le produit scalaire, et le problème est que non, c'est correct mathématiquement: on peut définir l'orthogonalité dans le plan à partir du concept d'angle; c'est pas pratique de travailler avec une classe d'équivalence mais c'est indépendant du concept de produit scalaire; dans l'espace, même si c'est formellement très lourd, c'est faisable aussi... (me semble-t-il)
Concrètement, si on garde l'approche collège-lycée, on parle de Pythagore en 4ème que je ne sais démonter qu'avec le produit scalaire... donc je dois en parler avant, mais alors on mélange les 2 définitions. Bref je ne sais pas de quoi je dois partir. Ceci dit, j'ai l'impression que les 2 déf. sont correspondantes (en tout cas en dim finie). Bref je pourrais tout mélanger, le vectoriel et l'affine, dès le départ... bof
Evidemment j'aimerais simplifier et tout baser comme en prépa sur l'approche produit scalaire:
déf. 1: 2 vecteurs orthogonaux ssi leur produit scalaire est nul
déf. 2: 2 droites orthogonales dans le plan: leurs vecteurs directeurs sont orthogonaux
après on déroule, mais ce n'est pas l'approche collège-lycée; cela serait-il néanmoins accepté et préférable au CAPES?
Pour répondre à cette question, tout dépend de ce que demande exactement le jury, et là, je suis incapable de trancher! (évidemment, s'il y a autant de positions que de membres du jury, ce problème est sans solution).
djm - Bien raisonné, et la conclusion qu’il y aura autant de positions que de membres du jury risque d’être vraie elle aussi. Quelle que soit la solution choisie, le jury s’attend à un discours structuré que l’on est capable de défendre raisonnablement. Pendant l’entretien il s’attend à ce qu’on sache répondre à des questions sur les deux grandes façons de présenter la leçon : en mettant Pythagore en avant et en supposant connue la notion d’angle droit (comme faisant partie des axiomes d’Euclide admis sans le dire au collège), ou bien en définissant le produit scalaire. Et il faut avoir des idées claires sur l’orthogonalité, les diverses façons dont on peut en parler suivant le niveau de maîtrise et le contexte. Quelques pistes :
  1) Pour l’exposé, on choisira l’angle sous lequel on est le plus à l’aise. On a le droit de choisir sa présentation.
  2) Regardez les quelques questions sur cette leçon que j’ai placées dans mon polycopié Pistes pour l'oral.
  3) Connaissez bien la différence entre orthogonalité et perpendicularité, comme elle est par exemple expliquée dans la section 7.2 (chapitre : orthogonalité dans un espace euclidien) de mon livre Fondamentaux de géométrie.
  4) Révisez la preuve du Théorème de Pythagore que l'on peut donner en quatrième, par exemple avec la découpe judicieuse d'un carré que l'on trouve dans les manuels de classe ou à la question 133 de Acquisition des fondamentaux vol. IV. Dans ce livre d'ailleurs, tous les exercices sur le triangle rectangle proposés à la section 2.4.1 sont à bien connaître pour l'oral autant que pour l'écrit du CAPES.
  5) Vous pouvez aussi lire le chapitre 10 du polycopié Propositions de plans pour des leçons d'oral où je parle de l’orthogonalité dans le cadre de cette leçon.
Bon courage et bons choix (...)

Samedi 20 avril 2013, de Jonathan - (...) Je vous écris afin de me clarifier les idées sur les conditions de passage de l'oral de CAPES (cette année). En effet je commence à réviser les leçons et je voulais être sûr de bien le faire, et intelligemment. Je vous résume donc ce que j'ai compris : 
2 jours d'épreuves : 1ere journée : "leçon" ; 2eme journée : "Epreuve sur dossier".
Sur la "leçon" : 
On tire un couple de sujets au hasard (les couples sont du type "analyse/algèbre") on choisit notre leçon dans le couple tiré, et avons 2 heures de préparation avec accès aux livres.
S'en suit l'exposé du travail préparé : en 15min max nous devons ECRIRE au tableau L'INTEGRALITE de la leçon (sauf les preuves) incluant les titres, les énoncés de résultats, definitions, exemples, contre-exemples et applications.
La leçon doit tenir sur 1 tableau entier (il ne faut pas effacer, ou alors en demander l'autorisation).
A l'issue de ces 15min, le jury demande le développement (des demonstrations je suppose) d'une partie de la leçon exposée.
S'en suit une série de question.
Pour "l'épreuve sur dossier" le lendemain un dossier nous est remis contenant différents documents de différentes natures (comportant des exercices entre autres).
Nous est donné 40 minutes de lecture et reflexion, puis on nous demande de : résoudre ces exercices (pas nécessairement en intégralité), le thème de ces exercices, les pré requis, d'autres exercices sur le même thème.
le tout pendant 20 min max.
Enfin, "agir en fonctionnaire", où l'on doit dégager la thématique des documents fournis, et une batterie de question pour (+ou - philosophique) montrant que le chef a toujorus raison, la greve c'est le mal, et frapper les enfants pour les punir c'est encore plus le mal.
Ai-je bien cerné le déroulement des épreuves? ai-je manqué un/des points importants (concernant l'utilisation d'ordinateur/calculatrice par ex?) ?
(...) 
djm - Pour avoir le descriptif complet et récent des épreuves, il faut aller sur le site SIAC2 du ministère. Les épreuves orales de juin/juillet 2013 n'ont pas changées depuis 2011 et j'ai placé le descriptif complet sur cette pageCe que vous dites est exact sauf certains points à revoir.
   1) Pour la leçon, le couplage doit proposer des leçons dans des domaines différents mais pas forcément de l'analyse et de l'algèbre -par exemple : probabilité et géométrie, etc).
   2) La durée de la préparation de l'oral 1 ou de l'oral 2 est la même : 2h30.
   3) Les deux premières phases de l'oral 1 sont effectivement le plan et le développement choisi par le jury, et ces deux fois 15 minutes sont suivies de 30 min d'entretien "libre" avec les examinateurs.
   4) Attention, les durées que vous donnez pour l'oral 2 sont fausses. Il y a 2h30 de préparation, puis 40 min pour les maths et 20 minutes pour prouver, la larme à l'oeil, que vous ne ferez jamais de grève et accepterez toutes les réunions supplémentaires non rétribuées imposées par votre chef d'établissement (quitte à ce que la préparation des cours en pâtisse affreusement, mais il ne faudra pas en parler à ce moment). Les deux séquences de 40 min et 20 min sont partagées chacune en deux parties égales : une pour exposer, l'autre pour répondre aux questions du jury.
   5) L'utilisation de l'ordinateur de quelque façon que ce soit est largement encouragé puisqu'il s'agit d'un outil dont on nous rabâche actuellement qu'il est indispensable à tout savoir mathématiques. Comme depuis trois ans on note une présence soutenue d'inspecteurs de l'éducation nationale dans les jurys de CAPES et une presque disparition des enseignants du supérieur, cet aspect "j'applique la réforme" et "je sanctifie les choix de la hiérarchie" est encore plus important que par le passé, et donc il vaut mieux proposer une séquence avec Geogebra ou au tableur pour "faire plaisir" et montrer que l'on a eu vent des progrès technologiques dans lesquels nous baignons ! [Dans le cas où l'on n'aurait pas remarqué que les écrans deviennent tactiles et que l'on peut surfer, lire, voir des vidéos et communiquer sur une tablette !]
Voilà tout devrait être clair maintenant.


Question d'Aurélia du vendredi 3 mai 2013  - (...) Je vais passer l'oral du CAPES mi-juin (3eme voie donc seulement l'oral 2) et j'aimerais savoir si on a le droit d'avoir les livres des professeurs avec nous ? Est-ce que c'est considéré ou non comme un manuel ? Les professeurs de master enseignement n'ont pas su me repondre, le texte du jury étant très vague. Aucun redoublant non plus... Si quelqu'un dans la communauté des mégamathiens avait une experience sur le sujet je suis preneuse. Merci !
djm - Je ne sais pas trop. On a droit à tous les livres du commerce, sauf ceux qui “dénaturent l’épreuve”. Donc tout dépend de la personne du jury qui devra décider en 1 min si le livre que vous sortez dénature ou pas l’épreuve. C’est pour cette raison que j’aurais préféré qu’on accepte TOUS les livres du commerce sans exception, comme à l’agrégation interne où cela ne dénature pas l’épreuve, ou bien que l’on préfère interdire TOUS les livres pour tous. Mais bon, ce n’est pas ce qui a été choisi pour cette épreuve actuellement. Je mets votre message sur MégaMaths et si quelqu’un veut répondre ou sait quelque chose, il pourra me contacter...
Une idée personnelle : les annales corrigées de BAC ou de BTS, ou encore de l'enseignement technique, et les livres d'exercices corrigés pour les élèves, devraient être acceptés par le jury et peuvent booster une leçon !


Porter la valise à tous les étages - Si l'on dispose d'une voiture pour venir passer l'oral, on peut apporter beaucoup de livres. En demandant au jury quelques jours avant, il accepte en général pour qu’on vienne un jour avant laisser une malle énorme, ou deux, bourrée de livres et fermée par un cadenas dont on possède la clé ! Du moins le jury acceptait dans le passé. Certains le font.
Bon, si on vient de Guadeloupe ou d'ailleurs, ou si on prend le train à partir de la province, ce genre d'information ne sert à rien. En avion c'est un maximum de 23 kg dans une valise, et en train seul musclor peut porter des malles d'une seule main.
Une candidate m'informe : "Pour moi, ce sera train + métro avec une grosse valise à roulettes. Une redoublante m'a dit qu'en plus, une fois sur place, les ascenseurs sont réservés aux handicapés, donc prière de porter sa valise à la main dans les étages ! Un esprit sain dans un corps sain ... ;)"

Lundi 20 mai 2013, de O.F. - Je prépare le CAPES, et j'aimerais savoir ce que vous me conseillez comme calculatrice, quel que soit le prix. J'entends beaucoup parler de la TI Nspire, mais j'aimerais avoir votre avis.
djm - Je ne suis pas un spécialiste des calculatrices... La TI Nspire a bonne presse d’après ce que j’entends donc vous pouvez l’utiliser. Les calculatrices sont seulement autorisées aux écrits du CAPES. Pour l’oral, vous avez vu qu’il y a un ordi et des logiciels préinstallés, dont des simulateurs de TI Nspire qui pourraient vous intéresser si vous investissez sur cette machine. Bon courage dans vos préparation et tous mes vœux de réussite !
 
Lundi 27 mai 2013 - Un exemple de devoir surveillé réussi en terminale S : comment ne pas être émerveillé à la lecture de cette copie d'élève de terminale S parfaitement rédigée alors qu'il s'agissait d'une interrogation écrite d'une durée d'une heure ? L'avenir est radieux quand on rencontre des élèves capables de cela !


Affaiblir le français c'est affaiblir la France !


Mercredi 22 mai 2013 - Mon nouveau livre grand public est sorti aujourd’hui ! J'y rassemble des réflexions sur l'éducation, les programmes de lycée, le métier de professeur, l'adoration des TICE, et j'en passe...

Il faut parler de nos problèmes au grand public, car « on » ne se doute de rien en général, et du moment que bébé obtient son BAC S, tout va bien. Pourtant, c’est bien un problème de salut public quand on détruit autant l’enseignement des mathématiques et des sciences physiques, au lycée !

J’ai l’impression qu’en fait, tous les enseignements en sciences ont été « attaqués » avec ces réformes loufoques. Dans ce livre, je n’ai repris que deux témoignages d’enseignants en IUT, en SVT et éco-gestion, mais il semble que la « décroissance rapide » des capacités scientifiques de nos élèves soit une réalité dans tous les domaines scientifiques. Et même ailleurs en fait : vous avez vu les nouvelles méthodes d’apprentissage des langues, et le désossement de la série littéraire. Bigre, le problème ne viendrait donc pas des matières mais de l’interdiction de créer des filières et de demander des prérequis pour entrer dans une formation.

Appel : si vous enseignez dans n’importe quel domaine au lycée, au primaire ou ailleurs, et si vous voulez parler de votre expérience, contactez-moi. Je vous assurerai l’anonymat, et pourrai réagir à partir de votre vécu dans les prochains chapitres que je compte écrire pour « suivre l’actualité » et les options retenues dans notre « nouvelle conception de l’enseignement ».
 
Mon livre « l’enseignement dans le chaos des réformes et des attentes »  est disponible uniquement en format numérique sur Amazon.fr. Je n’aurai pas le temps de m’appliquer à le publier en version papier, car il y a bien d’autres choses plus intéressantes à faire… Avec ce nouveau système de publication que je teste aujourd’hui, le gros avantage est que le prix de vente du bouquin est beaucoup plus raisonnable qu’avec d’autres solutions.

Un livre permet de fixer un instantané de la situation à un moment donné. Plus tard, on ne pourra pas dire qu’on n’en a pas parlé, de ces choix…

Ce livre est aussi une façon de pouvoir dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas ou n'ont pas dix minutes pour le dire. Je vois trop d'enseignants de lycée qui n'en peuvent plus de travailler toute la journée et une partie de la nuit, avec les copies, les conseils, les problèmes récurrents dans leurs classes, les parents à voir, les programmes nouveaux (et souvent stupides) qu'on leur demande d'enseigner, le LPC, le cahier de texte électronique que personne ne lira à part les inspecteurs, mais qui vous bouffera au moins 15 minutes chaque jour s’il n’y a pas de bogue de connexion ou de serveur, etc.

Il y a aussi les contraintes horaires imposées qui empêche les enseignants de mathématiques d’atteindre les objectifs fixés : les heures de sciences diminuent à chaque réforme, mais en même temps on demande de passer des journées entières à utiliser des logiciels ou faire des algorithmes. On est face à une mission impossible, les méthodes devant être mises en œuvre étant impossibles à appliquer sur des horaires de chagrin !

Alors on se jette sur internet, on cherche « le » document magique qui fera gagner du temps d’exposition en classe, on travaille dessus en y passant trois fois plus de temps (si l’on est consciencieux), ou on le « balance » en l’état pour le découvrir en classe avec les élèves (si on est fumiste ou si l’on n’arrive plus à tenir le rythme effréné demandé aux professeurs, donc juste avant l’arrêt maladie ou…), on fonce à la reprographie… Puis on s’aperçoit que les élèves n’y pigent pas grand-chose : exposé trop rapide, diagrammes projetés contenant trop d’informations et plaçant l’élève devant un nouvel écran où il sera passif, l’information glisse, les exercices à trous deviennent des gouffres géants qui n’intéressent pas le public… Et le manque d’heure est patent pour que chaque élève s’entraîne à résoudre des exercices répétitifs qui ne sont plus à la mode mais qui pourtant sont le seul moyen efficace d’acquérir des connaissances et du savoir-faire en maths.

Bon, il faut que je stoppe. Je ne vais quand même pas commencer le prochain bouquin tout de suite, j’ai autre chose pour m’occuper là !

Mais surtout n’oubliez pas les bons conseils de « Gazelle futée » :
  1. Si vous aimez ce livre, dites-le sur Amazon, expliquez pourquoi longuement, parlez de votre expérience. Encensez l’auteur quoi !
  2. Si vous n’aimez pas ce livre, de faites rien.
  3. Dans tous les cas je serai heureux si vous me contactez pour me faire part de vos remarques, agréables ou pas. J’ai une tonne de mouchoirs en papier à côté de moi.
  4. Si vous avez le courage, un peu de temps, et une anecdote ou une réaction personnelle concernant l’éducation à partager, n’hésitez pas à m’écrire. Il faut des témoignages précis et pas seulement de la grogne sur internet. Il faut fixer ces réactions de professionnels de l’enseignement ou de parents d’élèves (cela m’intéresse aussi beaucoup pardi !) dans les lignes d’un livre qui sera publié.

Bonne journée à tous,
Dany-jack


Le livre
Mardi 28 mai 2013 - Avanti ! Je viens de publier le volume VI de la collection Acquisition des fondamentaux pour les concours, et ce sera une cuvée spéciale avec essentiellement de l'analyse et de la géométrie. Une nouvelle vague de questions pour nous entraîner à l'écrit et à l'oral du CAPES, du CAPLP et de l'agrégation interne ! Voilà, c'est fait et je me suis donné à fond :)

Maintenant, toutes les futures questions que je débusquerai à l'oral ou dans les compositions écrites, mais à par celles sur les nombres ou sur l'algèbre linéaire et les espaces vectoriels euclidiens (qui feront l'objet des volumes II et III qui ne sont pas encore prêts) seront placées dans le volume VII que je commence officiellement aujourd'hui ! Il sera peut-être prêt dans 2 ou 3 ans, ou que sais-je... Mais de toute façon ce n'est pas grave car vous aurez eu le CAPES depuis belle lurette :)))

Ce volume VI vient à peine de sortir : il commence à apparaître sur Amazon.fr mais sans être disponible. Il faudra attendre une semaine pour qu'il soit vraiment en vente sur cette plate-forme. Si tout va bien, il sera disponible sur Amazon.fr aux alentours du mardi 4 juin. Vous êtes les premiers avertis. [Pour en savoir plus sur ce livre...]






Mardi 4 juin 2013 - QUESTION : peut-on exploiter des exercices d'oral 2 que l'on a préparé dans ses leçons d'oral 1 ?
 
(...) La date des oraux s'approche dangereusement maintenant ! J'ai lu beaucoup de vos écrits, en particulier aussi "oral pistes 1" en diffusion sur votre site, merci beaucoup au passage, c'est tout à fait adapté. Cependant, une synthèse des attendus de l'oral me laisse une question encore ouverte. Il s'agit de la nature des exercices/applications proposés par le candidat pendant la leçon ORAL 1. En oral 1, ces exercices/appli qui semblent importants pour le jury ("la capacité du candidat à illustrer son propos sera valorisée"), sont-ils nécessairement des exercices d'application directe du cours, ou bien peuvent-ils être des applications plus raffinées, plus longues, de type TP, pb ouvert, pb avec prise d'initiative ou tâche complexe, de type ORAL 2 donc ?
En clair:
- je souhaite valoriser au maximum mes exos ORAL 2 en les plaçant en ORAL 1, est-ce une bonne démarche?
- le jury considère-t-il que dans les 15mn de développement, on doit être capable de traiter tous les exos présentés s'il le demande?
Exemple: leçon sur les suites, j'imagine de donner en application "méthode de Héron" (qui est longue), "calcul de pi par méthode d'archimède" (long aussi), calcul de e (long aussi), cela sera-t-il déplacé même si je sais tous les faire (hypothèse) ?
djm - (...) Votre démarche est excellente ! Vous pouvez bien sûr travailler des activités d’oral 2 ET les exploiter dans l’oral 1 si cela convient. Je conseillerai aussi de le faire, donc allez-y sans crainte. La liberté du choix des exercices d’application est totale, et il faut se rappeler que l’on n’est pas obligé de tout dire en 15 minutes (pendant l’exposé du plan, on n’en a pas le temps, bien sûr) ou dans les 15 minutes qui suivent (puisque cela dépend du choix des développement du jury). Mais qui empêche de présenter une activité et d’en parler sobrement (sauf si on désire lui donner une place plus centrale : à chacun de voir) pour n’y revenir ensuite que si le jury le demande (ou est intrigué) ? C’est un bon plan !
Pour votre seconde question, la réponse est claire aussi : il ne faut jamais présenter un exercice ou une notion que l'on maîtrise très mal. Le travail du jury est justement de débusquer les bluffeurs ET de déterminer le plus exactement possible la “carte” du candidat : ce qu’il sait, ce qu’il croit savoir, ce qu’il sait mal, ce qu’il maîtrise parfaitement, s’il réfléchit, s’il possède un esprit critique, s’il est capable d’écoute, s’il est capable de répondre à divers niveaux de vérité (ou de précision), s’il sait rendre comestible les concepts qu’il a ingurgité, s’il utilise les TICE à bon escient, etc. Je m’arrête, car il y a de quoi écrire un livre à ce sujet :))))
Héron et les approximation de e ne sont pas déplacés. Mais n’en parlez que si vous avez un minimum de ressort à leurs sujets. Il faut aussi penser à ne pas se mettre trop en déséquilibre en multipliant les activités difficiles que l'on n'aura pas le temps de se remettre en mémoire en 2h30 de préparation. Imaginez l’oral comme si vous étiez une tortue : il faut avancer des choses, mais pouvoir se protéger sous une carapace quand les coups pleuvent. Se rétracter sous sa carapace en répondant aux questions de façon à ne pas laisser de doute sur sa connaissance du sujet. Une autre façon d’envisager l’oral : un théâtre d’opération, des armées qui s’affrontent, vous prenez des positions plus ou moins importantes... Mais en cas de contre-attaque, possédez-vous une zone de repli où vous ne serez pas broyé par la puissance de feu de votre adversaire ?
Bon vent dans vos révisions et tous mes voeux de réussite nette et claire  ;))))


HURRAH ! Je viens de publier « Comment acquérir des réflexes pour passer un concours en mathématiques ? » au format ePub aujourd'hui. Le titre est proposé à 0,99€ sur Amazon à l'adresse ci-dessous.  J'ai repris un titre que j'avais publié sans succès dans la boutique de Lulu il y a deux ans, mais que je n'arrivais pas à mettre au format pour une vente dans un circuit « un peu plus accessible ». Aujourd'hui, avec Amazon, j'ai passé le cap !
Le passage sur les angles permet de réviser rapidement les définitions « un peu barbare » les concernant et que l'on espère que l'on n’aura pas à expliciter un jour, sauf si on les connait bien. Bonne lecture cool :)

PRESENTATION DU LIVRE :
Des questions classiques de mathématiques posées à l'écrit ou à l'oral d'un concours suffisent pour éliminer une grande proportion de candidats. Ces questions devraient pourtant être l'occasion de montrer sa maîtrise des fondamentaux.
Ce livre permet de prendre conscience du problème, puis de découvrir quelques méthodes de remédiation que l'on peut facilement mettre en œuvre dans un groupe de TD ou dans le cadre d'un travail personnel lié à la préparation d'un concours.
Apprenez comment acquérir de bons réflexes sur des problèmes classiques qui doivent rapporter des points au candidat. Lisez des réponses à des questions posées par des examinateurs à l’oral du concours, comprenez comment y répondre et surtout comment orienter votre travail en amont, pendant l’année de préparation…
Ce livre propose 61 questions très classiques de difficultés inégales ! Amusez-vous à les parcourir, à y réfléchir et à lire les conseils… Just play & enjoy !



Samedi 8 juin 2013 - Clément Boulonne publie ses nouvelles leçons du CAPES, version 2013 ! Un document qui aidera tous les Capétiens : Leçons d'oral du CAPES 2013. On le remercie tous pour ce gros travail et ce partage :)))

Lundi 10 juin 2013, de TP - Je comprends l'aspect stratégique: moins on se dévoile, mieux ça vaut. Sauf si on "aime" les maths, que l'on considère l'aspect esthétique des maths au dessus de l'aspect pragmatique du concours; comme c'est mon cas, il faudra que je fasse attention à ne pas trop optimiser l'aspect esthétique contre l'aspect stratégie concours. J'ai toujours passé les concours comme ça, ça me porte plus, ça fait plus de sens, de me dire que je fais ça pour plus que les 3 personnes du jury! mais c'est un luxe, et là, par manque de temps, je ne suis plus trop loin du bachotage !
J'ai aussi réalisé maintenant qu'une difficulté non négligeable de ce concours est que la préparation est très longue; au début je m'éclatais, maintenant, c'est un peu dur, 70 leçons et pleins de thèmes en oral 2, c'est gigantesque. A la fin, on est plus dans "je tiens bon dans la dernière ligne droite" que "j'aime les maths", ça me fait penser à une course à pied genre semi marathon.
djm - C’est exactement ça. J’avais eu les mêmes sensations en passant le CAPES, puis l’agrégation interne. Pour le CAPES, je ne me suis pas trop posé de questions, mais j’avais travaillé très régulièrement, pratiquement seul mais entouré de bons livres. Pour l’agrégation interne j’avais modifié ma perception des apprentissages en transformant le “boulot” en “jeu”, donc j’ai joué jour après jour, et je m’amusais bien, jusqu’au jour où j’ai réussi l’écrit. Après les choses s’enchaînaient trop vite et j’arrivais de moins en moins à jouer. C’est étonnant.
Qu’est-ce que j’ai dit à mes quelques étudiants de M2 qui préparent l’oral dans la concentration et la fébrilité ? Qu’il fallait maintenant agir comme Robocop, sans faire trop intervenir les sentiments, sans leur accorder de l’importance. On passe devant un jury, on tire des leçons au sort, on fait des choix d’exposition en fonction de ce que l’on connaît sur le sujet que l’on est amené à exposer, et tout çà COMME UNE MACHINE, sans se créer de tension à l’intérieur, sans peur ni reproches. Les choses se feront ou ne se feront pas : pas la peine d’en faire des gorges chaudes. On assume : point final.Et n’oublions pas de respirer sur cette extraordinaire globe terrestre où l’on nous a déposé un jour...
TP - Merci, très intéressant, j'essaierai d'y penser, ça me semble un bon conseil, je n'y avais pas pensé ! Juste pour l'info personnelle, voici mon expérience que je réalise maintenant: j'ai passé des gros concours, y compris en étant redoublant donc sans marge d'échec, et été dans des grandes situations de stress (tournois d'échecs genre dernière ronde décisive, 10 secondes restantes à la pendule... mon cœur s'accélère rien que d'y penser), finalement mon attitude salvatrice inconsciente a été de me détacher de l'enjeu: je pensais à jouer juste de bonnes parties, de bons coups, en dehors de l'enjeu qui était trop grand pour être "tenable"; quand tout le monde regarde la partie, qu'on joue 2-3 coups par seconde et qu'en 1 erreur de calcul on perd le tournoi, ça parait complètement fou, et pourtant. Çà permet d'aller dans une sorte d'autre monde mental. Votre démarche a aussi ces caractéristiques.
djm - C’est exactement ça ! Se déconnecter de l’objectif pour simplement être et agir du mieux possible. Vous avez déjà tout compris.


Compte rendu d’oral (Aurélia, reçu le 16 juin 2013) - J'ai ouvert le bal de l'oral 2 vendredi avec la première session de candidat de la 3e voie. C’était un sujet très classique du dossier de géométrie analytique, niveau seconde, production d'élève AFER sur les TICE. J'ai pu utiliser les livres du professeur sans souci, ça ne m'a pas énormément servi car j'ai pu ressortir un choix d'exercice que j'avais préparé a l'avance et que je maitrisais bien. Malgré tout je m'en suis servi pour recopier les calculs numériques plutôt que les refaire hop! 5 minutes de gagné.
Pour les livres sur le système éducatif les surveillants scrutent la couverture, alors que pour les livres de maths c'est juste un feuillage de quelques secondes. J'ai bien compris qu'ils avaient comme consigne de ne pas accepter de livre ou il y aurait écrit « agir en fonctionnaire de l'état ». Par contre j'avais un livre sur le système éducatif avec écrit « objectif concours » et j'ai pu avoir celui-là.
djm - Merci pour vos commentaires. C’est clair, chaque année il y a des instructions différentes, et maintenant ce sont les livres « agir en fonctionnaire » qui sont visés. Ils se compliquent bien la vie, alors qu’il serait plus simple d’interdire tout livre pour assurer une égalité complète et atomique entre tous les candidats.
Une bonne nouvelle dans ce que vous dites : on peut venir avec les livres du professeur qui permettent souvent d’avoir des idées supplémentaires dans l’analyse d’une séquence, ou simplement de prendre de l’avance en exploitant une solution au lieu de gaspiller du temps de préparation à la rechercher pour de vrai.  Bonne idée. On va conseiller ça à tous les candidats.
Réponse d'Aurélia (mercredi 19 juin 2013) - une derniere chose que j'ai oublié de vous dire et qui est tres tres pratique : il y a enormement de livres numeriques disponibles pendant l'epreuve. j'avais pris soin de travailler en priori sur ces manuels. au lieu de recopier les énoncés ce qui est tres penible.
j'ai fait des copies d'ecran (touche impr. ecran). j'ai collé l'image dans le logiciel paint et j'ai recadré et sauvé en jpeg. en suite j'ai inséré proprement les images dans un fichiers open office en mettant les references 3 minutes pour faire ca, et ca rendait bien et ca permet d'utiliser des exos avec des figures et tout ... Et les resultats sont tombés hier : je suis reçue!  :)
djm - Toutes mes félicitations pour votre succès ! Vous voilà débarrassée. Et merci pour ces dernières informations qui sont très utiles pour ceux qui passeront les oraux. Avec ces ordinateurs et cet accès à “des” livres numériques, le danger reste que l’on ne saura jamais si l’ordinateur que l’on nous propose contient bien des livres numériques et que tous les logiciels installés fonctionnent sans aucun bug. Faire un copier-coller, aller dans Paint puis recadrer, sauver en jpg et replacer dans Open office, c’est bien sur son ordinateur (quand il fonctionne correctement) mais toujours effrayant sur un autre. Mais votre conseil vaut de l’or et demande que l’on teste déjà sa machine pendant la préparation pour savoir ce qu’elle peut offrir.
Je vous souhaite de bonnes vacances bien méritées pour vous ressourcer !



APRES LES ORAUX DE JUIN-JUILLET 2013

Mercredi 10 juillet 2013, message d'une mégamathienne - (...) Voilà 4 fois que je suis admissible et pas admise; je suis toujours au dessus du seuil d'admissibilité j'ai environ 12.5-13 en analyse et 8.5-9 en algèbre sur 20. Cette année j'ai moins que d'habitude environ 10.5 en analyse - 8.5 en algèbre aux écrits et j'ai eu un 1.5/20 au 2ième oral (je n'ai jamais eu telle note de ma vie c'est vrai que je suis tombée sur un 2ième oral assez facile; je ne sais pas comment je me suis débrouillée...une fois rentrée dans mon hotel j'ai pris mon sujet et j'ai su tout résoudre sans trop réfléchir mais je pensais avoir 6-7 de là à mettre 1,5 c'est vraiment de la méchanceté gratuite ! si j'avais eu 6 j'aurais eu mon capes) . J'ai un M2 en calcul scientifique; j'ai été admise sur selection donc je pense que j'ai quand même un certain niveau scientifique.
Les 2 dernières années je l'ai loupé de 0.5 point; j'ai trouvé scandaleux que l'on n'octroie pas tous les postes; voilà le résultat maintenant; il manque encore 400 postes non pourvus mais mes résultats sont moins bons qu'avant car l'usure, le stress sans doute triplé, le fait d'être tombée sur des mauvaises lecons à l'oral 1...J'ai fait 6 impasses je suis tombée sur 2 des 6; les autres leçons je les savais parfaitement(les démonstrations incluses)
Voilà que me conseillez-vous car je n'ai jamais fait l'iufm; en même temps les écrits de juin ne se sont pas trop bien passés contrairement à avant.Je sais que c'est professeur de mathématiques que je veux faire mais j'ai l'impression que mes chances s'éloignent... Je suis vraiment démoralisée. (...)
djm - (...) Je comprends votre désarroi. Avec des épreuves de type concours qui sont actuellement les seules à garantir un traitement égalitaire de tous les candidats, le pire est certainement de réussir les écrits, puis de tomber chaque fois sur des leçons que l’on aime pas à l’oral. Et le stress aidant, on peut même tomber sur un sujet d’oral que l’on devrait savoir traiter, et le rater dans les faits.
Les notes très basses sont données pour indiquer une grande difficulté à l’oral. Et même le candidat le mieux préparé peut se trouver en difficulté à l’oral, car les épreuves ne sont jamais faciles quand on doit “réussir” la transformation.
Personnellement, je pense que suivant les sujets que l’on tire et suivant les derniers choix et la dernière prestation faite à l’oral, on peut aussi bien rater royalement ses épreuves orales, ou les réussir brillamment. Tout ce que l’on fait en préparant le concours, c’est seulement pour augmenter nos chances de passer.
Et j’ai rencontré beaucoup de candidats comme vous, admissibles 3 à 6 fois et qui ne l’ont toujours pas. Pénible. Là, je viens de voir qu’une de mes étudiante de l’IUFM d’il y a 10 ans vient d’obtenir son CAPES en Martinique. Elle vient juste de l’avoir après tant d’années. J’ai aussi 2 étudiantes de la promotion de cette année qui auraient dû l’avoir, cet oral, car elles avaient le niveau. Mais non.
Que puis-je vous donner comme conseil ? Vous dites que vous avez de toute façon envie d’enseigner et que vous sentez bien que le métier vous convient. J’imagine que vous enseignez déjà comme vacataire ou contractuelle. Donc personnellement je dirais :
  1) Ne vous martyrisez pas, ne détruisez pas votre moral en vous répétant que cela fait plusieurs fois que vous n’avez pas passé le cap de l’oral. Cela arrive à beaucoup de personnes, et on l’imagine mal parce qu’on n’en parle pas en général. Qui va crier sur tous les toits qu’il a encore raté le concours qu’il passe ?
  2) Continuez à enseigner puisque cela vous intéresse. En parallèle continuez à conserver votre entraînement pour repasser le CAPES. Augmentez la préparation à l’écrit pour être presque certaine d’obtenir de bonnes notes qui feront un “coussin de sécurité” pour l’oral.
Cela finit par passer, comme beaucoup d’autres l’on vécu déjà. Comme il y a un fort besoin de professeurs de mathématiques, je pense qu’il existera toujours des postes à pourvoir pour les non titulaires.
Et le CAPES interne ? Si vous enseignez un certain nombre d’années (3 ans actuellement je crois), passez le CAPES interne et le CAPES externe pour doubler vos chances de réussite.
Si vous avez la possibilité de vous inscrire en “préparation au concours” dans un ESPE, faites-le pour s’entraîner à présenter des leçons d’oral et à réagir pendant l’entretien.
Je vous souhaite beaucoup de courage dans cette traversée du désert. Essayez de rester philosophe. (...)


QUESTION 1 (11/7/13) - Je voulais avoir votre avis : j'ai 15 et 13  aux écrits du capes 2013 et 3 et 3,5 aux deux oraux ? Est-ce normal sachant que je suis passé sur quelque chose de connu et que je vois toujours pas ce qui m'a descendu ?

REPONSE - Cela arrive régulièrement. Certaines questions sont considérées comme éliminatoires et peuvent shunter diablement la note d’oral, ce qui me fait toujours craindre l’oral. Là c’est triste car vous aviez carburé à l’écrit... Essayez d’analyser vos prestations à l’oral. Il y a parfois des réponses où l’on est sûr de soi, et où l’on montre une méconnaissance d’un point particulier, ce qui déplait au jury.


QUESTION 2 (11/7/13) - Je vous écris pour vous remercier de l'aide que vous m'avez apporté durant les préparations à l'écrit et aux oraux je ne parle pas super fort et je suis pas super à l'aise à l'oral. Merci de m'avoir encouragé, et aussi pour votre aide et vos conseils. Je vous souhaite de bonne vacances (...).

REPONSE - Bonjour cher collègue ! Bravo pour votre réussite méritée. L’oral est assez aléatoire : voyez les commentaires que je vais placer sur MM au sujet de personnes qui se sont faites recalées à cause de l’oral. Souvent on n’arrive pas à trouver où l’on a montré une défaillance au jury, et où l’on a répondu de façon erronée alors que l’on croyait maîtriser la question. Sans compter le stress, la difficulté de prendre la parole, et la misère quand on est obligé d’essayer de rassembler ses idées au tableau, en peu de temps, pour répondre à des questions précises.
Vous avez passé cette épreuve avec succès, voilà une barrière de franchie, et pas des moindres...
Je vous souhaite de passer de bonnes vacances bien méritées. J’ai pensé à Melle *** qui devait l’avoir aussi, d’après moi, mais pas de chance. Je suis triste pour elle et pour *** qui méritait de réussir aussi bien, d’après ce que j’ai vu. Il faudra que je continue à dire qu’il faut gagner le plus de points à l’écrit, car la maîtrise des épreuves orales est plus qu’aléatoire, et la chance y joue un rôle particulier. (...)


QUESTION 3 (11/7/13) - J'espère que vous passez des bonnes vacances, je suis très déçue de mes résultats à l'oral. Surtout que je suis tombée sur une des leçons que j'avais choisi et j'avais eu 14 avec monsieur ***. C'est vrai, j'étais trop stressée et j'ai fait des petites fautes d'inattention mais j'ai été choquée quand même qu'on me donne juste un 3. Donc c'est normal que j'échoue... Pour cela et vue que je suis trop loin de la moyenne, je pense ne plus repasser le CAPES mais par contre continuer en doctorat, si c'est possible avec un master comme le mien. J'aimerais avoir votre avis sur ce sujet (...).

REPONSE - Oui, j’ai aussi été triste de voir que vous n’étiez pas reçue, comme Melle *** qui méritait pourtant de réussir aussi. C’est encore l’oral qui peut donner des résultats très disparates et inattendus. Il suffit de peu pour chuter ou réussir. Si vous voulez continuer en doctorat, c’est a priori possible, mais la difficulté est de trouver un directeur de thèse. Avec un master MEF, la suite logique des études serait de travailler en didactique. (...)
Ceci dit, n’oubliez pas que vous avez un très bon niveau tant pour l’écrit que pour l’oral, et qu’il est donc conseillé de repasser les écrits en mars 2014, puis l’oral en juin 2014, même si c’est en dilettante : beaucoup de personnes qui ont déjà un bon niveau réussissent des années après en passant le concours et le préparant peu. J’ai beaucoup d’exemples. Imaginez les aléas des notes d’oral et vous comprendrez que cela peut aussi jouer en faveur du candidat plutôt que contre lui. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils auraient dû conserver un écrit au CAPES interne de mathématiques, au lieu d'inventer cet "envoi de dossier" qui ne permet pas de cerner les connaissances ni les aptitudes du candidat. Quant à l'oral... On connaît les aléas.
Donc pensez-y : peu d’investissement, et peut-être une réussite facile à la clé. Repasser el concours en touriste n’est d'ailleurs pas incompatible avec la préparation d’un doctorat. (...)


Petite réflexion sur les oraux - Une candidate vient de m'avertir qu'elle est admise au CAPES 2013, celui dont les oraux se sont déroulés en juin-juillet 2013, tout en étant très surprise de ses notes d'oral. En oral 1, elle a exposé la leçon sur la croissance comparée du logarithme népérien, de l'exponentielle et des fonctions puissances. D'après elle, son plan était banal, avec quelques oublis rattrapés à chaque fois qu'on l'interrogeait. Elle s'attendait à avoir 11 ou 12 sur 20, et elle a 17/20 ! En oral 2, elle est tombée sur les longueurs et les aires. Toujours quelques oublis, rattrapés pendant l'entretien. Pour l'épreuve "Agir en fonctionnaire", elle a dû parler de la  liaison lycée-enseignement supérieur, et ça s'est très bien passé. Elle pensait avoir 9+4 = 13 points sur 20 pour cet oral 2, et en fait, elle a reçu ses notes et a obtenu 6+13,2 soit 19,2/20. Cela lui permet d'avoir le CAPES avec ces écrits moyens à 9,47 et 9,99 sur 20.Moralité de l'histoire : il est difficile de faire des pronostics pour les oraux, et l'on peut être surpris dans un sens comme dans l'autre. Les épreuves orales, c'est faire de l'équilibrisme sur un fil. On peut être très sanctionné pour une lacune intolérable que le jury découvre, pour une réponse que l'on croit juste mais qui est fausse, pour un manque d'esprit critique ou de culture mathématique. Mais heureusement, à l'inverse, on peut être surpris des bonnes notes que l'on a reçu pour des prestations que l'on estimait moyennes, voire insuffisantes. Ah l'oral !


Voici les trois mousquetaires attendus de bonne date qui finissent par être livrés pour l'été 2013 ! Le gros recueil d'annales d'agrégation interne permettra aux nouveaux postulants de tout avoir dans un seul livre. Certains l'attendaient : le voici enfin ! Bonne vacances à tous, moi je vais faire autre chose pendant l'été car je commence à saturer. Des dessins peut-être ? Des marches surement. Et n'oubliez pas : gardez la foi, soyez heureux de vivre sur Terre encore un jour :) Avanti !
Acquisition des Fondamentaux pour les Concours vol. IV - Géométrie affine et euclidienne - Dany-Jack Mercier























Témoignage de Didier S. : oral 1 du CAPES externe 2013 - Vendredi 28 juin 2013, lycée Jean Lurcat. Convoqué à 13h30, je suis invité à descendre avec mon énorme valise de 23kg à l'étage inférieur pour une petite réunion où l'on essaie de nous faire « rigoler » pour déstresser un peu. On nous donne à chacun la lettre de notre commission, puis on rejoint notre salle de préparation, encore deux étages avec cette valise.
Moment fatidique du tirage au sort ! Une grosse boite en forme de camembert contenant des petites feuilles vertes où sont inscrites ces fameuses leçons. Nous tirons tous une feuille verte, hé oui nous y sommes obligés. Et nous conservons celle-ci face retournée. Il se trouve qu'au travers nous arrivons à discerner les intitulés des leçons...
J’ai le choix entre « Loi de Poisson, Loi normale » et « Différents types de raisonnements en mathématiques ». Par défaut je choisis de traiter la leçon portant sur « Différents types de raisonnements en mathématiques ». Par chance la veille au soir Guédalia travaillait sur cette leçon et nous avons échangé. La tête pleine d'idées fraîches, grâce à elle, je dégage rapidement un plan : raisonnement par implication, par équivalence, raisonnement par récurrence ainsi que, le raisonnement par l'absurde et contraposée. Chacun de ces raisonnements sera accompagné d'une présentation (par exemple le théorème qui justifie le raisonnement par récurrence) qui explique le principe de ce dernier.
C'est ainsi que je pars à la recherche d’exercices illustrant chaque raisonnement. Pour le raisonnement par l'absurde ça sera de l’arithmétique en démontrant que racine de 2 est irrationnel et l'infinité des nombres premiers. Le raisonnement par récurrence sera présenté à l’aide d’un exercice sur les suites et avec la démonstration de l'inégalité de Bernoulli qui peut être exigible en classe de terminal S. Le raisonnement par équivalence : un problème de lieu géométrique (MA/MB=k avec k un réel strictement positif différent de 1) en soulignant que le travail par équivalence est important dans la résolution de problème de lieux. Pour le raisonnement par implication j'ai choisi comme exercice un système pour mettre en avant l'implication puis l'implication réciproque (chose que l'on demande aux élèves de faire sans qu'ils sachent vraiment pourquoi) afin de pourvoir enchaîner sur le raisonnement par équivalence.
C'est déjà le moment de présenter ! Deux heures et demie ça passe vite ! J'y vais ! Le jury est constitué de deux hommes et une femme. A première vue ils ont l'air sympathique. On m'ouvre ma session contenant mes documents sur un ordinateur mis à disposition. Je fais une petite introduction où je souligne que les élèves sont familiarisés tout au long de leur cursus à différents types de raisonnements qui sont plus ou moins formalisés.
Je présente le plan de ma leçon à l'aide du vidéo projecteur et je me lance, je finis le tout en 13-14 minutes dira-t-on. Pour le développement on me demande de résoudre le problème de lieux (je me dis super !). Je le résous en trois coups de cuillères à pot (5 minutes) et je conclus : « Ainsi l'ensemble des points M appartient... ». Le jury me demande d'un air étonné « C'est fini ? ». Je réponds un peu désabusé « Oui... », et l’on me répond en souriant « Non, non, c'est juste une question ».
Nous démarrons l'entretien ; celui qui me semblait être le président du jury revient sur le système et me demande s'il s'agit d'une vérification logique ou d'une vérification « juste pour voir si on ne s'est pas trompé ». Je connaissais la réponse à cette question. On me demande aussi si dès qu'il s'agit de démontrer quelque chose pour des entiers naturels on procède par récurrence ? Non et j'illustre mon propos par un exemple. Cependant l'autre homme du jury, à chacune de mes phrases, garde les yeux et la bouche grands ouverts. Au bout de deux ou trois fois je me suis dit qu’il devait être comme ça après tout... La femme du jury me propose un petit exercice : « Un élève dispose d'un sac contenant des haricots. Je vous donne trois assertions :
  A : Un élève prend une poignée de haricots.
  B : Les haricots sont tous blancs,
  C : L'élève dit que tous les haricots du sac sont blancs !
Que dites-vous à cet élève sur son raisonnement ? »
Voilà ma réponse : «  la poignée qu'a pris l'élève n'est qu'un échantillon de la population de haricots présents dans le sac ; donc elle ne permet pas d’affirmer que tous les haricots du sac sont blancs ».
Le membre du jury : « Comment feriez-vous avec des quantificateurs ? ». Je réfléchie. «  Si je note S l'ensemble des haricots contenus dans le sac et P la poignée, S est une partie finie et P également, on a S={ai} avec i dans {1,…,n}, et P={ai} avec i dans {1,…,p} avec p<=n. De plus pour tout i appartenant à P, ai est blanc. Or P différent de S, donc... »
Le membre du jury : « Par quoi pouvez remplacer le signe « différent de » ? ». Ma réponse après réflexion : « il existe un i appartenant a l'intervalle [p+1,n] tel que ai ne soit pas blanc. » Le membre du jury : « Voilà ! »
Puis les autres membres du jury me posent d'autres questions auxquelles je pense avoir correctement répondu correctement. Il m'est demandé de démontrer que tout entier naturel supérieur ou égal à 2 possède un diviseur premier. Je fais ma démonstration à la façon « Dany-Jack Mercier » et le jury semble agréablement surpris : j'ai eu un « je ne m'attendais pas à cette démonstration ! ». [NDA : ma méthode n’a rien de spécial, c’est celle qu’on trouve un peu partout. Par contre l’étude des fondamentaux pendant l’année de préparation aide à réviser toutes ces démonstrations considérées comme devant être connues des candidats. Il faudra donc que l’on continue à les travailler avec les prochains capétiens…]
Enfin, la dernière question ! Elle est du président du jury : «  On va dire qu'il y a un enseignant qui ne respecte pas le programme et qui distingue le sens direct du théorème de Pythagore et la réciproque. Je vous donne trois longueurs 6, 4 et 3. Que pouvez-vous me dire ? »
Ma réponse : « 6^2 = 36 or 4^2 + 3^2 = 25, donc le triangle n'est pas rectangle d’après la contraposée du sens direct du théorème de Pythagore. »
Voilà c'est terminé ! J'ai eu affaire à un jury assez sympathique. J'entends par là : courtois, non agressif, souriant ! J'ai un peu ramé sur l'exercice avec les haricots mais je sors avec le sentiment d'avoir fait de mon mieux. Je sors en me disant que ce n'était pas trop mal, et qu'il reste encore l'épreuve de demain.
NB : J'ai obtenu la note de 18/20 pour cette leçon.



Dimanche 14 juillet 2013, questions de QM - C'est Mlle QM, votre ancienne élève en Master à l'IUFM de Guadeloupe. Je m'interroge sur les ESPE, et je me dis que peut être que vous aurez les réponses à mes questions. Avant de vous poser mes questions, je vous rappelle mon cas. Je n'ai pas été admise au CAPES pour la session 2013, cependant en 2013 j'ai réussi le concours CRPE qui me permet d’être professeur stagiaire dans les écoles primaires et élémentaires. Mais je suis aussi admissible au CAPES de 2013 (bis). Donc un choix cornélien se présente à moi, et afin de bien choisir je me permets de vous contacter pour que vous pussiez m'éclairer sur la nouvelle réforme du CAPES, si toutefois vous avez les informations.
Une fois que nous sommes admissibles au CAPES de 2013 (bis) ou CAPES 2014 anticipé (Je ne sais pas comment le nommer), l'inscription en master 2 est- elle obligatoire, même quand on a déjà un master 2 ? (Sachant qu'il est interdit de repasser un master qu'on à déjà). De plus le master de L'IUFM a-t-il changé de nom pour l'année scolaire 2013/2014? Et si je ne m'inscris pas à L'ESPE pourrais-je malgré tout passer les oraux en Juin 2014? Désolée de vous bombarder de questions, mais personne ne peut répondre à mes interrogations au rectorat. Je vous remercie et je suis dans l'attente d'une réponse de votre part. (...)
DJM - Arghhh... Je vous donnais gagnante à l’oral cette année, car j’ai noté que vous aviez une bonne maîtrise des leçons qu’on avait traitées en cours pendant la préparation. Vous êtes, avec ***, les deux candidates qui auraient dû l’avoir. Je vois bien ici les aléas de l’oral où le tirage au sort, et les réactions finales, sont difficiles à maîtriser. Beaucoup de paramètres qui changent suivant le moment où l’on passe...
Félicitation pour le CRPE ! Un collègue m’avait averti de votre réussite et de votre préparation de ce concours. Là, c’est une trèsbonne nouvelle !
Je ne suis pas complètement certain des informations que je vous donne ici, car on est tous un peu dans le flou. A priori, d’après ce que j’ai compris, en étant admissible à l’écrit du CAPES de juin 2013, on devrait s’inscrire en M2 pour suivre le stage lourd en responsabilité, même si on a un M2 différent. Mais je pense qu’on peut aussi ne pas le faire (quand on est déjà titulaire d’un M2 comme vous) et se contenter de passer les oraux en juin 2014. Le ministère pousse à ce que les étudiants admissibles en juin 2013 signent un contrat pour lestage en responsabilité dans les établissements du second degré, mais on serait en droit de ne pas le signer, d’accepter de ne pas être payé comme stagiaire, et de passer l’oral sans cela. 
Oui, le nouveau master change de nom, donc on peut s’y inscrire sans problème si l’on a déjà un autre master. Maintenant c’est le MEEF. Avant c’était le MEF. Et si l’on attend encore quelques années, ce sera sans doute le MEEEF, c’est juste une hypothèse récurrente :)
Je pense donc que même si vous n’êtes pas inscrite à l’ESPE vous pourrez passer vos oraux en juin 2014. Vous avez déjà votre M2, donc cela suffit. Vous pouvez aussi envisager de passer toute votre année 2013-14 à l’ESPE comme professeur PE stagiaire, ce qui vous titularise comme PE à la fin de l’année, et passer vos oraux de CAPES en juin 2014, voire aussi les écrits du CAPES de mars 2014 (même sans le préparer à nouveau : on a des restes qui suffisent souvent à maîtriser un écrit, ce qui prouve qu’on a travaillé sur le fond, et pas seulement sur la forme. Et j’ai constaté que vousz saviez de quoi vous parliez pendant nos entraînements à l’oral). Ensuite, étant PE, vous réagirez suivant que vous ayez aussi obtenu le CAPES ou non. Sans oublier qu’après 3 ans à enseigner comme PE vous pourrez passer le CAPES interne, plus facile et plus adapté aux collègues qui enseignent déjà.
Je vais envoyer ce courrier en copie à Mme *** qui s’occupe des stages l’année prochaine et qui pourra préciser et affiner mes réponses si elle le désire. En ces temps de changements, il faut serrer les coudes. Je vous souhaite de bonnes vacances et encore bravo pour votre réussite en PE. On a besoin de matheux en PE... En plus !
 
 
Dimanche 14 juillet 2013, message de MG - Je me présente MG. Je suis un de vos anciens étudiant. Je viens de soutenir ma thèse de doctorat avec Mr *** comme président de mon jury. Je ne pouvais rêver mieux. Pourtant je projette de me présenter à l'agrégation interne l'année prochaine et je me tourne vers vous. Je voudrais me procurer vos annales corrigés de l'agrégation interne (du premier volume au dernier). En avez-vous en stock ? (...)
DJM - (...) Félicitation pour votre doctorat. Si vous enseignez dans le secondaire, préparer l’agrégation interne est une bonne idée, surtout si on en a le désir. Je viens d’arriver en métropole. Je dois bien avoir quelques annales à Pointe-à-Pitre, mais certainement pas toutes. Je pense que le plus simple est de commander directement sur Publibook qui devrait faire cadeau du port juste pour la Guadeloupe.
Sinon il y a Amazon, mais là il y a le port pour expédition hors métropole (sauf si ça a changé récemment).
Autres indications :
Un bon travail sur annales récentes, mais aussi sur tout problème de CAPES externe ou interne, d’agrégation interne plus ancienne ou PLP, permet de s’entraîner à la rédaction et de localiser les points à réviser sur d’autres livres. Mais surtout, travaillez seulement en ayant les corrigés près de vous et en les lisant dès que vous en avez assez. TRES IMPORTANT pour ne pas perdre de temps précieux et engranger des connaissances plutôt que tourner en rond.
Pour l’interne, jetez aussi un coup d’œil sur les deux recueils gratuits que j’ai placés sur MégaMaths sur la page d’accueil (section sur les leçons d’oral). Il s’agit de :
-  CAPES/AGREG Maths - Préparation intensive à l'entretien (offert).
-  Oral 1 du CAPES MATHS - Pistes et commentaires (offert). 
Ah ! Préparez aussi l'oral dès que vous pouvez, en mettant de côté des "munitions" que vous trouvez sur les thèmes des leçons. Et potassez à mort les fondamentaux pour les écrits et les oraux que j'ai déjà collectionnés dans les livres de la collection "Acquisition des fondamentaux pour les concours". Ils permettent de dégommer des questions récurrentes posées aux écrite, et de s'entraîner à fond sur des questions "mortelles" sur lesquelles il faut s'avoir répondre à l'oral après 30 secondes de réflexion, en suivant au moins des pistes. But du jeu : accumuler des idées et des réflexes salvateurs qui nous rendront plus efficaces, jour après jour, puis voir si cela suffit pour réussir les concours que l'on désire passer :)
Et "Make it fun" : le plaisir est la clé du succès (s'il arrive). Ne pas se faire trop violence. Lire et s'entraîner à prendre plaisir à lire des textes mathématiques sur les sujets de votre concours est un acte mathématique à part entière. Ne pas sécher des années sur des petites questions qui finissent pas casser le moral : ce n'est pas le but de la préparation. (...)

Dimanche 14 juillet 2013, question de SG - il y a longtemps que je ne vous ai écrit, je vous transmets donc par le présent courriel quelques nouvelles... première et mauvaise nouvelle:je n'ai pas obtenu mon capes de maths pour la session 2013, je suis tombé sur pgcd et bezout en leçon, j'ai eu une très mauvaise note,car leçon non préparée, pour le dossier, j'ai eu 1/6 pour "comment agir en fonctionnaire"sans comprendre pourquoi cette note m'a été attribuée... mais deuxième nouvelle:je suis admissible pour les oraux de juin 2014...savez-vous si la liste des leçons est la même pour cette année (2014) que pour l'année précédente? auriez-vous également des conseils judicieux qui me permettraient de majorer ma note de "agir en fonctionnaire" et/ou des liens ou ouvrages qui me donneraient l'opportunité de pouvoir préparer en solitaire les oraux en ayant une chance de valider mon capes? il est vrai que je ne le méritait certainement pas mais bon...
DJM - L’oral dépend toujours beaucoup du tirage au sort, ce qui fait que les oraux peuvent se suivre sans se ressembler. A priori, les leçons devraient être les mêmes pour 2014, sauf si on lit le contraire sur le site officiel du jury. Une note incompréhensible à l’épreuve “Agir en fonctionnaire...”. Cela ne m’étonne pas : le bla-bla idéologique peut mal tourner sans qu’on s’en rende compte, c’est comme du temps de Pol Pot ou de Staline : il faut avoir un discours convenu :)
Je sais qu’il y a des livres sur “Agir en fonctionnaire...” mais je n’ai jamais approfondi la question donc je ne peux pas vous dire grand-chose. Par contre j’ai cru comprendre que cette partie de l’oral 2 n’existerait plus pour l’oral de juin 2014, et devrait être intégrée dans l’oral de façon globale, ce que je traduis personnellement par “diluée”, et ce que je considère comme une bonne nouvelle. Si elle est exacte, car actuellement je trouve qu’on est en plein happening pour ce qui concerne le concours et l’enseignement en général.
Bonnes révisions pour l’oral. Il faut essayer de traiter le plus de leçons possible, même sommairement pour “limiter la casse” quand on est obligé de traiter une leçon qu’on n’aime pas.


Dimanche 14 juillet 2013, questions de SN - (...) Je tenais à vous remercier de m’avoir conseillé le "Cours de Géométrie, Préparation au Capes et à l’agrégation, de DJ Mercier". J’ai pu constater au cours de mes révisions qu’il ne s’agissait pas que d’un conseil intéressé! Excellent ouvrage.
J’ai un rapport d’expérience à soumettre apres avoir passé le capes (et echoué) qui peut intéresser les mégamathiens dans la catégorie “candidats libres avec un peu de bouteille, mais sans expérience de l’enseignement dans le secondaire ou tres peu”. D’abord, des notes dans la moyenne aux écrits (~10): plutot satisfait apres pres de 20 ans d’abstinence mathématique et des révisions tres courtes. Mais de mauvaises notes (~5 aux deux) aux oraux (je m’attendais plutot, naivement?, au schéma opposé).
Alors, pour l’Oral 1, j’accepte. Dans les premieres secondes, je m’apercois qu’écrire au tableau prend beaucoup de temps. Resultat, ma lecon est chaotique, ce que j’écris au tableau n’a pas de sens, meme si je m’efforce de dire les choses correctement. Je fais aussi l’erreur de tenter d’impressionner le jury avec des notions probablement trop avancées (théoreme du point fixe dans le contexte des suites U(n+1)=f(U(n))). Le jury n’a pas été impressionné.
Oral 2: Pour celui là, je commence à peine a comprendre pourquoi on m’a mis 5 alors que je suis sorti plutot satisfait et que je m’attendais à une note honorable et salvatrice. Dans la premiere partie: je dois comparer deux méthodes de résolution d’un probleme. Je fais un tableau comparatif, approximatif parce que je n’ai pas fait de preparation sérieuse à ce genre d’analyse. Le jury questionne mon analyse et m’aide à la corriger. Ensuite, je résous le probleme par la méthode géométrique (fait intervenir la distance d’un point à une droite). Je développe ca d’une maniere qui me parait nickel, avec des notions accessibles en terminale S comme le veut l’énoncé. Je répond correctement à quasiment toutes les questions. Ensuite je présente deux exercices (utilisant algobox et géogebra), mais n’ai le temps de présenter que le premier. La encore, pas de blocage, je répond aux questions.
Dans la partie “Agir”, je propose des actions visant a favoriser l’orientation des filles vers les études scientifiques. Mes propositions sont raisonnables et réalistes. J’ai eu 1/6! Je suis encore choqué par cette note. Pour des raisons personnelles, j’ai eu le temps de réflechir aux questions des inégalites hommes/femmes, je connais le sujet, et il me tient à coeur. Cependant, je n’ai pas parlé de ma vie, me limitant docilement à répondre aux questions posées. Est-ce aussi le fait que je n’ai jamais mis les pieds dans un lycee depuis 20 ans, et que cela se voit forcément? Toujours est-il que ces notes me sont restées en travers de la gorge, et avant de m’engager plus avant dans ce nouveau choix de carriere, je préférerais les comprendre.
Autre question, doit-on voir ce type d’oral comme l’occasion de faire valoir ses expériences précédentes, même si le jury ne pose aucune question la-dessus (comme si vous aviez pris 15 ans de vacances). Ou serait-ce mal vu?
Pour finir, qu’ont-ils a convoquer les gens a l’aube? Quelle entreprise oblige les gens a se lever a 4h30 pour se rendre a un entretien d’embauche?
DJM - Environ 10/20 aux écrits, il faudrait obtenir un peu plus pour avoir des réserves pour les oraux qui sont plus aléatoires. Ne pas essayer d'éblouir le jury : il en a vu d'autre. Mais dire ce que l'on connaît ou ce que l'on a envie de mettre en valeur, sans excès ! Je connais un spécialiste des graphes qui passait son CAPES il y a quelques années. Son doctorat portait sur les graphes ! Il en savait 10 fois plus qu'un jury bateau sur le thème des graphes, et il est tombé sur la leçon sur les graphes en oral 1. Génial, et bien il s'est fait descendre mais ne sait pas où il a chuté ! Heureusement, pour l'oral 2 qu'il n'avait jamais préparé (il venait de l'ENS) il a proposé un exposé très basique sur les barycentres, et il a obtenu une très bonne note. Lui pensait avoir  une très bonne note en oral 1 et une note plutôt moyenne (voire basse) en oral 2. Il y obtenu 5/20 en oral 1 et 19/20 à l'oral 2. Le fatum !
Il avait aussi les cheveux longs, comme beaucoup qui venaient de l'ENS Lyon. Est-ce que ça a joué à l'oral 1 ? En général il vaut mieux ne pas avoir les cheveux long si on est un homme et si l'on passe le CAPES (du sexisme sans doute).
Pour en revenir à vous, l'épreuve "Agir en fonctionnaire" peut donner lieu à des variations importantes selon les réponses, le jury, et la période du mois lunaire :) Je serais intéressé de savoir le libellé de votre sujet, ce que vous avez dit et les questions qu'on vous a posé. 1/6 c'est peu. Et sur un sujet que vous aimiez. Vous n'avez certainement pas répondu comme un robot féru de textes officiels et de propagande du politiquement correct (!). Je pense qu'on demande des réponses stéréotypées, dites comme si on y croyait vraiment : comme dans un recrutement dans une société privée par exemple.
Convoquer les gens à l'aube ? Ben le jury travaille sans s'arrêter pour traiter tous les candidats dans un temps record. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être pour minimiser les coûts ?