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Session 2012 pour le CAPES externe ou interne & l'agrégation interne

- ORDRE CHRONOLOGIQUE -
 
Mercredi 20 juillet 2011, de Marion - (...) Je suis actuellement enseignante de mathématiques au lycée francais de XXX et souhaiterais préparer mon capes interne et externe. La mi-juillet étant passée je ne peux plus m'inscrire pour la session 2011. J'envisage donc une inscription pour la session 2012. Je voulais savoir s'il est possible de préparer ce concours uniquement à l'aide des documents présents sur la page MegaMaths. Je suis titulaire d'un master Mathématiques, cryptographie et applications et d'une licence de mathématqiues pures. Puis-je m'inscrire en candidat libre aux concours de l'académie de guadeloupe ou dois-je obligatoirement effectuer une inscription en IUFM ? (...)
djm -
(...) Les documents placés sur MégaMaths permettent de travailler certains points du concours, mais il faudra les compléter par d’autres documents à votre convenance de façon à traiter le maximum des programmes de l’écrit et de l’oral du concours.
Ayant le Master, vous pourrez vous inscrire au CAPES en candidate libre en faisant attention aux délais d’inscriptions qui peuvent varier d’un instant à l’autre avec tous ces chambardements récents. Pensez à bien lire les conditions d’inscription sur le site SIAC2 du Ministère. En particulier, ils demanderont encore, sans doute, une attestations CLES2 et C2i2e en langue vivante et en informatique, attestations que l’on doit posséder au moment où l’on s’inscrit. Je sais qu’on prépare ces attestations à l’IUFM durant les heures de Master, mais un candidat libre soit trouver où les passer. Il faudra vous renseigner dans des organismes de formation continue. Je ne sais pas exactement où malheureusement...
A ma connaissance, une candidature en candidat libre ne nécessite pas d’être inscrite dans un IUFM. Pour toutes ces questions, lisez bien ce qu’il y a de marqué dans le site SIAC2. Regardez aussi sur la page "CAPES externe" de MégaMaths, mais là les informations ne sont pas officielles.
Vous avez raison de préparer l’interne et l’externe. Il faut mettre le plus de chances de son côté. Bon courage pour tout ce projet, et beaucoup d’énergie pour le mener à bien, (...)

Mercredi 20 juillet 2011, de Françoise - (...) Avez-vous par ailleurs un ouvrage de cours (rédigé par vous) pour l'analyse à me conseiller ? Par ailleurs, j'ai aussi acheté la préparation au concours du CNED donc pour la session 2013, j'espère bien être au point !
djm - (...) C’est une bonne idée d’avoir acheté les cours du CNED. Achetez tous les livres qui vous motiveront pour travailler et exploitez-les le plus possible. Tout ce qui nous motive et nous fait gagner du temps est profitable. En analyse, me concernant, vous pouvez par exemple emprunter et parcourir les livres de préparation à l’oral 1 du CAPES d’avant 2011 : les quatre livres de la collection “L’épreuve d’exposé au CAPES mathématiques”, qui permettent de travailler les bases tout en prenant à l’époque prétexte des titres des leçons d’oral. (...)

Dimanche 24 juillet 2011, de Françoise - (...) Me voilà à nouveau avec 2 questions ! Décidément, il faut être bien motivé pour vouloir enseigner les mathématiques, ça tombe bien je le suis et j'ai le temps d'y parvenir ! Je pensais qu'un simple niveau au TOEIC suffisait pour justifier d'un certain niveau en langue et que le C2i que j'ai passé en L1 suffisait également, mais surprise il s'agit du C2i enseignant et du CLES 2, épreuve à mon avis plus exigente que le TOEIC.
J'ai pris contact avec une personne qui organise les sessions de CLES 2 et pour le C2i enseignant, je vais essayer de voir à la faculté à Besançon s'il y a une possibilité.
En pratique, je vois que ces conditions sont mises en place pour la première fois cette année (report la session dernière), ma question est la suivante, peut-on attendre d'avoir le concours pour régulariser la situation ou doit on absolument justifier de ces titres pour débuter comme stagiaire ?
Que conseillez vous à vos étudiants ? Savez-vous comment sont organisés ces enseignements dans le cursus dans votre faculté ?
Je vous remercie encore des quelques minutes que vous pourrez m'accorder en me répondant.
(...)

djm - Oui, c’est affreux la manière dont les conditions d’inscriptions se sont alourdies. En quoi a-t-on besoin de parler anglais ou bengalais pour enseigner des maths dans un collège en France ? Un excellent étudiants de mathématiques pourrait obtenir 20/20 à toutes les épreuves du CAPES mais serait refusé dès que l’on apprendrait qu’il n’a pas sa certification jamais suffisamment étudié de langues étrangères. Du délire.

Vu les mauvaises nouvelles récurrentes concernant les concours, et si enseigner dans le secondaire vous intéresse à tout prix, je conseillerai d’obtenir ces certifications avant de passer les épreuves écrites, voire avant de s’inscrire au CAPES. Normalement, il devrait y avoir des indications de marquées sur le site SIAC2 du Ministères. C’est le seul site qui diffuse des documents officiels concernant les conditions d’inscription et les concours en cours. Il faudra fouiller dedans.

Personnellement, je ne m’occupe pas de ces formations en langue et en informatique qui sont dispensées hors parcours mathématiques” dans le cadre des enseignements de l’ossature ou complémentaires du Master. Je sais seulement qu’à l’issue de ces enseignements, les étudiants doivent obtenir ces certifications. Pour le C2i2e, le cours est de 24h au second semestre de M2. Pour les langes, ils ont 18h ou 24h chaque semestre en première et seconde année de Master, comme cela a été rendu obligatoire pour tous les Masters de l’Université des Antilles et de la Guyane. Bon courage pour ce parcours du combattant. (...)

Samedi 30 juillet 2011, de Candice - (...) Je me permet de vous faire part de deux infos disponibles sur le site du SIAC2 (donc officielles a priori) à propos du CLES2 et du C2i2e, deux "attestations" qui nous donnent bien du fil à retordre... Et vu les tarifs prohibitifs qui sont pratiqués dans les universités lorsqu'on n'est pas inscrit en Master (et oui, certains d'entre nous l'ont déjà, ce fameux M2), ce qui suit devrait en intéresser plus d'un. 
Pour le CLES2, il faut savoir que ce n'est pas obligatoire. Il faut pouvoir justifier d'un niveau B2 en langue (donc pas forcément l'anglais) et il y a toute une liste d'équivalences à cette adresse.

 Pour le TOEIC ou TOEFL il faut faire attention, je crois que l'un des deux n'est valable que 2 ans. Pour le C2i2e, TRES GRANDE NOUVELLE : "Les lauréats des sections de concours pour lesquelles les technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement figurent au programme des épreuves ou pour lesquelles au moins une épreuve comporte une présentation pédagogique avec utilisation des Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement (TICE) sont dispensés de produire le C2i2e". Tous les détails ainsi que la date exigée pour l'obtention sont ici. J'espère que ces informations seront profitables au plus grand nombre. [NDR - Attention : le CAPES externe de mathématiques ne permet pas d'éviter d'être titulaire du C2i2e alors que celui-ci n'est pas demandé au CAPES interne de mathématiques. Donc lisez tous bien les conditions sur la page ad hoc du SIAC.]

Samedi 20 août 2011 - Voici une lettre d'un collègue que j'ai reçue le 20 août 2011, où celui-ci réagit à ma mise en ligne d'un cours de terminale C en 1974-75. Elle concerne l'évolution des programmes de maths au Lycée. Ces commentaires sont très intéressants.

Samedi 20 août 2011, question d'un mégamathien - Pour le CAPES écrit, l'étude des suites U(n+1) = f(U(n)) vous paraît-elle incontournable (il faut que je fasse des choix : le programme de sup + spé, c'est vaste, et pour moi, c'est vieux !) ? De même, faut-il savoir être attentif aux sujets de type résolution numérique, algortihmes...
djm - Pour vos révisions de l’écrit, vous pouvez faire des choix, vu que l’on n’a pas le temps de tout faire. Vous pouvez ne pas étudier ces suites récurrentes dans un premier temps. Le programme est vaste, et normalement les problèmes proposés doivent toucher à de grandes parties du programme.Lorsque vous ne savez pas comment réviser l’écrit, et ne voulez pas trop vous en faire, une solution toujours efficace est de se lancer dans la résolution d’une annales récente en disposant de la correction à côté, puis de rechercher du cours dans un domaine particulier si l’on n’arrive pas à comprendre la solution : cela oriente naturellement les révisions sur les thèmes qui sortent effectivement au concours.
Bonne progression dans vos révisions :)))


Vendredi 2 septembre 2011, de Cécile - (...) je n’arrive pas a trouver reponse a mon probleme d’où mon petit message… cela paraitra idiot mais j’ai fait il y a longtemps de cela 2 ans de prepa HEC scientifique et pourtant mon dada c est les maths depuis toujours !! pensez vous que le programme annoncé sur SIAC de CPGE s en eloigne vraiment et si oui dans quel domaine ? geometrie ??  car c est bien beau qu ils annoncent CPGE mais ca veut rien dire en fait il y a des CPGE bien differentes de nos jours !!
j aimerais savoir et cibler au plus vite mes lacunes…et puis je l avoue garder espoir… sinon j ai bac +5 donc peut m inscrire au capes reste a regler THE probleme des lacunes en maths J HEC / CPGE Merci par avance (...)

djm - (...) Avoir le moral, c’est essentiel  ! Donc cultivez-le. Les choses ne sont pas rendues faciles avec ces programmes aux contours flous, mais il faut se dire que (heureusement) tout le monde est devant cette difficulté. Et moi avec.
Pour répondre à votre question : je ne connais pas le programme de HEC scientifique, cependant le législateur parle de “programmes des CPGE” sans préciser la nature de cette CPGE. Cela signifie que tous les programmes de toutes les CPGE existantes font partie du programme du CAPES. Quelle diablerie !
Personnellement, je pense qu’il faut déjà s’arranger pour bien posséder le programme des MPSI (pour maths sup) et MP (pour Maths Spé). J’ai placé ces programmes sur la page http://megamaths.perso.neuf.fr/capes.html. Pour le reste, il ne s’agit pas de se transformer en un grand spécialiste diafoirus des programmes, ce qui serait trop couteux en temps, mais de se donner beaucoup d’heures d’entraînement pour l’écrit sur des annales du CAPES externe, toujours an ayant une solution à côté pour pouvoir s’y référer dès que l’on en a besoin, sans attendre. Travailler sur ces problèmes permet de localiser les éléments de cours qu’il faudra réviser sur d’autres livres. Cela permet de définir une stratégie simple pour préparer les écrits. On peut en imaginer d’autres : dans tous les cas, il faut trouver comment approfondir les thèmes de l’écrit puis de l’oral du concours. Tous les coups sont permis, et les progrès dépendant énormément du temps investi et des documents pertinents qui nous auront aidés. On choisira des solutions qui nous permette de continuer à “afficher des heures de travail” et de conserver une bonne motivation.
Bon courage et en avant !

Réponse de Cécile - 
Merci beaucoup pour votre réponse - très bonne idée de repérer les programmes grace aux annales ;) je vois que finalement les programmes sont bien vastes c est la meilleure solution. (...)
djm - (...) Oui, je suis d’accord avec vous : les programmes sont trop vastes. Je le vois bien quand on parle des BTS où il y a nombre de programmes de BTS et des thèmes très variés. Officiellement, on m’a dit, en 2010, qu’il s’agissait seulement de travailler ce que l’on demandait aux élèves, à partir des livres de ces classes, mais cela ne m’a pas du tout convaincu puisque si un membre du jury d’oral connaît bien le sujet abordé, pour l’avoir enseigné des années,, il risque bien de poser une question “d’approfondissement” qui déborde ce que l’on demande aux élèves de savoir, et s’attendre à ce que le candidat y réponde. Quoi de plus logique que de s’attendre à ce que le professeur maîtrise parfaitement les sujets qu’il doit enseigner. Mais est-ce raisonnable de demander une compréhension approfondie de thèmes complexes qui sont en fait proposés de façon très édulcorée dans les classes où l’on évite toute démonstrations et toute d’abstraction, où l’on ne dispose d’ailleurs pas de toutes les connaissances nécessaires pour justifier certains résultats, et où l’on se contente de survoler légèrement le sujet et faire acquérir des automatismes aux élèves ? Moi-même, qui prépare le CAPES depuis de nombreuses années (!), je me ferai avoir sur certains thèmes d’oraux que je ne connais pas ou très mal à mon sens.
Une seule solution pour ne pas devenir fou : s’assurer une note confortable à l’écrit, puis espérer tomber sur un thème d’oral que l’on aura auparavant travaillé. Bien sûr, plus on en travaille, et mieux ça vaut. Et pas d’états d’âmes trop pénibles à supporter, car il ne faut pas être contre-productif. En avant !



Le livreVendredi 30 septembre 2011, de Pascal - (...) En premier lieu j'espère que ma demande ne va pas vous sembler incongrue. Je m'appelle Pascal, 33 ans, vivant dans le G. et exercant un metier de comptable. Je me suis inscrit à l'épreuve du crpe mais je n'ai pu me presenter le deuxieme jour de l'epreuve car un accident ayant sur la rocade pour me rendre à l'examen, j'ai été bloqué plus d'une heure dans les bouchons. Cela me servira de leçon en partant beaucoup plus tôt (comme quoi il faut prevoir même l'imprevu). 
Pour ma demande, je souhaiterai me presenter au capes de mathematiques pour la prochaine session. Mon parcours : bac s option math, 4 années de droit et une Cinquième année en gestion de patrimoine. Je sais que mon parcours n'est pas idéal pour présenter un tel concours et qu'il y aura pas de mal de travail à fournir. Cela ne me dérange pas mais je ne sais vraiment pas par quel bout le prendre. Je me tourne donc vers vous car je souhaite m'y mettre rapidement: quels livres dois je prendre pour quelqu' un n'ayant pas baigner dans les maths pendant son année universitaire. Je souhaiterais être efficace dans le travail à accomplir: cibler le programme du capes et que je puisse intégrer le programme. J'ai cherché des livres mais il y en a une multitude et je ne sais que prendre pour pouvoir le travailler seul. Je vous remercie par avance de toute l'aide que vous pourriez m'apporter.

djm -
(...) Effectivement, vous avez un parcours qui n’est pas l’idéal pour passer le CAPES de maths, avec 5 années d’interruption. C’est dommage de laisser tomber le droit après avoir tant investi dessus... Mais, bon, il semble que vous ressentiez ce besoin et que vous ayez déjà pris votre décision.
Continuez à passer le CRPE si vous l’avez déjà préparé. L’un n’exclut pas l’autre : à investir et tenter un concours où l’imprévu joue toujours (comme on le voit avec votre expérience sur la route, pas de chance), autant multiplier les chances de réussite.
Pour réviser des maths pour l’écrit et l’oral du concours, il va falloir utiliser des livres de fond que vous aimez (si possible : pour la motivation), et des livres d’entraînement spécifiques. Je dirai qu’il faudrait :

  1) Des livres de cours pour réviser le cours : les lire, utiliser un brouillon pour se reposer les démonstrations avec le livre à côté, etc.

  2) Des livres d’entraînement : tous les livres d’exercices, de problèmes, et d’annales des années précédentes sont à utiliser en les travaillant le plus que l’on peut. Bien sûr, je connais bien les miens, et vous conseillerai en premier lieu les annales, le volume IV d’Acquisition des fondamentaux pour les concours (traitant de géométrie), et mes anciens TD (ceux de 2010-11 sur lulu en attendant les nouveaux qui ne sortiront que dans un an).

3) Des livres qui aident la préparation à l’oral : les miens et ceux des collègues qui donnent des approches et surtout permettent de comprendre comment le jury pose ses questions et quelles sont ses attentes. Regardez par exemple la bibliographie du CAPES sur MégaMaths, et cherchez par vous même. Faites un tour dans une bibliothèque universitaire et voyez ce qu’on peut y trouver...

En tout cas bon courage, beaucoup d’énergie, et tous mes voeux pour la réussite de votre objectif, (...)

Vendredi 14 octobre 2011 - Réponse à une mégamathienne qui travaille les annales pour l'écrit du CAPES dans un mois - Il y a des problèmes qu’on peut faire en toute sécurité, et d’autres où il vaut mieux lire la solution tout de suite sous peine de sédimenter trop longtemps pour rien. Par exemple je vous envoie la page 33 d’un recueil d’exercice sur lequel je travaille petit à petit, dès que j'ai matière. Regardez la note de bas de page : je préfère qu’on sache qu’il n’y a aucun problème à lire la solution dans ce travail proposé qui est assez difficile.
Pour réviser le CAPES qui approche, vous pouvez utiliser les deux derniers problèmes de CAPLP Maths-sc Physiques qui constituent un bon entraînement, surtout pour la première composition du CAPES externe qui est en général plus abordable, mais où l’on doit tout de même réagir proprement pour ramasser des points. Je les ai travaillés, avec des commentaires et des références aux rapports du jury (qui font réfléchir au moment où on vérifie la solution). Je les ai placés ici si cela vous intéresse : problème de 2010, problème de 2011. A choisir, commencez par le 2011.




Mercredi 9 novembre 2011, par Yess : SE "DEM..." TOUS SEULS AVEC LES LECONS D'ORAL -  (...) Je (...) En tout cas, félicitation pour les documents que vous mettez en ligne pour les visiteurs de votre site. Cela m'a permis de voir ce qu'attendait exactement le jury pour les leçons d'oral au CAPES externe. Moi, je prépare le CAPES au sein d'un master, mais nos professeurs ne sont parfois peu précis dans leurs explications, et les explications données au sujet des épreuves orales sont parfois contradictoires. En fait, c'est à nous de nous "dém..." tous seuls. Vos documents m'ont beaucoup aidé dans la réalisation de mes leçons et aussi pour trouver des applications. Je ne suis pas encore au point pour utiliser Géogebra et pour créer des programmes sur ma TI mais j'avance petit à petit. Je verrais bien comment se passent les écrits. Après, je pourrais mieux peaufiner mes leçons d'oral en attendant les résultats des écrits. Au pire des cas, je retenterais ma chance l'an prochain et ça me fera moins de leçons d'oral à préparer avant la période de révisions intensives pour le "Grand oral". (...)

djm -  (...) Oh, chez nous aussi : je trouve que nos étudiants sont aussi bien seuls à travailler sur leurs leçons. Les quelques heures de préparation à l’oral 1 qui débuteront seulement au second semestre leur demande de préparer tous seuls des leçons et de les présenter “en simulation”. Cela n’est pas facile de tout traiter, et je n’apporte que de temps en temps des éclairages personnels. Mais là, je n’ai plus eu le temps de continuer. J’espère pouvoir m’y remettre en janvier (qui sait). J’espèrerai pouvoir faire plus, mais je me suis embarqué dans d’autres travaux. Au fait, vous avez vu les documents sur l'oral 1 que je signale dans ma page Oral 1 du CAPES
 Attention, vous me faites peur quand vous dites que vous investissez beaucoup pour faire tourner des programmes sur votre TI. Cela ne servira à rien pour les oraux, puisque les calculatrices sont interdites, et que l’on doit utiliser des TICE sur ordinateur : Geogebra par exemple, comme vous dites. La TI ne servira qu’aux écrits à venir (*). Vous avez raison d’attaquer l’oral le plus tôt possible. C’est tellement vaste, et avec la mastérisation il y a encore ce foutu mémoire de M2 au second semestre. Cela fait lourd.  (...)

[ (*) ATTENTION ! Je doit relativiser ce que j'ai écrit ci dessus car M. Vassard me rappelle, avec raison, que l'on a accès à des similateurs de TI sur les ordinateurs des oraux du CAPES externe à la session 2012, comme l'indique le site du jury. Il s'agit des simulateurs des calculatrices  TI-NSpire CAS TE et TI-SmartView 83 Plus.fr. Je recopie ici  le rappel salutaire de M. Vassard pour tous ceux qui utilisent ces calculatrices : "(...) vous déconseillez à juste titre l’utilisation de la calculatrice pour passer l’oral du capes, puisqu’elle n’est plus autorisée. Elle me paraît cependant être un outil appréciable pour l’écrit. Au demeurant, pour être complet et éviter toute ambiguïté, il me paraitrait juste de signaler que le logiciel TI-Nspire – c’est la même chose que ce que fait la calculatrice en version ordinateur – fait partie des logiciels autorisés au CAPES. Il présente à mes yeux de nombreux avantages pour l’oral du concours de part sa simplicité et sa polyvalence (calcul formel, tableur, programmation, géométrie, statistiques). Un certain nombre d’étudiants l’utilisent et il ne faudrait pas qu’ils croient que c’est à tort."]


Réponse de Yess -  Heureusement que vous m'avez dit que la calculatrice était interdite à l'oral car nos professeurs nous avaient dit le contraire. Dans la classe, il y a des étudiants qui ont déjà eu le CAPES et qui viennent faire une remise à niveau pour présenter l'agrégation interne. Ils nous ont dit que des calculatrices étaient mises à disposition des candidats pour l'oral 1 et les trois professeurs qui s'occupent de notre préparation à l'oral aussi. Je vais donc beaucoup plus me concentrer sur Geogebra. Contrairement à vos étudiants, ici nous devons préparer les 70 leçons d'oral 1 de la session 2011 durant le premier semestre. Lors du second semestre, nous auront le stage, quelques cours, le CLES2, le C2I2E et aussi la préparation à l'oral 2. Le semestre 1 est énorme pour nour car nous devons tous préparer quatre leçons d'oral par semaine. Les trois professeurs qui se relaient pour noter nos simulations d'oral avec le reste de la classe ne sont pas d'accord entre eux sur la façon dont on doit être présenter une leçon d'oral. Le premier dit qu'on n' est pas obligé de faire tenir toute la leçon sur le tableau et qu'on a parfaitement le droit d'effacer une partie du tableau au besoin, à condition de demander l'accord du jury à chaque fois. Le second dit qu'on doit faire tenir toute la leçon sur le tableau. Le troisième professeur s'en fout.
Par contre nos trois professeurs veulent qu'on utilise des applications sur l'ordinateur et aussi la calculatrice.
L'un d'eux, le troisième, interrompt la simulation d'oral toutes les 5 minutes pour poser des questions qui parfois n'ont rien à voir avec la leçon présentée. Résultat, on perd son rythme et l'on ne sait plus bien où on en es dans sa leçon.
Bref, on ne sait pas sur quel pied danser avec chacun d'entre eux. Par contre, nous sommes tous obligés de préparer les 4 leçons d'oral chaque semaine même si ce n'est pas notre tour de passer au tableau. C'est au cas où il y aurait des absences : si personne ne se porte volontaire pour présenter la leçon à la place de l'absent et bien c'est 0 pour tout le monde. Avec les écrits du concours à préparer et les examens, c'est mission impossible de traiter ces quatre leçons chaque semaine, y compris pour les deux majors de la promo. En fait, ces deux-là se fichent complètement d'avoir des 0 pour les préparations à l'oral car ils auront déjà leur semestre de master grâce aux bonnes notes qu'ils ont aux écrits. D'ailleurs, ils le répètent eux-mêmes assez souvent.
 Encore merci de m'avoir prévenu pour la calculatrice car je m'énervais à chaque fois que mon programme se bloquait pour une erreur dans une boucle. Je vais me mettre à fond sur Geogebra et Algobox car il me semble qu'ils sont beaucoup utilisés au collège et en seconde. Pour ce qui est du mémoire en M2, j'ai l'habitude de tenir un genre de carnet de bord. C'est un grand cahier dans lequel je note tout ce que fais au jour le jour, ainsi que ce que je suis censée faire le lendemain. Après, je mets tout au propre sur mon vieil ordinateur. Comme ça, c'est plus facile pour organiser mes idées et me rappeler de tout ce qui s'est passé durant le stage. Je dois ça aux profs qui nous encadraient en 1°S et T°S pour les TPE. Ce sont eux qui nous disaient de tenir un carnet de bord.

djm - Il y a beaucoup de travail à abattre en si peu de temps, que l’on comprend que l’on ne sache plus où donner de la tête. L’avantage à devoir présenter 4 leçons chaque semaine, c’est d’entamer la préparation à l’oral 1. Mais l’inconvénient c’est de devoir le faire dans l’urgence de la préparation de l’écrit.  
Au niveau des passages à l’oral, il y a toujours des interprétations divergentes, et pour se faire une idée personnelle de ce qui est demandé il faut bien lire le rapport du jury précédent ainsi que le compte rendu de la réunion des responsables de jury. Regardez bien sur la page “CAPES externe” de MégaMaths où j’ai mis des liens. Pour le tableau, le premier et le second de vos professeurs ont raison d’après moi, tandis que le second propose un idéal que l’on devrait atteindre, mais que l’on ne peut pas matériellement atteindre sauf à s’interdire d’être libre et volontaire au tableau, ayant trop peur de trop écrire. Je pense qu'il faut pas se faire trop de violence et laisser parler son caractère pour pouvoir s’exprimer “un peu librement”. Il faut s'autoriser un espace de liberté. D’après moi, il n’existe pas une seule façon de faire pour réussir.
 Surtout avertissez tout le monde dans votre formation que la calculatrice n’est plus autorisée à l’oral du CAPES externe : il ne faut plus perdre du temps à proposer des programmes sur calculatrices dans vos leçons d’oral. C’est certain ! Avertissez bien tout le monde. 
Dans le dernier rapport du jury, les examinateurs précisent que les 3 logiciels les plus utilisés par les candidats sont Geogebra, le tableur et algobox. Ils disent aussi que beaucoup de candidats présentent le plan (par exemple) en utilisant le videoprojecteur, donc écrive les grandes lignes sur open office. Les examinateurs ont l’air d’apprécier. C’est une idée à suivre si on se sent à l’aise en le faisant. Il faut choisir une solution qu’on aime bien pour être à l’aise avec, surtout.  
Votre méthode pour retenir ce que vous avez vu en stage semble bonne. Cela vous fera des traces.

Réponse de Yess -  (...) Je vous remercie pour l'info sur la présentation du plan avec le vidéo-projecteur. Ici, on nous dit que le vidéo-projecteur servait plutôt pour montrer des TICE au jury ou des énoncés d'exercices.
J'ai des questions à vous poser sur certaines des leçons d'oral. Les leçons 47, 59 et 60 sur les problèmes conduisant à l'étude de suites, d'équations différentielles et de fonctions. Le mieux, c'est de faire d'abord en partie 1 la méthode d'étude et ensuite, donner des exemples d'applications en partie 2 en fonction du niveau choisi ou alors,  Donner un exemple d'introduction suivi du plan d'étude type et enchaîner par la suite par 2 ou 3 exemples se référent à diverses applications des maths dans d'autres domaines pour illustrer tout ça et en faisant des rappels pour certaines questions?
Pour les leçons 20, 68 et 69 sur les exemples d'utilisation des nombres complexes, exemples d'algorithmes et Exemples d'utilisation d'un tableur c'es pareil que pour les leçons 47, 59 et 60 ?
Pour la leçons 71, je vois pas trop comment la faire. Je prends un truc en particulier et je montre les différents domaines dans lesquels c'est utilisé, ou, je différencie 2 ou 3 parties par exemple partie 1 sur la physique, partie 2 sur la chimie, partie 3 sur la biologie ou l'aéronautique et je parle des outils mathématiques les plus souvents utilisés dans ces domaines?  Mais dans ce cas-là, ce seront plusieurs mini-leçons d'oral combinées en une seule ou suis-je en pleins hors-sujet? 
En ce qui concerne vos livres sur les Acquisitions des fondamentaux pour les concours, j'ai trouvé les volume 4 et 5 mais impossible de trouver les volumes 1, 2 et 3 sur Google Livres. Je voulais les feuilleter mais ils sont introuvables. Ils existent ou ils sont interdits de lecture ?
A partir de demain, je suis Off jusqu'aux épreuves écrites du Capes. Une semaine de forcing pour les ultimes révisions, ça va être chaud ! (...)

djm - (...) J’ai peu de temps mais je vais tenter de vous répondre sobrement. (...)  Pour les idées de plans que vous donnez, je pense qu’ils sont tous valables. Le but est de donner un cadre simple qui permet d’avancer dans les explications et les exemples qui seront donnés. Donc vous avez toute latitude pour définir ces cadres. Du moment que vous restez dans le sujet tel qu’il a été précisé dans ces titre très court. 
Je n’ai pas eu le temps d’achever les trois premiers volumes de la collection “Acquisitions des fondamentaux pour les concours” et je ne sais pas quand j’y arriverai. J’y ai encore beaucoup à faire... Pour avoir une idée des exercices d’entraînement en algèbre ou arithmétique que je pose, vous pouvez voir mes anciens TD, par exemple ceux de 2010-11. C’est pour l’instant la seule façon de voir où j’en suis dans ce travail de longue haleine. Donc ils ne sont ni encore dans le commerce, ni sur google livre. 
Tous mes voeux vous accompagne dans vos révisions, et “que la force soit avec vous” dans les deux prochaines épreuves. Restez-y toutes les 5h et battez vous au maximum pour avoir tous les points qu’il est possible d’avoir. La victoire dépend souvent d’un iota, comme dirait Alexandre le Gran en agitant sa sarisse.


Jeudi 10 novembre 2011, par Arnaud : ARGHHH ! UNE SEMAINE AVANT LES ECRITS -  (...) Je suis en train de faire l'épreuve 2 du capes externe de 2010 qui traite de l'algèbre des suites que l'on identife avec l'algèbre des séries formelles. Mon problème est que j'ai du mal a comprendre vraiment les objets que je manipule du coup je suis souvent dans le corrigé . Ma question est la suivante : dois-je passer du temps sur ce sujet pour vraiment le maitrisé ou bien dois-je passer à un des autres sujets que je pense faire ? Je voulais aussi vous demander si vous pouviez me communiquer un liste de notion en algèbre-géométrie qu'il est indispensable d'avoir déja vu. Je sais qu'avec vous on déjà parlé des fondamentaux, mais à une semaine du concours j'aurai aimé avoir une liste d'environ 30 notions qu'on ne peut pas ne pas maitriser.Une semaine avant ? C’est trop tard. Il faut cultiver son moral !
djm -
Une semaine avant ? C’est trop tard. Il faut cultiver son moral !
Plusieurs solutions existent suivant le caractère de chacun. L’idée est de ne pas aller contre son caractère, mais de l’utiliser au mieux pour atteindre ses objectifs.
Pour certains, il vaut mieux s’arrêter de travailler complètement 3 jours avant les épreuves et laisser décanter. Se reposer, lire quelque chose d’agréable, jouer à des jeux électroniques, s’aérer : marcher, nager, faire du sport mais sans excès et surtout sans rien casser ! La semaine avant ces trois jours, on peut lire des maths, réviser des choses simples et toujours en lisant les solutions, ne pas s’énerver à voir tout ce que l’on n’a pas eu le temps de faire. On peut réussir les écrits en “réagissant bien” et en utilisant seulement des connaissances que l’on a assurée pendant sa préparation initiale. Mais il faut être calme et reposé.
Pour d’autres, c’est le contraire : ils préfèrent travailler jusqu’au bout et engranger des connaissances, ou réviser ce qu’ils s’aperçoivent avoir oublié, jusqu’au dernier jour. Dans ce cas il faut travailler comme on l’entend, mais sans se torturer l’esprit : agiter des pensées négatives joue contre soi à ce moment de la préparation. Il ne faut que se répéter qu’on va réagir pour le mieux suivant les circonstances, le moment donné. C’est la vie, on est fait pour s’adapter.
Pour le sujet de 2010 : si vous avez envie de lire le corrigé, lisez-le, il vous donnera des idées pour un travail similaire. Mais laissez tomber carrément si cela vous donne des boutons ! Vous pouvez vous entraîner sur des sujets que vous aimez (à cette époque de l’année). Ils vous montreront que vous savez déjà pas mal de choses ! Ce qui est bien.
Je n’ai jamais cherché à écrire une liste de 30 notions qu’il faut savoir maîtriser. Quand on a le temps, on peut retourner par exemple sur le volume IV de la collection “Acquisition des fondamentaux pour les concours” qui tente de proposer des questions importantes justement pour les écrits de concours. Lisez tous les chapitres en vous intéressant seulement aux questions courtes qui vous paraissent importantes (en géométrie puisque ce volume ne traite que de cela, les autres n’ayant pas encore été terminé : y arriverai-je un jour ?). Par exemple vpyez bien les questions sur la puissance d’un point par rapport à un cercle, la cyclicité, les bissectrices...
Je vais envoyer cette réponse à tous les M2 en ces heures fatidiques d’attente de l’écrit. Cela pourra intéresser tout le monde.  N’oubliez pas tous que l’on a besoin de vous pour recruter les enseignant dont on a actuellement bien besoin ! Il y a de moins en moins de candidats et de plus en plus de besoin, donc... Foncez, exploitez toutes vos connaissances pour carburer comme une formule 1 le jour des écrits.
Quelle diablerie : foncez dans le tas et de vous posez pas “trop” de questions, en tout cas jamais celle qui font baisser votre moral juste avant un examen ou un concours.


Samedi 19 novembre 2011 - Merci à Candice qui vient de nous envoyer les sujets du dernier CAPES externe. Ils sont placés sur la page Annales. Diable ! Je ne m'attendais pas à des isométries et à Z/nZ dans la composition 2, avec tout ce qui est fait qui donne l'impression que la géométrie doit être jetée aux orties... Encore un message équivoque du genre : on n'a pas besoin de savoir ce qu'est une application affine à l'oral du concours (vrai ou faux = mystère ! et qui dépendra des jurys) , mais on en a super besoin pour l'écrit et il faut continuer à les bosser... Diabolicum ! Enfin, cela montre que je serai obligé de traiter les isométries, les applications orthogonales et (un peu) les coniques avec mes étudiants de première année de master, alors que je me demandait si je ne devais pas me spécialiser sur les livres de lycées et CPGE...

Mardi 22 novembre 2011, de D. M. - (...) Je viens de passer les écrits du CAPES externe. Dans votre analyse des sujets de l'année dernière, vous remarquiez qu'une part non négligeable des épreuves consistait en questions de cours. C'était encore le cas cette année : j'ai révisé avec entre autres le "Tout en un" de Dunod (sup et un peu spé), en pariant sur votre analyse et en portant mes efforts sur la compréhension des fondamentaux. Du coup, je me suis sentie assez à l'aise dans les épreuves, sauf qu'elles sont horriblement longues, et qu'on ne sait pas jusqu'où il faut détailler. Pour Z/nZ, après tout, cela ne faisait qu'une douzaine de questions, et l'épreuve est suffisamment longue pour s'occuper avec les quelque 60 autres questions sans regret !

Concernant le texte écrit par ma (?) future collègue de lettres, cela correspond bien à ce que j'ai ressenti lors des 6 mois de remplacement que j'ai assurés l'année dernière, et effectivement, pour ne pas devenir fou, la première chose est de ne pas se laisser culpabiliser par notre hiérarchie (et les parents, mais de leur part, c'est plus compréhensible et donc, moins grave), c'est-à-dire les inspecteurs et le proviseur, qui instillent que si les élèves sont mauvais, c'est que nous sommes de mauvais pédagogues, alors que nous nous heurtons à un problème d'éducation. Dès qu'un élève se met au travail réellement, nous le savons tous, ses résultats montent.
La question que je me pose depuis longtemps, c'est pourquoi en tant que professeurs, nous (j'anticipe sur ma future situation !) restons dans une déploration individualiste ? Comment mettre en route une action concertée de professeurs par établissement, même si tous ne s'y mettent pas, pour adopter une attitude éducative concertée ? Et au fait ? Que peut-on faire ? Qui veut participer à un forum sur le sujet ? (...)

djm - (...)
Merci pour votre contribution. Oui, vous avez remarqué comme moi cette nouvelle tendance à poser énormément de questions sur les fondamentaux pour déterminer si le candidat non seulement connaît son cours, mais le possède suffisamment pour pouvoir le restituer proprement en rédigeant sans faire d’erreurs.
Cette année, je continuer à entraîner les quelques étudiants qui me restent sur les fondamentaux, et je m’aperçois que cela est plus difficile qu'il n'y paraît au premier abord. Il faut dire que mes étudiants ont encore bien des choses à étudier maintenant en dehors des mathématiques. Avec la mastérisation, ils préparent un master autant qu’un concours, donc travaillent en anglais, en didactique, en histoire des sciences, en C2i2e... Bref ils ont de quoi faire dans les enseignements d’ossature. De mon côté, dans les enseignements du parcours maths, j’essaie de leur apporter une aide à l’apprentissage des bases, des fondements. Et ouf, récompense ! Avec cette mouture de la seconde épreuve du CAPES externe 2012, c’est la première fois où je peux dire que l’on a beaucoup travaillé sur les thèmes de l’anneau Z/nZ et sur les isométries, et donc bien préparé beaucoup de questions qui sont tombées. Le problème du concours est composé de parties de cours et d’utilisation de celui-ci : c'est une restiotution de connaissances. Ah... Je me demandais s’il fallait que j’arrête de faire étudier les isométries et les coniques au second semestre du master. Après les épreuves de ce CAPES 2012, je suis obligé de continuer à consacrer des heures d’apprentissage sur les fondamentaux concernant les applications orthogonales, les isométries affines et les coniques. Et donc aussi les similitudes j'imagine. Je ne pourrais pas faire autrement...

Ce que vous dites ensuite est important. Vous l’avez vécu après 6 mois de remplacements : pour survivre en atmosphère délétère, il faut refuser de se culpabiliser comme beaucoup désireraient qu’on le fasse. Il faut penser aux élèves qui sont à notre charge, faire tout pour qu’ils réussissent, mais ne pas culpabiliser si l’on n’a pas les moyens de faire mieux. Je pense aux classes surchargées et aux horaires de mathématiques qui ne permettent plus
maintenant de faire travailler les élève comme on le devrait pour leur donner les moyens de comprendre. Trop d’heures de maths ont disparues en seconde, première et terminale pour qu’on arrive à bien comprendre les thèmes dont on doit parler en maths à ce niveau. La somme des heures de maths de la sixième à la terminale dans une section scientifique en 1972 était de 36h, la somme devient 32h à partir de la réforme Chatel de 2012 (pour la terminale qui suivra les horaires de cette réforme en 2012-13). Dans le cursus d’un élève de 2012, tout se passe comme si on lui avait supprimé un enseignement de maths d’une durée de 4h/semaine sur une année complète en comparaison avec le cursus d’un élève de 1972. Cela revient à lui sucrer une année de formation, par exemple la troisième avec 4h/semaine, par rapport à son homologue de 1972. Comment espérer mieux comprendre ce que l’on fait en mathématiques en supprimant carrément les heures d’enseignement d’une année entière ? L’enseignant doit faire le maximum avec ce qui lui reste d’heures, mais il ne peut pas faire quelque chose d’impossible. Point final !

Vous vous posez la question suivante : “pourquoi en tant que professeurs, nous restons dans une déploration individualiste ?". C'est simple : si un professeur parle trop des problèmes qu'il rencontre, cela retombe immédiatement sur lui : on dira qu'il n'a pas d'autorité naturelle et on lui refilera les plus mauvaises classes l'année suivante. Des collègues "bien intentionnés" laisseront entendre à l'administration qu'il se débrouille mal, qu'il n'arrive pas à s'en sortir avec les bambins. De toute façon il n'aura que peu d'aide de l'administration qui "fouette d'autres chats". Par exemple, on répète régulièrement que l'on ne doit pas renvoyer un élève de sa classe quelle que soit son attitude. Cela n'est pas réaliste et pourtant c'est ce qu'on entend. On imagine facilement la difficulté de travailler avec sa classe si l'on doit garder un élève qui se prend à sauter comme un cabri sur sa table en vociférant et en crachant dans les quatre directions. Il faudra trouver les termes pour le raisonner... Ah ah ah ! Allez mon petit, ce n'est pas bien de faire ça, tu gâche ta vie... Et celle des autres ? C'est beau le pays des bisounours.

Tiens : un collègue m'a dit récemment qu'une circulaire serait tombée, interdisant d'expulser un élève de sa classe pour des raisons de discipline. Je n'ai pas eu confirmation, mais si quelqu'un trouve cette circulaire, si elle existe vraiment, il faut me l'envoyer.

En fait, il faut trouver une système personnel qui permette de maintenir un minimum de discipline dans ses classes sans jamais faire appel à l'administration. Il existe des méthodes adaptées à chaque caractère, et cela dépend aussi énormément du public que l'on a. Il n'y a pas de recette qui fonctionne à coup sûr. Chacun se débrouille (ou pas). (...)

Jeudi 1er décembre 2011, de D.M. - (...) A propos de préparation du CAPES (pour le master, c'est bon, j'ai mon diplôme d'ingénieur), nos professeurs de fac nous recommandent d'acquérir une collection complète de livres de maths de la 6ème à la terminale pour bien les connaître, y trouver rapidement des exercices... (...) lesquels vous paraissent les plus adéquats ?
Il y a deux approches à cette question d'ailleurs, car j'ai constaté en utilisant les manuels l'année dernière, qu'il y a des manuels de deux "écoles" :
   - les manuels qui donnent un "coup de projecteur" sur différents aspects de la question à traiter, et dont les exercices posent la même question tournée de plusieurs facons, plus ou moins compliquée (type "Hyperbole").
  - des manuels à la construction plus déductive, avec des exercices plus systématiques ("progresser en confiance" et "Repères"), ouvrant éventuellement sur des exercices plus riches en contenu.
J'avoue que ma préférence va sans hésiter à la deuxième famille, mais je ne voudrais pas trop me fourvoyer par rapport aux attentes du jury... Qu'en pensez-vous ?

djm - Je ne connais pas tous les livres du secondaire loin s’en faut... Je ne m’y plonge que lorsque je le dois et avec ce qui me tombe sous la main. Mais je peux répondre très facilement à votre question. Selon moi :
    - Choisissez les livres qui vous plaisent le plus, avec lesquels vous aurez envie de travailler.
   - Si un livre vous met mal à l’aise, ne serait-ce que par les couleurs des pages ou les retours anarchiques sur les notions, laissez-le de côté.
 Personnellement je préfère les livres de votre “seconde catégorie” : structurés, avec des chapitres qui traitent véritablement les notions abordées, et avec des exercices progressifs en fin de chapitre. Je pense que c’est avec ceux-ci qu’on s’y retrouve le plus facilement pour préparer sa leçon d’oral 1 par exemple. (...)

Réponse de R.A. - En collège, je trouve la collection MYRIADE très bien et au-dessus des autres: des exercices intéressants, des activités d'approches efficaces, etc. Viens ensuite les collections TRANSMATH et PRISME. [ndlr
: cette réponse est donnée durant l'année scolaire 2011-12].


Jeudi 9 décembre 2011 - (...) Comment est-ce possible ? Le journal du CNRS est proposé gratuitement. Dans un sens c'est dommage puisqu'un abonnement à relay.com donne droit à 10 revues à 1 euro chacune par mois, que l'on peut télécharger sur sa tablette ou son ordinateur. Je suis abonné et c'est le rêve. Je pense que cette revue mérite d'être vendue ne serait-ce que pour voir combien de personnes sont intéressées, et un euro le numéro tient de la participation symbolique pour un lecteur. Enfin, la solution retenue ici est d'avoir une diffusion la plus large possible !
Pourquoi vous parlé-je de cela ? Tout simplement parce qu'en répondant à mon courrier ce matin, j'ai reçu un message de Gabriel M. qui m'a indiqué un lien mort à corriger sur l'une de mes pages. J'ai corrigé, puis j'ai vu que mon correspondant avait une page personnelle appelée Mathstar. Sur cette page, se trouvent des liens très intéressants qui motivent les apprentissages en mathématiques, donc un lien vers la revue du CNRS de juin 2010 où se trouve l'article Rien n'arrête les mathématiques. Bravo Gabriel pour cet excellent lien que je reprends ici au bénéfice de tous ceux qui le liront :)))


Des statistiques du CAPES et des concours de recrutement de l'EN sont proposées sur le site SIAC. J'ai relevé ici quelques feuilles intéressantes : CAPES 2005, CAPES 2006, CAPES 2007, CAPES 2008, CAPES 2009, CAPES 2010, CAPES 2011, CAPES Maths 2011.


Mercredi 25 janvier 2012, de Philippe A. - (...) Je vous écris aujourd’hui car il m’arrive une chose étonnante, je suis admissible au 3ème Concours du CAPES. J’en suis très étonné car je pensais ne pas être allé assez loin dans le problème, et surtout cela faisait un an que je n’avais pas touché un livre de Maths. Enfin, je ne sais pas comment préparer les oraux, ou plutôt l’oral, car je crois qu’il n’y a plus que l’oral 2 pour le 3ème Concours. Pouvez-vous me conseiller car je me sens un peu perdu sur ce type d’oral, j’ai plus l’habitude des oraux des grandes écoles (j’ai fait sup/spé Bio, et l’Agro paris ensuite) ? (...)
djm -
(...) C’est bien d’obtenir une admissibilité, mais je ne sais pas du tout ce qu’on demande au 3ème concours. Et je ne sais que ce qu’il y a marqué dans les textes pour l’oral 2 du CAPES. Je suis donc de bien peu de secours. Je pose donc votre question sur l’éditorial de MM pour savoir si un mégamathien possède des renseignements à ce sujet (qu'il pourra me communiquer et que je marquerai dans ces lignes).
Essayez de trouver des renseignements et au minimum travaillez des dossiers tels qu’on les propose en oral 2 du CAPES externe, en travaillant aussi l’oral du type “Agir en fonctionnaire...”.
Et bravo pour votre admissibilité !

Jeudi 26 janvier 2012, de Rodrigue A. - (...) Je viens de lire le post de Philippe A. Sur son admissibilité au 3ème concours, il peut regarder "les yeux fermés" le dossier que je vous avais envoyé et que vous avez mis en ligne sur la page d'oral 2 :  il y a déjà de quoi faire. Sinon il existe des rapports de jurys du CAPES externe sur l'oral 2.
 

Jeudi 26 janvier 2012, de F.B., comment passer ce C2i2e ? - Bonsoir, je reviens vers vous ce soir pour vous faire part d'un léger désarroi. Je m'étais informée récemment que l'IUFM de Lorraine, ma région, organisait pour les étudiants en candidat libre une certification mais réservée aux candidats admissibles des concours. Ainsi, ayant attendu les résultats je m'en vais aujourd'hui prendre les dispositions nécessaires : les inscriptions sont fermées cette année ! Malheureusement je n'ai pas trois enfants mais deux, ce qui fait sans doute que je m'en sors moins bien avec les TICE, bien que comme contractuelle de l'éducation nationale avec 5 classes et 4 niveaux dont 3 en lycée, j'utilise très souvent ces nouveaux médias.
Est-ce que cela veut dire que le concours me passe sous le nez ?
Pour l'anglais je vais faire valoir mes crédits ECTS obtenus les années précédentes à la faculté.
J'ai envoyé une requête au médiateur de l'académie. Pensez vous que d'autres candidats sont dans ma situation ? Vont ils nous permettre en cas de réussite de l'oral de passer cette certification pendant l'année de stage comme c'était le cas quelques années auparavant ?

djm - Zut et  zut. Encore des problèmes avec cette p... de certification. Ils sont devenu fous ! Sur ce site vous trouverez des informations officielles sur ce C2i2e, et sur cette page vous trouverez la liste des universités habilitées à faire passer la certification C2i2e. C’est maigre, toujours très flou car cela suppose que ces universités arrivent à organiser ces certifications dans les temps, mais il y a au moins des responsables à contacter par mél et qui peuvent en savoir plus.
Je suis allé sur la page officielle où on apprend effectivement qu’il n’existe pas de dispense de certification C2i2e pour les enseignants non titulaires, ce qui n’est pas joli joli.
Enfin, renseignez-vous auprès de votre rectorat et de l’université pour savoir où passer cette certification. Vous avez bien fait d’écrire au médiateur de l’académie. Vous me direz si vous arrivez à trouver un endroit où passer cet examen. Dans tous les cas, il vaut sans doute mieux se présenter quand même aux oraux en espérant que l’administration acceptera de laisser une année au lauréat pour passer cette certification si indispensable pour quelqu’un qui utilise déjà les nouveaux médias dans le cadre de ses enseignements ! Misère... Bon courage dans ce parcours à obstacles (...)


Samedi 28 janvier 2012, d'une mégamathienne - (...) Par rapport aux leçons, et j'ai relu le rapport du jury, il semble qu'on demande depuis l'année dernière aux étudiants d'être plus en adéquation avec la pratique professionnelle : je me demande si du coup vos leçons ne sont pas un peu compliquées ? Avez vous inciter vos étudiants à produire des lecçons qu'il pourrait directement exposer en classe (terminale voire BTS ou même moins ) ? (...)
djm - Pour les oraux, oui : il est maintenant possible de se caler plus spécialement sur les leçons du secondaire et de BTS pendant son exposé, de sorte que les savoirs autres risquent de n’intervenir que pendant l’entretien ou suivant les réponses du candidat. Ce n’est pas encore bien clair, mais je pense que le candidat peut dans un premier temps se borner à voir ce que l’on fait dans le secondaire et en BTS, l'oral étant devenu plus "professionnel". J’imagine quand même que le jury demandera des précisions “plus élaborées” à certains détours de l’entretien. (...)


Dimanche 29 janvier 2012, de K.V. - (...) J’ai passé le CAFEP CAPES en novembre 2011, après m’être remise à niveau en ce qui concerne le collège et le lycée, de septembre à novembre. J’ai eu 1,33 à l’écrit 1 et 4,55 à l’écrit 2. Je trouve que vu le rapport « temps travaillé/résultat » c’est pas si mal ! J’ai un bac +5 en statistiques et informatiques, obtenu en 1999. A partir de septembre 2012, je serai en M2 (en formation master mathématiques, préparation au CAPES). Je souhaiterais que vous me conseilliez pour savoir dans quel ordre je dois apprendre les cours afin d’optimiser mes révisions : j’ai 3 années à apprendre en seulement 8 mois ! Quelles sont les connaissances indispensables pour les écrits et comment apprendre au mieux ? J’ai à ma disposition les 2 ouvrages « Tout en un » de Deschamps et Warusfel : est-ce suffisant ? Que dois-je avoir pour compléter ces ouvrages ? Je vous remercie par avance de vos réponses. L’objectif pour moi est absolument d’être admissible après les écrits de 2012. (...)

djm - (...) Les notes obtenues ne sont pas si mal en 2 mois et demi de préparation. Je ne connais pas le « Tout en un » de Deschamps et Warusfel mais se sont de très bons auteurs, donc je pense que c’est une très bonne chose d’utiliser leur livre. Pour préparer l’écrit “en super priorité” j’imagine plusieurs solutions :
1. Attaquer des annales des années passées, avec un bon corrigé à côté, sur lequel on se reportera dès qu’on en a envie. Le but est d’emmagasiner des connaissances, pas de chercher en perdant du temps. Si l’on tombe sur quelque chose d’incompréhensible dans la solution, cela veut dire qu’il faut chercher un petit cours à ce sujet, donc le chercher sur internet ou dans des livres spécialisés.
2. Lire du cours : il vous faudra une collection complète de livres du secondaire donc achetez-les maintenant et travaillez tous les cours que vous pourrez dessus, et surtout ce que l’on demande en première S et terminale S. Le « Tout en un » de Deschamps et Warusfel doit s’adresser aux CPGE je présume, donc c’est bien.
3. Evidemment je connais bien mes livre :). Mes deux bouquins de cours “Fondamentaux de géométrie” et “Fondamentaux d’algèbre et arithmétiques” permettent de bien travailler ces parties. De plus, je m’y accroche pour proposer un travail équilibré en TD sur les notions qu’il faut absolument connaître pour l’écrit et l’oral. Ce sont les TD que je donne cette année et je les conseille donc. Il s’agit de la Mise à niveau AGA - Révision équilibrée des thèmes d'algèbre, de géométrie & d'arithmétique.
Oh, et puis je vais remettre tout de suite à jour les conseils que je peux donner pour la préparation, sur la page que vous pourrez aller voir ici. Il s’agit du troisième item, mais tout est à lire sur cette page... J’ai essayé de nouveau de faire le point sur ce que je conseillerai aujourd’hui pour attaquer la préparation dans de bonnes conditions. Bon courage dans vos travaux, et avancez autant que possible en prenant plaisir à ce que vous faites. Dès que vous en avez assez, lisez, lisez lisez (du cours, des solutions...). Lire et essayer de comprendre est un travail mathématique à part entière. 

Acquisition des Fondamentaux pour les Concours vol. IV - Géométrie affine et euclidienne - Dany-Jack MercierLundi 30 janvier 2012, réponse à K.V. donnée par D.M.A. - (...) Je pense que le "Tout en un" MPSI/PCSI puis PC/PCSI est très bien pour préparer. Pour ma part, j'ai eu mon bac en 1984, puis classes prépa et école d'ingénieurs J'ai repris les maths sérieusement en juillet 2011 pour préparer le CAPES avec le tout en un, en commençant par les chapitres 37 à 39 (notions de base). J'ai pris chaque chapitre un par un,  exos compris - au moins les 2/3 d'entre eux. Les débuts ont été très durs car je n'avais plus du tout l'habitude de travailler ainsi... En parallèle, j'ai fait des annales (Merci Dany Jack : Pub reconnaissante !), et j'ai passé quelques écrits blancs à la fac (je m'étais inscrite en master 2) pour vérifier que ma façon de rédiger correspondait au standart attendu. A l'écrit, j'ai fait à peu près la moitié des questions, et j'ai été limitée par le temps plus que par la difficulté de l'épreuve. De toutes façons, l'épreuve est tellement longue qu'on peut sauter toutes les questions qu'on ne sait pas faire, il en reste encore largement pour s'occuper...  J'ai été très contente de ma préparation, totalement en adéquation avec beaucoup de questions posées. Par exemple, dans l'épreuve de géométrie, certaines questions étaient intégralement dans le cours. Cas particulier pour les probas, que je n'avais pas vraiment étudiées : j'ai étudié avec un manuel de prépa ECS 1ère année. Bilan : Avec quatre mois de travail, je suis admissible !
Autre avantage du Tout en un, ou autre manuel de prépa : les cours sont logiques, rigoureux et structurés, ce qui permet de bâtir les leçons de l'oral 1, plus facilement qu'avec des manuels de lycée, parfois un peu simpliste. Je trouve plus facile de "retirer" d'une leçon bien faite, que de réinventer l'implicite d'une leçon de lycée. (...)
Pour ce qui est du contenu des leçons, les profs de ma fac (Lyon 1) sont clairs : il faut s'en tenir au programme de la classe au niveau de laquelle on va faire l'exposé. En revanche, on peut être interrogé sur les niveaux supérieurs au cours de l'entretien.

Mercredi 1er février 2012, de A.E. - (...) J'ai vraiment des problèmes concernant la différence entre : technique, procédure et algorithme, est-ce que vous pouvez me renseigner. Quand on peut dire que la tache effectuée par l'élève est une technique, procédure ou bien un algorithme ? (...)
djm - (...) Pour les définitions de ces termes, vous pouvez aller sur un bon dictionnaire. Celui que j’utilise souvent, j’ai placé son lien sur mon portail que je partage sur MégaMaths. Dans les deux lignes situées sous la publicité en haut, cliquer sur DICTIONNAIRE. Bon je n’ai pas le temps de trop étudier les définitions qui sont données. Je vous livre donc ce que j’imagine (mais sous toutes réserve).
Une tâche d’élève est technique quand elle fait appel à une connaissance précise (scientifique, technologique, ...). Résoudre à la main une équation du premier degré est selon moi une tâche technique. 
Utiliser une procédure, c’est utiliser un plan d’action qui a fait ses preuves : faire certaines choses dans un certain ordre. C’est aussi une tâche technique. Par exemple, pour étudier les variations d’une fonction, on peut chercher si celle-ci est dérivable, si oui calculer sa dérivée, puis étudier son signe sur l’intervalle d’étude, etc. On notera cependant qu’en informatique une procédure est un petit programme qui peut être appelé à fonctionner dans un autre programme. Il y a donc beaucoup de sens différents à ce terme...
Enfin un algorithme est une succession d‘actions à mener pour atteindre un objectif, en utilisant des calculs et des tests logiques. C’est le premier travail à faire pour expliquer comment mener les calculs et poser les bonnes questions. La phase suivante consiste à écrire un programme dans un langage de programmation pour le faire tourner véritablement sur une machine.
Bon, je vous ai répondu comme cela m’est venu. Il y a certainement beaucoup à dire, mais là il faudrait passer pas mal de temps pour approfondir. On ira plus loin si on en a le temps et le désir, ou si un autre mégamathien a envie de faire le point là dessus... (...)

Vendredi 3 février 2012, de D.M. - La préparation de l'oral s'intensifie. Et autant commencer par savoir à quelles questions il faut se préparer. Parmi les questions quasi automatiques, il y a : "Quelles sont les connaissances et compétences mises en jeu dans cet exercice ?".
Le Jury de 2011 remarque que pour les compétences, le candidat se noie dans des considérations oiseuses, et qu'il faut se référer au socle commun et aux objectifs généraux des programmes (pour le lycée) : c'est clair et sans ambiguité.
Pour ce qui est des connaissances, quelles sont les attentes du jury : la liste des connaissances, telle qu'on peut la trouver dans le socle commun ou les programmes, ou l'explicitation de ces connaissances ? La première solution me paraissait de bon sens, mais en cours à la fac, les professeurs nous font recopier au tableau toutes les defs, propriétés et théorèmes utiles. Cela ne me paraît pas dans l'esprit de l'épreuve. Qui a une expérience en la matière ?

Voici une synthèse que je propose à tous les mégamathiens.


Vendredi 3 février 2012, une mégamathienne communique - « Je cherche toujours à passer le C2i2e. J'ai trouvé un DU (Diplôme Universitaire) dans l’académie de ###, où l’on pourrait peut-être m’accepter. Mais il y en a pour 450 € d'inscription universitaire, dont 200 € de sécurité sociale étudiante, plus toujours ces 100 € de droit pour passer l’examen.
Comment cela peut-il être possible ? J'habite encore chez mes parents. Je travaille dans un établissement privé à ### où j'ai un mi temps. Je ne travaille que six heures par semaine et touche 321 € par mois. Mes parents me paieraient bien la formation, mais là n'est pas le problème.
Comment est-il possible que les frais d’inscription aux épreuves du CAPES soient de 5 € et que l’on doive débourser plus de 500 € pour passer le c2i2e ? C'est un véritable scan-dale !
Je suis tellement désabusée que je compte m'arrêter et lâcher le concours. Je trouve ça tout simplement dégueulasse ! »

Cette lettre était accompagnée de la réponse reçue par cette mégamathienne :

 « Objet : inscription en DU - (…) Suite à votre demande, une solution pourrait être envisagée pour vous permettre de profiter des formations du CIP (centre d'innovation pédagogique) et d'obtenir la certification du C2i2e qui consiste à vous inscrire à un diplôme d'Université DU mé-tiers de l'enseignement et de la formation. Si vous êtes intéressés, vous devez remplir de toute urgence une demande d'inscription (…) qui sera soumise à l'avis de (…), directeur de l'UFR des sciences. (…) »

On m’avait déjà avertis de ces 100 € de frais d’inscription pour s’inscrire à l’examen du C2i2e (ou des CLES2). Et là, je constate que pour réussir le C2i2e, on incite les candidats extérieurs à se préparer (ce qui est bien normal) et ainsi à payer une formation qui à 450 euros de frais d’inscription. On s’adresse à des étudiants qui ont déjà eu la plus grande difficulté à se hisser jusqu’à ce niveau master à moins d’être très aidés par leurs parents. Il s’agit bien du dérapage que j’imaginais dès que ces épreuves ont été rajoutées au CAPES. Ce n’est pas la faute des universités : le ministère se défausse sur elles en se contentant de multiplier les certifications, et celles-ci sont ensuite sommées d’imaginer des formations et d’organiser des examens (sans doute à frais constants…). Alors, bien sûr, il reste les frais de scolarité. Finalement, cela retombe une fois de plus sur les candidats. C’est révoltant !

L'université de Nice propose un QCM pour le C2i riche de 720 questions. Pour se tester au niveau informatique et internet.


Vendredi 17 février 2012, message de Laure G. - Je passe le CAPES de Mathématiques en candidate libre en cette belle année 2012. Comme vous le savez surement déjà, cette année il faut en plus de réussir les écrits et les oraux, décrocher le CLES ou un équivalent(TOEIC, TOEFFL, etc). En revanche, ce qui se sait un peu moin c'est que grâce aux langues que l'on a eu dans notre cursus du supérieur, on peut obtenir un équivalent à condition d'avoir plus de 10 dans cette matière (langue) et pendant au moins deux ans.
Les textes disent:
"Un candidat dont le parcours de formation fait apparaître l'obtention de crédits ECTS (European Credits Transfer System) en langue vivante étrangère validés par un établissement d'enseignement supérieur peut être considéré comme justifiant de la certification en langue."
J'ai également appris, presque par hasard, qu'il faut pour cela contacter la division des concours et examens de notre rectorat, afin qu'il puisse nous confirmer ou nous infirmer que nos diplômes peuvent bien servir d'équivalent. Je me suis effectivement adressée à mon rectorat, mais je n'ai eu que pour réponse, "oui, vous pourrez bénéficier de l'équivalence mais non je ne peux vous faire d'attestation". Mon soucis étant que si au mois d'août on me donne un autre son de cloche, il sera trop tard pour moi, d'obtenir un vrai CLES. Est ce que quelqu'un a plus d'information que moi ? Est-ce que quelqu'un a déjà communiqué avec son rectorat ? Que lui a-t-on répondu ? S'il vous plait, dites moi que je ne suis pas seule.
En attendant, merci et bon courage à tous les candidats de toutes les matières !
djm - Je comprends votre désarroi. D'un côté on vous dit que vous avez l'équivalence, et de l'autre vous restez sans aucun preuve patente que vous bénéficiez de cette équivalence, étant à la merci d'une interprétation différente une fois les oraux passés en juillet. A priori, puisqu'on vous a dit oralement que vous avez bien des ECTS de validés en langues, et que cela suffit, il vaudrait mieux ne pas s'inquiéter. Mais il serait rassurant que d'autres candidats nous répondent qu'eux aussi, le rectorat leur a répondu de cette façon. Juste pour savoir qu'on n'est pas tout seul dans ce cas. Aussi merci à ceux qui pourront nous dire comment cela s'est passé pour cette validation d'ECTS en langues :))) Je marquerai leurs réponses ici...

Mercredi 22 février 2012, Nicolas nous signale l'information suivante - Lu sur le site du café pédagogique, dans l'expresso du 10 novembre 2011 :
"Concours : Le ministère laisse tomber le CLES2".
A quelques jours des épreuves des concours d'enseignement, le ministère insinue que les candidats titulaires d'un master n'auront plus besoin de passer le CLES2. C'est ce qui découle d'une mention qui vient d'être ajoutée sur le site ministériel.  "Selon les dispositions de l'article 6 de l'arrêté du 25 avril 2002 relatif au diplôme du master, "le diplôme de master ne peut être délivré qu'après validation de l'aptitude à maîtriser une langue vivante étrangère. Les parcours types de formation comprennent des enseignements permettant aux étudiants d'acquérir cette aptitude". Ainsi, dès lors que les candidats, titulaires d'un master, présentent un relevé de notes qui atteste de la validation de crédits dans une langue vivante étrangère, ils n'ont pas à justifier du CLES2". Ce certificat de langues a été considéré comme un des obstacles au recrutement des enseignants. En le supprimant, le ministère va dans le sens des recommandations du rapport Jolion.
Et de poursuivre avec un article de Jean-Louis Auduc intitulé. : De la mastérisation à la dissimulation.

Dimanche 11 mars 2012 - Démonerie ! J'oublie un peu mon site et je ne fais plus rien sur les leçons d'oral, ni sur la préparation à l'écrit. Depuis quinze jours, j'ai peu d'enseignements à l'IUFM mais j'ai passé tout mon temps libre à essayer de boucler mes trois livres qui étaient déjà presque terminés. Pour les Annales 2012, c'est bouclé depuis une semaine. J'ai envoyé le tapuscrit à mon éditeur qui a réagi sur les chapeaux de roues, donc c'est fini pour ce travail. Ouf, et d'un. Le second boulot que je désirais achever était la réalisation du volume IV de la revue LMEC. J'y suis finalement arrivé et j'ai envoyé le topo à Publibook. Il faudra trois semaines pour savoir s'ils acceptent de le publier, car là, c'est moins pressé. Mais maintenant je suis débarrassé pour ce numéro, qui contiendra trois articles qui m'ont beaucoup intéressés, et que j'ai pu lire en détail et positionner dans les pages de la revue aussi bien que je l'ai pu ! Et me voilà en train d'avancer toujours un peu plus sur l'écriture de mon livre "Délires et tendances dans l'enseignement des mathématiques". Je pensais être au bout du tunnel, mais on sait tous que l'on peut voir la lumière bien avant de sortir d'un tunnel... Donc, disons que je vois la lumière, qu'elle devient de plus en plus prégnante, mais que je trime encore parce que ce n'est pas ça. J'ai écrit "une" conclusion aujourd'hui. Je sais que je serai énormément critiqué sur cette conclusion, que personne ne sera d'accord, que... Vous savez bien, si vous enseignez, combien c'est la poisse quand on doit se mettre d'accord avec ses collègues dans une réunion : il y a toujours matière à refus et des discussions à vau-l'eau, pas toujours constructives. Peut-être que tout ce que je raconte dans ce livre ne vaut pas le coup... Parfois je le trouve bien, parfois je me dis que ça n'en vaut pas la peine et que cela revient à faire des ronds à la surface de l'eau, comme quand on jette un caillou dans une mare. Est-ce la peine de rider la surface ? Pourquoi perdre son temps à cela ? Ne vaut-il pas mieux se contenter d'accepter ce qu'offre la nature, ce qui arrive, quoi que ce soit, et ne pas ruer dans les brancard. Arjuna, Arjuna, vient à mon aide !
Plouuuuuuuuf ! Encore un caillou dans la mare... Au fait, pourquoi me retrouvé-je sur cette page alors que j'étais en train d'écrire une conclusion ? Ah oui, parce que à l'occasion de cette conclusion j'ai surfé un peu, et suis tombé sur cette lettre où Marc le Bris répond à une question posée par un recteur : "Comment réduire le taux d'échec en maths aux évaluations de CM2 ?". On apprend sur son site qu'il n'a pas reçu de réponse. Cela a été l'occasion pour moi de placer trois nouveaux liens (dans la page des liens de MM) vers des pages que j'ai trouvées excellentes. Comme çà, je pourrai les avoir en favori pour moi tout seul, et en faire profiter ceux qui ont envie d'y aller pour voir. Il s'agit des lien suivants :

Bon, il est 11h30 ce dimanche, il fait mauvais dehors avec plein de nuages. Mais je vais bientôt arrêter de pianoter parce qu'il faut bien arrêter  un jour. Et quand est-ce qu'on mange ? OK, OK, je souhaite un super bon dimanche à tous les mégamathiens :)))

Lundi 12 mars 2012 - Fabien Herbaut récidive ! Il nous propose de nous transformer en petite mouche pour aller écouter ce qui se passe dans le huit-clos des salles où l'on passe l'oral du CAPES externe. Je n'ai pas encore lu le document en entier, mais je peux déjà dire que c'est vivant et donne une bonne idée des questions posées. Voici le lien pour télécharger ses Souvenirs des oraux du CAPES 2011 de mathématiques.

Vendredi 16 mars 2012 - Sur la page "Cours", Laurent Claessens vient de déposer un énorme pavé de plus de mille pages de cours de mathématiques sur les thèmes de l'agrégation. Un travail lourd qui ravira ceux qui s'entraîne pour le concours et les autres qui ont seulement envie de lire de belles pages sur ces thèmes si importants. Il s'agit du livre Mes notes de mathématique. Comme le dit son auteur : "ce recueil traite d'un peu toutes les parties des mathématiques abordées à l'agrégation ; il est complet sur certains points, très lacunaires sur d'autres, mais sera mis à jour très régulièrement".
Au niveau des logiciels, Laurent Claessens nous informe aussi : "Vous pourriez ajouter Sage. C'est un logiciel libre de calcul symbolique autant que numérique. Il peut être utilisé à l'intérieur d'un programme en python, ce qui rend sage beaucoup plus programmable que tous les autres logiciels de maths. Il existe une version en ligne qui fonctionne en mode graphique dans le navigateur : pas besoin d'installer. Sage a fait son entrée à l'agrégation il y a deux semaines à peine :)". Je vais rajouter de ce pas ce logiciel dans la page ad hoc de MégaMaths...
Je remercie Laurent Claessens pour sa sympathique et conséquente contribution qui fera le bonheur de nombreux mégamathiens :))

Dimanche 25 mars 2012 - Voici le nouveau programme de terminale S 2012 pour 2012-13. De drôles de choix qui, selon moi, ne vont pas attirer les matheux dans les filères de mathématiques. Un exemple : perdre autant son temps pour définir des intervalles de fluctuation et des intervalles de confiance, ce n'est pas ce qui fera aimer les maths et attirera de nouveaux étudiants dans les filières scientifiques du supérieur. Regarder un peut les définitions de ces intervalles données dans le programme officiel (tout à la fin), voyez comment vous les comprenez, et imaginez comment un pauvre type de terminal pourra les comprendre ! Pauvre gars. Ah, ah, ah ! Bon, enfin, c'est la mode 2012, et il faut bien se dire qu'une réforme ne préparant que la réforme suivante, cela changera dans peu de temps. Pour le reste du programme, je ne ferai aucun commentaire parce que cela va me "bouffer du temps" pour un truc qui n'en vaut pas la peine. J'attendrai la prochaine réforme pour m'exprimer :-) En tout cas, je souhaite une bonne journée à tous les mégamathiens !

Jeudi 19 avril 2012 - (Je viens tout juste d'écrire 10 pages contenant 13 questions sur lesquelles il faut savoir réagir, au sujet des équations différentielles linéaires classiques. Il s'agit du document Révisons les équations différentielles linéaires. J'ai repris mon travail de collection de questions importantes pour les oraux (ou les écrits suivant ce qui me tombe sous la main ou dans l'esprit !) après ces vacances de Pâques passées à visiter des musées et marcher, marcher, marcher encore, donc après un peu de décantation. Maintenant, j'ai repris ma marche d'escargot qui sprint.
Ce matin, j'ai lu deux très bons passages du livre de Jacques Diament intitulé Fluide Glacial Gotlib... Enfin ces passages ont suscités un écho dans mon cerveau (ce qui prouve que l'encéphalogramme n'est pas encore plat, merci :) ! Voici ces deux passages que je voudrais partager avec vous. Dans le premier, Damient nous parle de Gotlib. A méditer :
Premier extrait - "Cependant un détail le gênait, dont il n'a pas parlé tout de suite car, comme toujours, il craint de froisser les gens. Il s'agissait de la queue du G de Glacial qui dépassait sous l'alignement des autres lettres. Voilà le genre de choses qui nous laisse, vous et moi, totalement indifférents, mais que Gotlib ne supporte pas. Et un jour, bien plus tard, il s'est décidé à redessiner ce G qui l'agaçait tant. (...) Cet épisode vous donne une idée de la rigueur avec laquelle Gotlib a toujours travaillé. C'est d'ailleurs à cette rigueur avec soi-même qu'on reconnaît, à mon avis, le véritable talent, alors qu'on pourrait penser que c'est à la facilité d'invention. Le vrai talent ne pardonne rien."
Second extrait - "Gotlib (...) racontait comment il s'y prenait quand il cherchait une idée. Il notait toutes celles qui lui passaient par la tête, puis, quand il ne trouvait plus rien, il sélectionnait parmi tout ce qu'il avait noté, celle qui lui paraissait la plus intéressante. Et, à partir de cette idée, il cherchait une idée. Et au final, on croit que c'est venu tout seul. Que nenni !"


Courbes de BézierJeudi 19 avril 2012 - Je viens d'avoir eu le courage de placer la nouvelle version de mon fascicule Préparation intensive à l'entretien en date du 19 avril 2012. Chaque année, j'essayerai de placer une nouvelle version augementées des nouvelles questions que j'aurai pistées. Ce recueil est donc celui de l'année 2012, où vous verrez que j'ai placé les questions sur les équations différentielles que je viens de travailler et qui sont proposées aussi dans les lignes ci-dessous. Bon, voilà une chose de faite et je peux passer à d'autres horizons... Pour accéder à ce recueil de questions d'enfer cliquez sur la couverture bleue à côté, sur le sympathique caniche blanc ! Et oui pôvre bête... mais elle n'a pas demandé de droits à l'image, elle, pas bête...


Jeudi 26 avril 2012, de Cend. - (...) Recalee de l'interne (je suis moyennement d'accord avec le temoignage de la personne qui a été admise sur votre editorial, il y a des sujets pour lesquels une preparation "classique" telle qu'elle la décrit ne sert à rien...), je m'attelle aux oraux de l'externe. Toujours en candidate libre. Je rassemble livres, docs, lecons, je me procure les supports de revision necessaires, mais je suis toujours un peu dans le flou. Deux reponses m'éclaireraient :
- En quoi les nouveaux oraux du CAPES different-ils des anciens? Y-a-t-il une différence de niveau mathematique?
- Et pourriez vous me diriger vers les editions les plus pertinentes en matiere de manuels scolaires lycée & BTS, je vais courrir me les procurer au CRDP.
Pour préciser, je commence à travailler quelques unes de vos lecons. Mes etudes de maths datant un peu, je ne suis pas sure mais j'ai l'impression que le niveau est assez élevé. D'ou ma question de savoir si vos lecons sont d'un niveau correspondant à l'ancienne version du CAPES, et si aujourd'hui le niveau est moindre (avec un CAPES plus orienté pedagogie ?).Desolee, les flou de mes questions est représentatif du flou que m'inspirent ces oraux... (...)

djm - (...) Effectivement, les quatre livres “L’épreuve d’exposé au CAPES mathématiques” correspondent aux anciennes leçons d’oral 1 du CAPES, et un changement de programmes ayant eu lieu à la session 2011. Le programme de l’oral s’est maintenant centré sur le collège, le lycée et les classes STS, et plus tourné vers la pédagogie et la connaissance des programmes. A priori je dirai comme vous, que le niveau a baissé. Mais il s’agit d’un oral et les examinateurs ont toujours le droit de poser des questions variées sur le thème que l’on a exposé, pendant l’entretien. Il faut donc essayer de leur répondre en mettant en avant toute sa culture mathématique.
Dans un premier temps, construisez vos leçon “a minima” pour parer au plus pressé, et laissez à plus tard la plupart des approfondissements, sauf si vous l’avez “à portée de vous”.
Construisez vos leçons “au mieux” à partir de vos livres du secondaire.
Même si le travail est énorme, et si le flou subsiste, rappelez-vous qu’il suffit de tomber sur une leçon que l’on aime bien et que l’on a préparé pour avoir de bonnes chances de “carburer”.
Pour la question concernant les manuels, je ne pourrais pas vous répondre car je ne les connais pas bien, et de plus, l’appréciation d’un livre est aussi une histoire de caractère. Achetez des livres qui vous donnent de les ouvrir, avec lesquels vous vous sentez en adéquation. Le mieux serait de voir plusieurs collections avant de se décider, mais c’est souvent un luxe, donc on prend ce que l’on trouve. Tous mes voeux de “bonne” préparation qui avance :)

Samedi 28 avril 2012, de E.M. - En fait, je ne m'attendais même pas à être admissible au CAPES car lors de la deuxième épreuve je n'ai fait que la partie Algèbre. Je suis une véritable merde en géométrie. D'ailleurs, j'ai reçu votre livre le matin de la deuxième épreuve. La bonne blague! Dans la partie Géométrie, je n'ai fait que le dessin de l'ellipse et de son cercle directeur. Je vous laisse donc imaginer le choc que j'ai eu quand j'ai vu que j'étais admissible. Je n'ose même pas imaginé à quel niveau ils ont placé la barre d'admissibilité pour les écrits. A tout les coups, j'ai pile poil la note d'admissibilité. Il va falloir que je me tape au moins dans les 15/20 aux deux oraux. Quel stress!
Au fait, sauriez-vous quand ils enverront les dates pour les épreuves orales? Ce n'est pas évident de trouver une location en France. Étant donné que je dois partir en France fin Mai, je m'inquiète car je ne peux pas bloquer une période précise pour la réservation du logement. Est-ce que vos étudiants ont déjà reçu leur convocation pour les épreuves orales? Il n'y a rien dans ma boite aux lettres, rien dans ma boîte mail et rien sur le site en ligne où ils publient les résultats.
PS: Vous pourriez me conseiller pour le choix de manuels de 1°ES, T°ES, T°S  et BTS? Maintenant, on a droit qu'à un bagage de 23 Kg pour prendre l'avion alors je ne peux pas trop me permettre d'emporter plus d'un exemplaire de chaque. Je fais déjà l'impasse sur les manuels de Collège. Je ne vais prendre que des manuels de lycées et quelques bouquins niveaux Capes/agrégation. Le hic, c'est que je ne sais pas trop quoi commander pour les manuels de lycées et de BTS. J'ai déjà deux manuels de 2° et de 1°S (Déclic et Transmath). Pour les 1°ES, T°ES, T°S et BTS, je ne sais pas quoi choisir car je n'ai pas suffisamment de recul pour me rendre compte si un manuel est mieux qu'un autre.
 djm - Je pense qu’il y a peu de candidats et que les portes sont tout de même plus grand ouvertes que les années précédentes. Cela explique que l’écrit soit moins dévastateur, et comme vous le dites, cela reporte le challenge sur l’oral surtout si l’on n’a pas de réserves venant de l’écrit. Enfin, il faut positiver et se dire qu'e passer l’oral nous donne au moins une chance de “bien tomber” sur un sujet qu’on aime bien, et de réussir ainsi. Mes étudiants n’ont pas encore reçu de convocations que je sache, donc ça doit être normal. Chaque année cette attente occasionne des inquiétudes bien compréhensibles. 
Je ne connais pas suffisamment les manuels pour vous indiquer une collection. Tous apporteront des munitions pour vos oraux. Puisque vous avez déjà du Transmaths et du Déclic, et si vous aimez le style de l’un d’eux, achetez dans cette même collection pour les TS et TES. Choisissez une collection BTS en voyant ce qui se dit sur internet, par exemple. Je ne peux pas vous en dire plus... Bonne continuation dans votre préparation, et n’oubliez pas que l’on est parfois étonné de sa propre réussite. 

Mardi 16 mai 2012, de Marie-Laure - (...) Je me permet de vous envoyer ce mail afin d'avoir un conseil avisé. Agée de 37 ans j'ai eu mon bac C en 1993 (10 de moyenne). J'ai ensuite integré la fac des sciences. J'ai validé mon deug math en trois ans. Inscrite ensuite en licence, j'ai réussi a valider mon diplome au bout de 4 ans (non, non pas d'erreur de frappe, 4 ans) apres un acharnement qui m'a valu la clémence du responsable de l'époque. En résumé j'ai une licence en math mais derrière j'ai fourni peu de travail pour la mériter... Je travaillait a l'époque, j'avais un loyer a payer et j'avoue que j'ai mis de côté mes études ! Aujourd'hui je travaille, j'ai deux enfants de 2 et 4 ans et une maison a payer. Je vais essayer de faire simple et bref. 
Aujourd'hui j'aimerai reprendre ou j'ai arrêté a l’époque et tenter de passer le capes. J'ai bien conscience que je me lance dans un projet titanesque mais cette fois j'ai la maturité et la stabilité en plus. En cherchant des informations sur le contenu du programme de capes, je suis tombé sur votre site internet qui m'a paru très motivant. Ma question est très simple, pensez vous que j'ai une chance de reussir ce concours ? Dans mon idée, je souhaite me remettre a niveau d'ici septembre 2013 afin d’intégrer le master 1 (est ce possible de le valider par correspondance) et de pouvoir me présenter au capes a l'automne 2014... Je pense arreter de travailler au moins un an pour mettre toutes les chances de mon coté mais je dois être sure d’être apte a réussir ce concours. 
Peut-être dans votre carrière avez vous passer quelqu'un de mon profil.... Je pense avoir toujours eu une certaine aisance avec les maths mais je reconnais que j'ai trop peu travaillé pour que mes notes ou résultats le prouvent !
En espérant que vous trouverez quelques minutes pour me répondre... (...)
 
djm - Voici ce que je retiens de votre parcours. Après des études universitaires menées dans des conditions difficiles puisque vous étiez obligée de travailler pour payer votre loyer et faire bouillir la marmite, vous avez décroché une licence de mathématiques. Aujourd’hui vous travaillez et avez deux enfants en bas âge, et vous vous posez la question de savoir si vous pouvez vous permettre de reprendre les études pour décrocher un master d’éducation et passer le CAPES externe. 
Je ne sais pas quel est votre travail actuel, si c’est comme enseignante vacataire dans un établissement scolaire, ou si cela n’a rien à voir avec l’enseignement des mathématiques. Quoi qu’il en soit, vous envisagez de reprendre vos études pour tenter de passer le concours, et il doit y avoir des raisons très personnelles qui vous poussent à cela, car on ne choisit pas cette voie sans raison. Je devine que vous avez envie de refaire des mathématiques en ayant plus de temps et d’énergie à y consacrer, car vous dites que vous avez maintenant la “maturité et la stabilité en plus”. C’est cette envie qu’il faut déjà analyser : être motivé pour se lancer dans ce projet est essentiel pour ne pas avoir à perdre son temps. 
Il semble que vous ayez beaucoup envie de vous lancer dans l’aventure. Il faudra passer beaucoup de temps pour se mettre à niveau, puis pour augmenter ses chances de réussite au concours. Comme pour tout concours, un candidat ne peut qu’augmenter ses chances de succès sans être véritablement certain d’atteindre son objectif dans un délai raisonnable. C’est une inconnue sur laquelle on peut agir, mais qui dépend de nombreux paramètres... On ne peut pas avoir l’assurance, au tout début d’un tel projet, de sa réussite au concours. Il faut imaginer devoir le passer deux, ou trois fois de suite, pour voir ses chances augmenter.  
Au niveau du master, où il s’agit d’un examen, les choses sont plus tranquilles si l’on investit suffisamment de temps et si l’on conserve son feu intérieur. En deux ans, cela devrait être réglé. En général il vaut mieux se lancer dans un master à temps plein, pour pouvoir le travailler à fond, mais si ce n’est pas possible, il reste toujours l’alternative de demander une inscription comme salarié (une inscription de type RSE, pour “régime spécial étudiant”) où l’on ne passe pas de partiels et où tout se joue aux examens terminaux, mis à part quelques enseignements spéciaux comme des TP de e-enseignement ou d’informatique appliquées à l’enseignement des mathématiques. Etre RSE n’est pas une sinécure, et il y en a qui ratent sévèrement et d’autres qui réussissent bien, donc il n’est pas possible de faire des pronostiques. Cette année, l’étudiant qui obtient les meilleurs résultats tant à l’écrit qu’aux oraux en master 1 dans ma matière est une étudiante libanaise qui avait obtenu son BAC au Liban il y a belle lurette, qui n’a plus fait de mathématiques depuis au moins plus de dix ans, et qui doit s’occuper de ses deux enfants en bas âge. Elle habite de plus à l’autre bout de la Guadeloupe, et se fait un sang d’encre avant chaque examen (qu’elle potasse au maximum d’après ce que je vois). Et bien, c’est elle qui vient d’obtenir un 19,5/20 à l’oral que je viens de faire passer aujourd’hui, en ayant travaillé chez elle sur les TD et les corrections de TD que j’avais régulièrement envoyés aux inscrits durant ce semestre. Elle a aussi obtenu 18/20 à l’écrit d’hier, et le méritait. D’autres étudiants du régime normal ont eu de bien mauvaises notes : un 2/20, un 5/20, et des notes d’oral aux alentour de 8. Sa prouesse est sans doute exceptionnelle, mais cela montre que c’est possible. 
Donc vous pouvez envisager de continuer à travailler tout en vous inscrivant dans un master dans un IUFM. Vous pouvez aussi vous arrêter de travailler pendant un an pour vous consacrer à la réussite de votre master. C’est faisable et dépend de votre motivation.  
Pour le concours, vous le passerez dès que vous pourrez et, une fois le master en poche, vous pourrez le passer autant de fois que vous le désirerez. Etant entendu qu’on espère tous le décrocher le plus vite possible pour ne pas galérer pendant des lustres. Encore une fois, rien n’est écrit, et tout dépend du temps que l’on a pu investir dans sa préparation et des paramètres divers qui, on l’espère, joueront en notre faveur et pas seulement contre nous. 
L’important est déjà de se faire plaisir et de se lancer dans un projet qui nous fait vibrer suffisamment. En vous lisant, j’ai l’impression que c’est le cas. L’important est aussi de ne pas perdre ses acquis dans son travail, dans sa profession actuelle, et une solution hybride (le RSE) permet d’avancer et de se désengager si cela ne correspond pas à ses désirs. Ou sinon, si l’on a suffisamment ses arrières assurées, on peut se lancer à fond. 
Votre question était “pensez vous que j'ai une chance de réussir ce concours ?”. Vous en aurez si vous alignez suffisamment d’heures de préparation pendant ces deux années de préparation du master. 
Vous vous demandez aussi si vous serez apte à réussir ce concours. Vous avez eu votre BAC C (et le BAC S option maths actuel est plus dévalorisé que le BAC C d’il y a une époque) avec juste la moyenne, mais vous avez ensuite réussi à décrocher une licence en faisant autre chose. Donc il est tout à fait plausible d’imaginer que vous serez tout à fait apte à réussir à ce concours après des heures et des heures d’entraînement et de remise à niveau. 
La question que je vous poserai est celle-là : avez-vous vraiment envie de passer des heures et des heures à potasser des thèmes de géométrie, d’algèbre, d’analyse, de probabilités et d’arithmétique, à lire des tas de manuels du secondaire, à répondre à des tas de questions sur ces sujets (avec la correction à côté pour pouvoir apprendre et faire des progrès intenses) et à rédiger des tas de problèmes d’annales (toujours en vous permettant de lire la solution et de voir cela comme un jeu d’apprentissage où l’on acquiert un talent petit à petit) ? Si la réponse est affirmative, alors foncez ! Faites-vous plaisir et amusez-vous bien. Vous pouvez y arriver comme tant d’autres. 
Voilà ce que je peux vous dire après vous avoir lu. Mais attention, je ne suis pas un oracle, loin de là, et mon opinion, mes réflexions, n’engagent que moi. C’est vous qui aurez la responsabilité de faire ces choix et de mettre ensuite toutes les chances de votre côté. C’est toujours ainsi d’ailleurs : chacun, autant que nous sommes, devons faire des choix très dichotomiques tout au long de notre vie. Ah cette omniprésente dichotomie !  
Je souhaite que vous trouviez votre voie et que le choix que vous ferez soit le bon ! Posez-vous bien la question : qu’aimerais-je vraiment faire à présent ?  
Et passez une bonne journée sur Terre,

Vendredi 25 mai 2012 - Une enseignante m'a parlé de la dernière magouille qu'elle a déjouée : Tricherie à l’iphone pendant une interrogation écrite. On y trouvera aussi mon cri contre le remplacement des écrits de concours par des dossiers de VAE. Je n'ai pas pu m'empêcher ! C'est à lire ici.

Samedi 26 mai 2012, de Aurélie - Je voulais réagir à votre dernier article ayant moi même été confrontée au problème ! La question d'accès à Internet ne se posait pas, seul le téléphone lisant les mms suffisait... Je disposais d'une classe de tle S avec des niveaux très hétérogènes. Quelle ne fut pas ma surprise en constatant que le moins bon de la classe (environ 2 de moyenne avec spé maths ...) et le meilleur de la classe (qui tourne à un bon 19 de moyenne) avaient deux exercices identiques ! J'ai bien évidemment cherché sur internet sans trop de conviction car le meilleur à une façon bien à lui de rédiger et ça lui ressemblait fortement. Je ne trouve rien ou du moins rien de ressemblant.
J'en parle à mes collègues qui ont constaté le même problème dans les autres disciplines sauf en LV2 : un faisait allemand l'autre espagnol, pas de bol !
Le DS suivant le surveillant a trouvé la combine ! Le meilleur des deux élèves prend sa copie en photo et l'envoie en mms au moins bon ! Facile à faire car le surveillant est seul à surveiller 50 élèves ...
Le DS suivant on oblige donc toutes nos chères têtes blondes à déposer leurs téléphones sur une table près du surveillant. Notre élève le moins bon est retourné à ces bonnes vieilles notes.
Semaine suivante, même demande du surveillant de déposer les téléphones, et oh surprise retour des copies identiques ! Nous avions oublié que nos chers élèves changeaient de portable comme de chemise ! Nos deux élèves concernés avaient tout simplement pris 2 téléphones chacun !
Bref ils ont toujours une idée d'avance sur nous ! Pourtant je ne m'estime pas pour l'instant larguée par la technologie, je suis jeune enseignante, j'ai 5 ans d'écart avec certains de mes élèves ! La seule parade que j'ai pu trouver pour ces deux élèves  a été de faire 2 sujets différents... Mais effectivement il y a double travail pour moi à la conception du sujet et à la correction, sans parler de la difficile utilisation en classe car impossible de faire une correction en classe entière.
Si mes souvenirs sont bons, impossible de mettre des brouilleurs d'ondes dans les salles d'examens pour des soucis sanitaires sur nos chers élèves... alors que faire ?
djm - (...) Brouiller les ondes serait l’attitude la plus responsable à adopter, mais comme vous le dites, certains diront que c’est dangereux pour la santé, alors qu’on est tous déjà traversés par des milliers de fréquences venant de partout. Une première idée serait de mettre 0/20 en cas de passages identiques entre ces deux élèves : le mauvais, qui copie, et le bon, qui l’aide à copier. Une autre idée serait que l’administration propose un second surveillant et que les deux surveillants quadrillent la salle de composition. C’est actuellement peu réaliste car il manque tellement de surveillants pour les autres tâches. En tout cas il ne devrait jamais y avoir un seul surveillant pour 50 élèves. Pour 30 élèves tout au plus. Donc on retrouve la nécessité de ne pas avoir des classes surchargées, comme c’est le cas actuellement compte tenu de choix budgétaires évidents.
Conclusion : on agit tous au coup par coup mais cet accès à internet sur les Smatphones complique singulièrement la tâche, et la meilleure solution est le brouilleur d’ondes, ou encore ce papier peint qui bloque les ondes venant de l’extérieur de la salle où il est posé. Il y a de l’avenir dans cette invention ! (...)
djm - (...) Brouiller les ondes serait l’attitude la plus responsable à adopter, mais comme vous le dites, certains diront que c’est dangereux pour la santé, alors qu’on est tous déjà traversés par des milliers de fréquences venant de partout. Une première idée serait de mettre 0/20 en cas de passages identiques entre ces deux élèves : le mauvais, qui copie, et le bon, qui l’aide à copier. Une autre idée serait que l’administration propose un second surveillant et que les deux surveillants quadrillent la salle de composition. C’est actuellement peu réaliste car il manque tellement de surveillants pour les autres tâches. En tout cas il ne devrait jamais y avoir un seul surveillant pour 50 élèves. Pour 30 élèves tout au plus. Donc on retrouve la nécessité de ne pas avoir des classes surchargées, comme c’est le cas actuellement compte tenu de choix budgétaires évidents.
Conclusion : on agit tous au coup par coup mais cet accès à internet sur les Smartphones complique singulièrement la tâche, et la meilleure solution est le brouilleur d’ondes, ou encore ce papier peint qui bloque les ondes venant de l’extérieur de la salle où il est posé. Il y a de l’avenir dans cette invention ! (...)

Samedi 9 juin 2012, de J. G.J'ai un petit soucis : la leçon 1 Résolution de problèmes à l'aide de graphes. Que dois-je faire ? J'expose les problèmes et énonce les définitions et théorèmes qui permettent de les résoudre ou  alors j'expose les problèmes et traduit la situation avec le vocabulaire de graphes sans résoudre l'exercice puis bien sur  enonce les définitions et théorèmes qui permettent de les résoudre ? Par contre : les leçons 39, 40, 47 Problèmes de constructions géométriques, Problèmes de lieux géométriques, Problèmes conduisant à l'étude de suite :J'expose les problèmes et énonce les définitions et théorèmes qui permettent de les résoudre. Qu'en pensez-vous ? En ce qui concerne l'agreg pas admissible, je suis bien loin du seuil d'admissibilité mais j'ai appris beaucoup cette année...
djm - Vous ferez comme vous l’entendez, car dans “résolution de problèmes à l’aide de graphes”, on laisse la liberté de parler de ces problèmes, et d’expliquer les constructions logiques que l’on doit créer pour les résoudre, ou bien de parler de ces problèmes et de passer rapidement sur les outils (en les supposant plus ou moins connus) pour montrer comment les résoudre. La solution serait entre les deux : poser quelques problèmes, dire rapidement ce que l’on définit comme outils et passer à sa résolution. C’est donc utiliser des problèmes concrets pour devoir ensuite montrer comment on les résout dans le cadre d’une théorie qui s’appelle la théorie des graphes.
Pour les autres leçons, ce que vous avez choisi de faire me convient parfaitement. De toute façon, en 15 min d’exposé, on ne peut pas faire plus, et si le jury a envie de voir une démonstrations complète, il ne se gênera pas pour le demander soit pendant les 15 minutes de développement, soit pendant les 30 minutes d’entretien. N’ayez donc pas de soucis pour cela, et créer une leçon en laquelle vous croyez, et donc pour laquelle vous aurez des arguments pour la défendre.
C’est dur l’agrégation externe, et les places sont très chères. C’est bien d’avoir appris des choses : cela vous servira tout au long de votre métier, et vous retirerez le bénéfice de tout cet investissement quand vous serez déjà certifiée et passerez l’agrégation interne.

Mercredi 13 juin 2012 - Florent vient de m'apporter la SUPER BONNE nouvelle : le CLES et le C2i2e viennent d'être reportés à l'année de titularisation et n'empêcheront donc pas cette année de refuser des candidats valeureux qui auraient obtenu toutes leurs qualifications en mathématiques, mazette : un master soit 5 années après le BAC et un concours de haut niveau où l'on conserve un "haut" niveau justement en  recrutant moins que le nombre de postes disponibles, vu l'évaporation des candidats. Depuis le temps que j’attendais ça. En fait et pour tout vous dire, j'espère même la suppression pure et simple de ces deux examens parasites, et serai ravi si, en attendant leur suppression, on imposait à tous les CAPES disciplinaires un examen de mathématiques de niveau troisième pour être certain des connaissances en sciences des futurs professeurs de lettre ou de langue, par exemple, en s'attachant à vérifier aussi leur capacité à raisonner rigoureusement.



Jeudi 14 juin 2012, deux questions de Ghi sur l'oral du CAPES - (...)
1. J'ai essayé de préparer l'oral avec des livres de première et terminale des sections ES et S : dans la collection Déclic Hachette (livre du professeur et livre des élèves). Pour l'épreuve de leçon, je compte les utiliser amplement : c'est-à-dire reprendre en gros le déroulé du cours et les exemples, en sélectionnant les exercices que je juge les plus intéressants. Après un an d'enseignement, j'ai la chance d'être relativement à l'aise à l'oral et, par conséquent, je ne compte pas lire mes notes : je reprends simplement la forme du cours proposé dans ces livres, en y ajoutant çà et là des réflexions personnelles.
Mais il se pose alors la question : peut-on me reprocher de suivre de trop près un manuel scolaire, même si je le fais de mémoire au moment de l'exposé ? Je suis très conscient que la question peut paraître stupide, puisque l'on apprend en copiant. Mais je n'ai "préparé" aucune leçon en combinant plusieurs sources d'informations, comme il faudrait le faire idéalement (encore que j'ai aussi lu quelques leçons préparées par vos bons soins…). Je ne connais pas les attentes du jury, et ce point-là m'inquiète un peu.
2. Par ailleurs, les livres du lycée sont-ils autorisés pour préparer la deuxième épreuve ?

Acquisition des Fondamentaux pour les Concours vol. IV - Géométrie affine et euclidienne - Dany-Jack Mercierdjm - 1. Votre méthode me semble tout à fait bonne : pourquoi s’interdire de reprendre le déroulement d’un cours donné dans un livre, puisque vous avez ce livre et que les nouvelles épreuves incitent le candidat à présenter des activités vues en classe et des projections de pages de tableurs, de programmes ou de dessins géométriques obtenus avec des logiciels de géométrie. De plus les membres du jury de l’année passée ont été pour la première fois en majorité formé d’inspecteurs de l’éducation nationale et de collègues du secondaire : la présence d’enseignants-chercheurs issus des universités était vraiment revue à la baisse ! Cela doit être une volonté politique pour imposer un changement drastique dans la nature des attendus des épreuves. Il faudra s’adapter à cela, et se caler sur des leçons du secondaire me semble une réponse adaptée à cette nouvelle donne.
Juste un point : il est toujours conseillé de bien savoir de quoi l’on parle, et de pouvoir adopter un discours différent si le jury pose certaines questions plus académiques. Dans ce cas, il faut montrer quelle est sa culture mathématique, et montrer qu’on sait certaines choses que l’on ne dira pas forcément devant une classe. Un candidat parle à ses pairs, à des spécialistes des  mathématiques, donc ne doit pas se contenter de proposer une leçon comme il le ferai pour une classe, et en tout cas doit être capable de répondre à des questions de spécialistes autrement plus complexes que les questions auxquelles on peut s’attendre de la part d’élèves d’un niveau donné.
Et bien sûr un travail combinant plusieurs sources, effectué pendant les années qui précèdent le concours, est un travail de longue haleine qu'il est toujours utile de mener pour atteindre l'excellence dans la compréhension des items mathématiques, autant que cela est possible. On ne peut cependant nier que le temps manque énormément et que souvent l'on se jette dans la préparation des oraux avec frayeur en voyant l'étendue des connaissances qu'il faudrait posséder et le temps qu'il reste pour y parvenir : on choisit alors une stratégie qui permette de "survivre" et d'aller au feu avec quelques cartouches. Que pourrait-on faire d'autre ? Et l'on se trouve dans la nécessité d'avancer sur ces leçons coûte que coûte. Votre méthode qui utilise à fond les livres qui vous accompagneront est très bonne de ce point de vue.
Pratiquement, le jour de l'oral, ne dites pas où vous avez recopié le plan de cotre leçon, et personne ne se rendra compte que vous avez suivi un livre particulier pour deux raisons. La première est que tous les livres se ressemblent un peu, étant bien obligés d’aborder les notions en suivant la mode actuelle (qui change tous les 8 ans). La seconde est que les membres du jury ne se rappelleront plus de ce qui a été fait dans tel livre ou tel autre, à moins de tomber sur un collègue qui vient juste d’enseigner cette année en suivant le plan de votre livre. Mais si cela arrivait, il n'y aura aucun mal à dire que l'on a décidé de suivre le plan de ce livre parce qu'on le trouvait adapté et pertinent. Dans tous les cas, pour ces exposés, il faudra faire des choix et les défendre.

Faites vos choix, prenez vos décisions pour votre plan de leçon d’oral, puis allez-y en y croyant et en défendant votre point de vue, avec civilité et entre gens de bonne compagnie, il s’entend. Evidemment qu’une bonne préparation en amont permettra d’éviter plus d’écueil, mais répétez-vous que PERSONNE n’est jamais préparé à 100% et que les paramètres sont tellement nombreux qu’il est normal d’opérer un tri, et de “faire pour le mieux dans la situation où l’on a été amené à réagir, à construire et à communiquer”. Et vogue la galère...

2. Les livres du secondaire vendus dans le commerce et non annotés sont acceptés sans problème. D’ailleurs tous les livres vendus dans le commerce et non annotés seront aussi acceptés, sauf ceux qui “pourraient dénaturer” l’épreuve parce que trop “spécialisés” dans la préparation au CAPES. Par exemple mes quatre livres de “préparation à l’épreuve d’exposé du CAPES maths” seront interdits rien qu’à la vue du titre, même s’ils concernait le programme du CAPES d’avant 2010. Encore une fois, on a fait de mauvais choix : il fallait ou TOUT interdire, ou TOUT accepter, car on ne me fera croire que le traitement puisse être le même pour tous les candidats : certain surveillant acceptera qu’un candidat utilise un livre donné tandis qu’un autre, à un autre moment, l’interdira. Cela ajoute une possible différence de traitement entre les candidats, et je n’aime pas ça.
Et pour répondre à votre seconde question : oui, les livres sont autorisés pour l’oral 2 dans les mêmes conditions que celles de l’oral 1.

CLES2 & C2i2e - Toujours en catimini et au dernier moment pour donner un stress maximum à un maximum de candidats, sauf ceux qui ont déjà abandonné à cause de toutes des certifications stupides rajoutées à l'emporte pièce pour passer son CAPES : dans une brève datée du 13 juin 2012, le ministère de l'éducation  nationale a modifié la date d’exigibilité du C2i2e et du CLES 2. Il  est maintenant dit que : "Les lauréats devront en justifier la possession à la date de leur titularisation et non plus à la date de la stagiarisation  comme auparavant". Pour obtenir plus d'informations, cliquer ici

Vendredi 22 juin 2012, d'un mégamathien - Je suis allé à Paris pour voir le déroulement des épreuves de l'agrégation interne 2012, et j'ai été surpris de voir le nombre de curieux qui comme moi voulaient assister aux oraux, il n'y avait pas de place pour tout le monde. J'ai vu plusieurs type de candidats :
- ceux qui connaissent les épreuves et qui ont des connaissances solides.
- ceux qui sont paralysés, qui ne savent plus rien devant le jury, même pas l'aire d'un triangle !
- ceux qui ne connaissent pas le formalisme de l'épreuve et font une première demie heure très brouillonne mais qui répondent à toutes les questions mathématiques du jury !
- ceux qui ont une bonne maîtrise du formalisme attendu : temps, tableau, plan mais semblent bcp moins à l'aise aux questions (c'est d'ailleurs surprenant (dans le sens "pas du meilleur effet") après une si belle présentation..)
J'ai trouvé les jurys tout a fait corrects, pas de question piège (ou je ne les ai pas vus !), une progression dans la difficulté des questions.
Enfin et c'est l'objet de ce mail je vous envoie un document sur le savoir prendre des points que j'ai essayé de retravailler et d'étoffer.


Dimanche 24 juin 2012, Florent nous communique - Votre document est très intéressant, comme ceux trouvés sur votre site. Je me demandais si vous connaissiez un livre où seraient réunis toutes les preuves (admises) au collège et au lycée. Car au final, je trouve les leçons du CAPES très inégales, certaines ont toutes les démos dans les manuels scolaires (leçons de niveau Lycée généralement), mais celle de géométrie du collège n'apporte aucune démonstration. Je sais que vous concevez beaucoup de livres pour préparer le CAPES, alors pourquoi ne pas réaliser un tel livre avec un numéro ISBN et non intitulé PRÉPARATION CAPES, pour que TOUS les candidats aient la même chance devant les sujets tirés. En outre, serait-il possible de mettre sur votre site jour, après jour, l'intitulé des dossiers d'Oral 2 ainsi que le thème d'agir en fonctionnaire de l’état, si vous les avez ?
djm - (...) Je suis content que vous ayez apprécié mon dernier travail sur l’exploitation des propriétés de la symétrie axiale sur les énoncés du collège. Je ne connais pas de livre qui regrouperait ce type de travail, très spécifique, puisque s’adressant à des matheux qui jettent des regards sur des programmes du secondaire ou des aspects divers des mathématiques.
Votre idée est bonne, et j’ai déjà quelques thèmes qui pourraient intéresser. Comme je suis mes “intuitions”, que je m’adapte aux quelques idées qui me viennent (parfois) à l’esprit (j’y suis obligé), les thèmes traités jusque-là vont dans tous les sens et il faudra que je trouve un titre adapté à cette situation éclectique (j’allais dire “électrique”). Je pense à “Maths en stock” ou “Brèves de mathématiques”. Si vous avez une idée de titre, n’hésitez pas à me le proposer...
Enfin, on verra bien si j’arrive au bout de ce projet. Les choses avancent très lentement, mais les thèmes dont je parle m’intéressent beaucoup et me motivent, ce qui est déjà important pour moi. On verra bien ce que l’avenir nous réserve. En tout cas vos encouragements me motivent en me montrant qu’il y a peut-être quelques personnes qui seraient intéressées par une parution de ce type.
Par contre je ne pourrai pas placer les dossiers d’oral 2 au fur et à mesure qu’ils paraissent, même si je demande à ceux qui l’ont passé de me les envoyer, car cela établirait une différence de traitement entre les candidats de cette session, même si le gain est négligeable selon moi. Ce ne serait pas déontologique, donc j’attendrai la parution de ces textes sur le site du jury avant de relayer l’information.

Vendredi 29 juin 2012, question de P.J. - Faut il dans la leçon : "problemes conduisant à l'etude de fonction" faire une partie cours avec
-l'ensemble de definition
-etude de la parité periodicité
-etude des asymptotes
-tableau de variation
-equation de tangeante
-TVI
et des exemples (plan proposé par clement boulonne), ou directement et uniquement  des exemples (plan de l'année derniere M2 VERSAILLES) ? Le second me semble un peu ennuyeux pour le jury...
djm - Les deux choix devrait être possibles, mais attention : comme il y a marqué “problèmes conduisant...”, il est sans doute plus sécuritaire de ne présenter que des problèmes qui obligent à étudier des fonctions, et ne présenter les savoirs que quand on en a besoin, en les supposant donc déjà connus. De plus, en 15 min de présentation, on a juste le temps de proposer disons 23 ou 4 problèmes et les mettre en bouche. Un peu de geogebra, etc... Le temps passera trop vite. Le développement servira à donner la solution d’un problème dans le tas, à coup sûr. Je pense donc que la seconde solution est la meilleure.

Vendredi 29 juin 2012, compte rendu de Philippe Auria sur son oral 2 du CAPES. Quand on sort d'une épreuve orale, on se rappelle de certains épisodes mais on a bien du mal à deviner comment le jury nous a perçus et quel sera son jugement. L'impact réel de sa prestation reste inconnu. Dans le texte suivant, Philippe Auria sait qu'il a répondu à énormément de questions, mais en sortant de la salle, ne se souvient que de ses échecs et de ses manques. Le goût est amer. Pourtant... [ LIRE LA SUITE

Samedi 30 juin 2012, compte rendu de Clément Boulonne. - Clément Boulonne que tout le monde connaît pour son polycopié, nous a rédigé le compte rendu de ses épreuves orales du CAPES sur son blog. Très intéressant.

Mardi 3 juillet 2012 : OU PASSER LE CLES2 ? Je ne sais pas comment répondre à un lauréat au CAPES de Martinique qui me demande où s’adresser pour passer le C2i2e, et je sais que certains d’entre vous, par exemple en prépa concours, ont eu bien des difficultés là-dessus. Si quelqu'un a un conseil à donner ou une idée qui pourrait l’aider, qu’il nous réponde... Ma question : avez-vous des idées sur où s'inscrire pour passer les CLES2 en Guadeloupe ou Martinique ?
Réponse de T. - Je ne crois pas qu'il y ait les CLES2 en Guadeloupe. Il faut passer un diplôme équivalent, par exemple le TOEIC (deux d'entre nous l'ont passé en Guadeloupe), ou bien le DCL (c'est ce que j'ai fait en Guadeloupe).
Réponse d'une collègue en Guadeloupe - Au sujet du CLES2 le candidat s'adresse à l'UAG (université des Antilles et de la Guyane) qui avait mis  une procédure en place pour leur permettre de passer ce certificat. Il y a un organisme en Martinique habilité à délivrer  le CLES : il  peut aussi le faire directement (voir sur internet).

Compte rendu d'oral du CAPES 2012, de THD, reçu le 4 juillet 2012 - (...) je me présente : THSD, 23 ans, étudiant à l'IUFM de XXX, "fan" de vos livres, de votre site et de tous les documents que vous écrivez sur le CAPES de mathématiques ! Je tiens tout d'abord à vous remercier et à vous dire bravo pour votre site internet qui regorge d'informations sur le CAPES de maths. Je viens de passer le concours, les 26 et 27 juin dernier, à Paris. Je tenais moi aussi à apporter ma petite pierre à l'édifice et à rapporter mon vécu sur mes épreuves orales : les nombreux comptes rendus que j'ai lu (grâce à vous, que ce soit sur votre site ou dans vos excellents livres) m'ont beaucoup aidé ! J'essaierai de faire court, en donnant le maximum de détails (même si je ne mettrais pas ce que j'ai mangé le midi !). Désolé si des passages manquent de clarté, mais des souvenirs me reviennent d'un coup et mes phrases peuvent perdre leur sens !

Oral 1 : j'avais le choix entre L33 : Trigonométrie et L69 : Exemples d'utilisation d'un tableur. Je n'avais pas préparé L69, et même si j'avais quelques exemples en tête d'utilisations de tableur, je n'ai pas tenté le diable, et j'ai préféré L33, même si ce n'est pas ma leçon de géométrie préférée : trop de choses à mettre. Pas de chance pour ce tirage : j'avais préparé en gros 55 leçons, dont 20 que je maitrisais assez bien : Trigonométrie n'en faisait pas partie malheureusement...

Mon plan était assez simple :
I) Au collège : cos, sin et tan, quelques propriétés.
II) Au lycée : cercle trigonométrique, mesure en radian, angle orienté de vecteurs (ce qui est vu au lycée, pas la "vraie" définition), définitions de cos et sin d'un réel, d'un angle orienté de vecteurs, propriétés, encore des propriétés, formules d'addition, de duplication... (j'ai pressé le cercle trigonométrique comme un citron).
III) Applications - Deux classiques :
     - construction du pentagone régulier par le calcul de cos(2Pi/5)
     - dérivabilité de cos et sin
15 min de présentation, c'est bien trop court pour une telle leçon. J'ai donc essayé de condenser au maximum. J'ai tenu 15 minutes pile poil : j'ai dit mon dernier mot et la montre du jury a sonné, j'étais surpris ! La démonstration demandée par le jury était la formule cos(a+b) : j'ai proposé une démonstration "géométrique", avec le cercle trigo et du Thalès, sans produit scalaire. Je me suis un peu emmêlé les pinceaux mais j'ai réussi à finir. J'ai quand même parlé de la démonstration avec le produit scalaire qui permet d'éviter la disjonction de nombreux cas.
La deuxième question portait sur la justification de cos et sin d'un angle aigu au collège, question à laquelle j'ai répondu  sans problème mais le jury m'a dit que je n'avais pas besoin de démontrer certaines choses, ce qui m'a surpris car j'avais travaillé cette justification en classe... J'ai eu ensuite droit à de nombreuses questions assez "basiques" - autres relations avec cos (Al-Kashi) , relation de Chasles pour les angles orienté de vecteurs...) auxquelles j'ai répondu de la bonne manière je pense, en donnant une idée de la démonstration à chaque fois, mais le jury passait à une autre question. Une erreur : j'ai dit que cos et sin d'un angle aigu était vus en 3e mais c'était en 4e, j'ai répondu trop vite... A noter que le jury ne s'est intéressé à aucune de mes applications (c'est grave docteur ?). Je suis sorti de cette leçon pas trop déçu mais avec un goût d'inachevé : ce n'était pas une de mes leçons favorites, et je ne saurai dire ce qu'en a pensé le jury.

Oral 2 : algorithmique. J'aime bien ce thème, et je pense avoir pas trop mal réussi (on retrouvera le sujet en cherchant l'épreuve du 27 juin 2012). L'exercice jury donnait  un algorithme assez simple, associé à trois questions :
1) tester l'algorithme avec différents entiers,
2) émettre une conjecture et la démontrer,
3) rajouter une instruction pour compter le nombre de boucles effectuées.
Étaient données 3 productions d'élèves, une pour chaque question, qu'il fallait analyser. Il fallait donner la réponse à la question 2 pour une classe de seconde, et 2 ou 3 exercices sur le thème de l'algorithmique : mon premier exercice, assez long, était un exercice de 1re S faisant intervenir la série harmonique sous forme d'un petit problème conduisant à la programmation d'un algorithme et à la démonstration (avec des outils de 1re) de la divergence de la série (je parle "vite", je n'ai bien sûr pas parlé de série au jury !). On empilait des cubes de hauteurs 1, 1/2, 1/3, ... et on se demandait si on pouvait atteindre la hauteur de la tour Eiffel. L'algorithme consistait à donner le nombre de cubes pour atteindre une hauteur H donnée. Le deuxième, de TS, proposait un algorithme pour déterminer une solution particulière d'une équation diophantienne ax + by = c (avec c = pgcd(a,b)), par la méthode de la "remontée" de l'algorithme d'Euclide.

Le jury n'est pas revenu sur mon analyse des élèves. On m'a demandé quelques détails supplémentaires sur ma proposition de correction pour une classe de seconde, que j'ai donnée avec un peu de mal : je ne voyais pas où le jury voulait en venir... Ensuite le jury m'a demandé l'algorithme de l'exercice jury, que j'avais programmé sur XCas (j'ai d'ailleurs motivé mon choix de XCas) et m'a demandé de le faire tourner. Puis même question pour mon exercice avec les cubes : j'ai présenté l'algorithme puis le jury m'a demandé combien de cubes fallait-il pour atteindre la tour Eiffel et est-ce que le logiciel pouvait trouver la solution "rapidement" (la réponse est négative bien entendu). Le jury ne s'est pas intéressé à mon autre exo (pourtant différent ?) et nous sommes passés à la question "Agir en fonctionnaire".

Je m'étais laissé 30 minutes de préparation, j'ai eu du mal à saisir le sens de la question, et j'ai dû parler 6/7 minutes, je n'ai pas compté, mais j'ai exposé de nombreux arguments. Je n'ai pas eu l'occasion de faire de stages durant ma préparation du CAPES, et je crois que le jury l'a senti ! C'est d'ailleurs une des questions qu'ils m'ont posé... Je suis assez déçu par cette partie de l'épreuve : j'ai fait quelques sujets des années passées, et celui-là était très dur je trouve : il parlait des relations école/collège et plus particulièrement de la transition CM2/6e. Bref, un oral 2 en demi-teinte, je n'ai plus qu'à attendre les résultats... Je croise les doigts !!

Que dire de ces 2 jours ? Pas mal de stress, et le sentiment que j'aurai pu faire mieux ! Mais bon, ce n'est désormais plus de mon ressort ! J'espère ne pas avoir été trop long, et surtout assez clair ! Je ne sais pas non plus si j'ai donné assez de détails... Je tiens une nouvelle fois à vous remercier, que ce soit pour vos livres lors de la préparation à l'écrit, mais aussi pour ces innombrables témoignages lus sur votre site. Vous devez recevoir de nombreux messages de ce genre, mais je tenais moi aussi à donner mes impressions sur le concours. Longue vie à Mégamaths !

djm - Bonjour futur collègue. Vous apportez ici une grosse pierre à l'édifice avec votre témoignage détaillé qui nous fait vivre des oraux du CAPES. Je suis heureux que vous ayez apprécié les témoignages déjà présents sur MégaMaths, et qui sont proposés justement pour ça : pour que l'on puisse se faire une idée précise de ce qui nous attend à l'oral, avec les diverses modifications qui existent année après année, et qui proviennent des changements de programmes, des objectifs et des examinateurs. Mes réactions en vous lisant : pour moi, c'est dans la poche. Des indices me le disent. Par exemple vous estimez avoir répondu à de nombreuses questions, et vous vous étonnez que le jury passe à chaque fois très rapidement à une autre question : cela signifie que vous avez répondu de façon suffisante, et que votre réponse et vos connaissances à ce sujet ont été validées. C'est un très bon signe ! Le jury ne s'est pas intéressé à vos deux applications : ce n'est pas grave. Il a décidé de vérifier certains autres points en se polarisant sur ce qui l'importait. Et peut-être n'avait-il pas envoie de parler de ces exercices tout bonnement, disposant de suffisamment de questions sur le reste de la leçon pour tenir 30 minutes et dresser une "carte convenable" de leur candidat. Bref, pour moi, vous pouvez attendre les résultats avec confiance. Ceci dit, même sans être superstitieux, je crois les doigts avec vous, en attendant...


Compte rendu d'oral du CAPES 2012 reçu le 4 juillet 2012, anonyme
- Compte rendu d'oral du CAPES 2012, anonyme - Me voilà à Paris, après un échec à l'interne en avril. J'ai bossé mais pas suffisamment, je n'ai plus 22 ans, j'ai un boulot et une famille prenante. Mais finalement, comme tant d'autres d'après ce que je constate dans le hall du lycée qui nous accueille ! Je suis épatée de la moyenne d’âge, moi qui pensais me retrouver seule parmi tant de p'tits jeunes !
Oral 1 : Pour une fois, je ne suis pas poissarde et me voilà avec 2 sujets qui me vont bien, proportionnalité (j’enseigne en collège depuis 3 ans, ça me va!) et barycentres. Je préfère le second mais par précaution je prends le premier. Erreur !  Jury sans doute frustré de ne rester qu'au collège, me fait bénéficier d'innombrables yeux au ciel, de haussements d'épaules, de " pfffffff".  Ça ne me perturbe pas trop, à 35 ans après une soutenance de thèse, c'est de la gnognotte. Cela dit je n'apprécie pas. Bref, mauvais oral, je suppose.
Oral 2 le lendemain, jury aux regards sévères mais finalement pas tant que ça. Je suis très brouillonne, mais je crois que mon côté " j'ai de l'expérience" leur a plu. Notamment pour l'analyse des réponses d'élèves, et l'épreuve "agir". Par contre, je suis vraiment une quiche, j'ai mis plus d'une heure à arriver à pondre une correction valable pour l'exercice posé. Ça m'arrive fréquemment dès que je bosse un sujet d'annale. Un exo niveau Terminale, c'est un peu la loose. J'ai carrément failli abandonner, ça me paraissait impossible de leur dire " non, j'ai pas réussi"...  Bref, résolu à l'arraché, et perte de temps énorme pour préparer des exos sur le thème demandé.
Première fois au CAPES, première admissibilité, premiers oraux de l'externe... J'ai eu les écrits par miracle, je m'attends donc à être recalée dans une semaine (dans le privé, peu de touristes !).  Bon, l'an prochain, je retente l'interne, et je laisse l'externe aux p'tits jeunes qui sortent du master. Je choisis plutôt le troisième concours.

Compte rendu d'oral du CAPES 2012, de GD, reçu le 4 juillet 2012 - D'abord, comme j'étais auparavant ingénieur (après une prépa et une grande école parisienne), et que je me présentais en candidat libre, je ne connaissais pas du tout les épreuves orales. Donc je suis allé voir comment se déroulait ces deux épreuves la veille de mon passage. Cela a été formateur et on ne peut que le recommander. J'ai pu assister à deux épreuves de leçon, et une épreuve de dossier. À vrai dire, j'ai été surpris des erreurs... [LIRE LA SUITE]
djm - Une description intéressante de l'oral et une analyse personnelle très poussée qui fait prendre conscience de certaines choses, en particulier de la facilité avec laquelle on peut être mis en difficulté quand on est sur la sellettte. L'idée de commencer par travailler l'épreuve "Agir..." au lieu de l'exercice est personnelle et originale. On apprend aussi qu'il faut pouvoir démontrer l'équivalence entre proportionnalité et alignement des points sur une droite passant par l'origine, ce qui n'est pas facile car on ne sait pas sur quoi tabler dans les petites classes de collège (d'ailleurs je me demande comment on peut le faire raisonnablement à ce niveau, bigre...). Manifestement cette question revient comme un leitmotiv dès que l'on a une leçon sur la proportionnalité. Merci à GD pour son témoignage.

Compte rendu d'oral du CAPES 2012, de PJ, reçu le 5 juillet 2012 - Je pense que je ne serai pas reçue au CAPES cette année. Je suis tombée sur la leçon sur... [LIRE LA SUITE]

Vendredi 6 juillet 2012 : compte rendu d'oral du CAPES 2012 de C.J. (CAPES 2012) - Je ne sais pas quoi en penser, je suis plus pessimiste qu'optimiste. En oral 1, j'ai eu le couplage Loi binomiale - Exemple d'étude de courbes. J'ai pris la première leçon. Voici mon plan :
I. Schéma de Bernoulli, Loi de Bernoulli
2. Loi Binomiale
3. Application avec un intervalle de fluctuation (niveau 1ere S).
J'ai bien tenu 1/4 d'heure, en développement j'ai eu la partie 2 : démontrer d’où vient la formule de la loi binomiale, et l’espérance et la variance. J'ai su faire. Par contre une des 3 membres du jury était très désagréable, elle parlait pendant la fin de mon développement avec une autre. Ensuite les questions : j'ai répondu à certaines, d'autres non, c'était bizarre, la personne désagréable l'était toujours, elle me coupait dans mes réponses, elle me regardait comme si je sortais de grosses âneries. Je ne suis pas contente de moi pour les réponses, donc je sais pas comment ça va jouer dans la note.
En oral 2 : géométrie dans l'espace, niveau seconde. J'avais 3 productions d'élèves à commenter, il y avait pleins de choses à dire, ça m'a bien plu.
Ensuite la correction d'une question comme si je la faisais devant un classe de seconde, ça s'est bien passé, sauf que j'ai fait un erreur de calculs que le jury m'a fait corriger pendant les questions. Et dernière question : présenter 2 exercices de géométrie dans l'espace, J'ai choisi un exercice de 1ere S, ou pour résoudre un exercice dans l'espace on se met dans le plan. Et un exercice de term S ou on utilise la géométrie analytique. J'ai développé le 1er pendant les questions.
En "Agir" j'ai eu la relation parents-professeurs, des parents veulent me rencontrer suite à une note trop basse de leur enfant, comment vais-je réagir. Je n'ai pas tenu les 10 minutes de présentation, mais je pense avoir dit le principal, les questions après étaient assez simples et j'ai répondu à chaque fois.
Voila, un oral 1 moyen, un oral 2 meilleur. Je croise les doigts... même si ça va être dur.

Mardi 10 juillet 2012, d'un mégamathien - Cette année et comme l'année dernière le Jury du Capes de maths a pris uniquement 652 poste ,je pense que c'est inadmissible et il faut se mobiliser tous pour que ça change et que les responsables rajoutent une liste complémentaire.Le problème c'est qu'a la rentré on nous appelle pour des postes de remplacement ou contractuel. Le capes de maths est devenu une affaire politique et les candidats qui passent ce concours souffrent et ne supportent plus l'injustice, l'inégalité et la discrimination.
djm - Oui, ce n’est pas le choix que j’aurais fait pour récompenser tous ceux qui se sont attelés au master et au concours cette année. Comme vous dites, ils préfèreront recruter des vacataires l’année prochaine, alors qu'on disposait de 950 postes à pourvoir. C’est une mauvaise nouvelle pour les candidats.

Vendredi 13 juillet 2012, d'une candidate 2012 - Je suis à 7 points en dessous de la barre d'admission pour le cafep. J'avais eu en oral 1 la lecon sur les croissances comparées. J'avais réussi à démontrer toutes les limites du cours dans la partie développement. En entretien, ils m'ont demandé de calculer 5 ou 6 limites que j'ai toutes réussi à calculer. Je m'attendais donc à une bonne note et j'ai eu 10.6. Pensez vous qu'ils puisse y avoir une erreur lors du report des notes ?
djm - Je n'en sais rien. Par contre je sais que les reports sont en général vérifiés, et que toutes les demandes passées de vérifications adressées au
jury reçoivent une réponse négative. Du moins celles dont j'ai eu l'écho. Ceci dit, il n'est pas interdit d'écrire à la présidence du jury du CAPES externe pour demander de bien vouloir vérifier les notes, et lui faire part de ses inquiétudes. Il se peut que, tout en ayant bien répondu à nombre de questions, vous soyez tombée sur une question "éliminatoire" qui vous a fait baisser la note. Cela arrive souvent et n'est pas forcément détecté par le candidat. Essayez donc aussi de bien vous remémorer cet oral et les questions posées.

Vendredi 13 juillet 2012, compte rendu des oraux du CAPES 2012 de B.M. - J’ai reçu mardi comme l’ensemble des admissibles mes résultats. Elément d’un groupe plus restreint, j’ai été relativement déçu en apprenant avoir été refusé. Malgré cette déception, et pour en éviter d’autres, je désire faire part du déroulement de mes oraux qui ont eu lieu les 4 et 5 juillet aux Gobelins.  [LIRE LA SUITE]


Dimanche 15 juillet 2012, réflexion et compte rendu de PM sur le CAPES 2012 - Je suis professeur de lycée professionnel (titulaire de mon poste) avec huit année d'ancienneté, diplômé d'un Bac + 5 en Maths, ayant été inspecté plusieurs fois avec de très bons rapports d'inspection et de très bonnes notes administratives et actuellement je suis passé à l'ancienneté au choix. Je n'étale pas mon parcours pour me lancer des fleurs, mais cette année j'ai présenté le CAPES de Maths parce que, après 8 ans en lycée pro, j'avais envie de changement. A ma grande surprise, je n'ai pas été admis!
Ayant lu les autres témoignages dans lesquels je me suis retrouvé, je tenais absolument vous faire part du miens.
Je précise avant tout que si tous les postes avaient été pourvus, je n'aurais pas témoigné et aurais accepté les règles du jeu du concours, je me serais dit : "on a pris meilleurs que moi". Mais changer ainsi ces règles en cours de route et ne pourvoir que 652 postes et être doubler ensuite, par des vacataires, qui seront recrutés on ne sait dans quelles conditions, me paraît très injuste. Attention: je n'ai rien contre les vacataires, je suis aussi passé par là et ce n'est pas forcément une situation à envier.
Je suis sûr que je ne dois pas être le seul dans cette situation d'incompréhension et de sentiment d'injustice. Je rappelle que les candidats qui n'ont pas été admis (de 653 à 950) ont tout de même étaient admissibles, voir même ayant réussi un oral sur deux, donc possèdent déjà une certaine base de connaissances et de savoir-faire et peut-être même de l'expérience ou une vocation que les vacataires n'auront pas forcément.
Qu'est-ce que se cache réellement derrière ce choix de ne pas pourvoir tous les postes ? Pourrait-t-on un jour le savoir ? Pourvu que la réponse ne soit pas, comme cela était le cas de l'année dernière, que le niveau n'est pas assez au RDV ! Si c'est le cas, on se poserait alors une deuxième question : en quoi le niveau des vacataires qui vont être recrutés sera-t-il meilleur ?  Réserve-t-on ces postes aux collègues en reconversion ?
Autre chose incompréhensible : nous informer dans les journaux télévisés du 11/07/2012 (Soir 3 et BFM TV), que nous avons une crise de vocation de profs de maths dans notre pays et qu'il n'y a pas assez de candidats, alors que l'on n'a délibérément pas pourvu tous les postes !
Voici mon témoignage détaillé : J'ai effectué lors de cette année une préparation à l'agrégation de Maths (qui sera mon objectif principal pour les années à venir) et j'ai également présenté le CAPES. Il est vrai que pour les épreuves écrites de CAPES au mois de novembre, je n'étais pas tout à fait au point et j'avais perdu beaucoup de temps lors des épreuves. J'ai été admissible mais avec très peu de marge (environs 15 points de réserve, première épreuve : 10/20, coef. 3, et environs 8,5/20 coef. 3, pour l'épreuve 2). En général, je n'aime pas trop aller aux oraux sans avoir beaucoup de marge à l'écrit. Pour mon PLP par exemple, j'avais eu en maths environs 18/20 et à l'oral : 12/20, j'avais été admis sans problème même si je n'avais obtenu que 08/20 en sciences, sachant que j'étais tombé sur la chimie qui n'est pas mon point fort.
Cette année, je suis parti à l'oral de CAPES parce que je me suis dit qu'il y avait 950 postes pour environs 1200 candidats, je me suis dit que j'aurais toutes mes chances pour être admis. On m'aurait dit qu'il n'y aurait que 652 admis, je pense que je n'y serais pas allé, parce que cela demande tout de même un certain budget pour séjourner à Paris.
PREMIER ORAL - Je suis tombé sur deux sujets qui ne sont pas forcément mes préférés. L'un que j'avais enseigné à des BTS il y trois ans dont j'ai oublié les démonstrations et les principales subtilités, l'autre que je n'avais jamais enseigné mais qui était de niveau terminal. J'ai donc choisi le deuxième.
Premier quart d'heure : plan présenté et détaillé avec l'exécution d'un programme et d'une activité Excel.
Deuxième quart d'heure : développement mal réussi parce que je n'avais pas bien compris ce que voulais dire le jury. Ils m'ont dit : "pour le développement, on vous demande de justifier mathématiquement l'algorithme énoncé". J'ai dit que la suite allait forcement s'arrêter un moment donné en justifiant pourquoi. J'ai également donné les grandes lignes de l'algorithme, sans beaucoup de rigueur car je l'avais déjà programmé et exécuté devant le jury. Cela n'a pas pris plus de 5 min et quand j'ai demandé que l'on reformule la question, on m'a répondu non et qu'ils n'avaient pas le droit d'intervenir pendant le second quart d'heure. Cela m'a déstabilisé. Certains membres du jury donnent l'impression de vouloir déstabiliser les candidats pour ensuite observer leur réaction. Cela conduit souvent au blocage du candidat. Ne serait-il pas mieux de les rassurer pour en tirer le meilleur d'eux-mêmes ? Comme font d'ailleurs très bien d'autres membres du jury.
Ce n'est qu'à la sortie de l'oral que j'ai compris qu'ils voulaient uniquement que je réécrive l'algorithme de mon programme et de façon rigoureuse. Je m'en suis énormément voulu parce que l'algorithme, je le connaissais, puisque je l'avais programmé, et en plus la programmation est un domaine que j'affectionne parce que j'ai déjà travaillé comme ingénieur étude et développement en langage JAVA avant d'être enseignant.
Demi-heure : échange plus ou moins bien réussi sur certaines parties, par contre on m'a demandé une démonstration que j'avais déjà faite mille fois auparavant mais la fatigue m'a fait perdre tous mes moyens et je suis resté bloqué devant le tableau sans voix. J'entendais le jury murmurer " Il est en train de stresser...". J'ai demandé si je pouvais voir dans le livre le tout début de la démonstration pour qu'elle me revienne, ils m'ont répondu: "Vous voulez voir dans le livre la démonstration que l'on vous demande ?". J'ai compris qu'ils ne voulaient pas que je le fasse. J'ai attendu un petit coup de pouce de leur part mais il n'est jamais venu, j'ai fini par laisser tomber. A ce moment là j'avais compris que c'était raté pour cet oral, ne pas fournir une démonstration est souvent très pénalisant. Je comptais avoir aux environs de 08/20 parce que j'avais tout de même exécuté un programme et répondu correctement à quelques questions. J'ai eu aux environs de 06/20.
Je n'aurais pas du faire le choix du programme par ce que cela m'a fait perdre du temps que j'aurais pu investir par exemple pour ajouter des exercices d'applications. Après analyse de l'oral, j'aurais compris la question concernant l'algorithme, je l'aurais bien réussi, car cela était dans mes cordes. Je n'aurais pas bloqué sur une démonstration que je savais faire, j'aurais eu une bonne note. Comme quoi passer d'une éventuelle bonne note à une mauvaise note peut se jouer parfois à rien.
Le lendemain : ayant raté le premier oral, j'étais décidé d'être davantage rigoureux et de ne rien laisser passer. En plus je suis tombé sur un sujet que j'aime bien. A la sortie, j'étais persuadé d'obtenir une excellente note. Durant les 20 premières minutes, j'ai essayé de bien gérer le tableau, d'être rigoureux dans le vocabulaire et dans la présentation. Échange qui m'a semblé réussi avec le jury. Idem pour la partie Agir en fonctionnaire d'état. Ayant suivi plusieurs formations sur la pédagogie et la didactique, j'ai essayé au maximum d'investir mes connaissances sur le sujet. Sachant que j'ai déjà validé lors de mon année de stagiaire PLP les 10 compétences professionnelles de l'enseignant, ainsi que l'ensemble des items du C2i2e, je pensais avoir au moins 16/20 lors de ce deuxième oral, et je n'ai obtenu que 10/20. Un 13/20 aurait suffi pour que je sois admis.
Est-ce que les deux commissions se sont consultées ? Est-ce que le premier jury a demandé au second de me baisser la note pour que je ne passe pas ? Est-ce qu'il y a eu une erreur (mais je n'y crois pas trop) ?
En résumé :
- Bloquer sur l'une des deux épreuves ou la rater complètement peut arriver à tout le monde. Ne serait-il pas mieux avant de passer devant le jury, de laisser aux candidats cinq ou dix minutes pour qu'ils puissent récupérer des 2h30 de préparation ?
- Quand un candidat réussi à avoir un 10/20 dans l'un des deux oraux et 10/20 dans l'une des deux épreuves écrites, pourquoi n'est-il pas admis ? Surtout dans la conjoncture actuelle où on manque soi-disant de professeurs, tout en ne pourvoyant que 652 postes sur 950 offerts ? Pourquoi lui préfère-t-on un vacataire ?
On m'a refusé, alors qu'il y avait encore environs 300 postes à pourvoir. Comme tous les postes n'ont pas étés pourvus, la seule interprétation que je fais est que le jury a jugé que je n'étais pas apte à enseigner. Je respecte son choix en ajoutant que cela fait huit ans que j'enseigne, que je prends énormément de plaisir à le faire, que je suis passionné par ce que je fais et que j'espère que cela durera le plus longtemps possible. Comme on dit, c'est peut être un mal pour un bien. Ce qui me soulage c'est le fait d'avoir mon poste de PLP. Je me consacrerais plutôt à l'agrégation dans les années à venir. Peut-être que je repasserais le CAPES.
J'ai une pensée pour tous les candidats et candidates qui ont vécu ce même sentiment d'injustice et d'incompréhension et qui n'auront malheureusement pas de poste assuré pour l'année prochaine.
Mon témoignage est sans aucune rancune et ne vise personne mais cherche simplement à comprendre une situation que nous sommes certainement plusieurs à avoir vécu et à vouloir comprendre.
djm - Voici une excellente analyse. Je pense comme qu'en situation de crise du recrutement, il vaut mieux employer des candidats qui ont fait l'effort de passer deux écrits et deux oraux, en ayant des notes moyennes à l'écrit, plutôt que de continuer à faire trimer tant de vacataires qui ne seront retenus qu'après un simple entretien rapide. Je suis d'accord avec vous sur l'injustice qui consiste à annoncer qu'il existe un certain nombre de places à pourvoir, puis à faire savoir que tous les postes ne seront pas pourvus. Cela va à l'encontre de l'idée que l'on se fait d'un concours où l'on est censé recruter les meilleurs parmi ceux qui se présentent. On oublie alors que l'employeur a toujours le droit de refuser quiconque il estime ne pas convenir : ici l'employeur hésite à recruter un fonctionnaire qui aura la sécurité de l'emploi et sera protégé par des statuts si celui-ci ne fait pas l'affaire, sans compter qu'un recrutement engage le pays pour 42 ans. Mais je pense que tous les étudiants de master ont tout de même le niveau pour enseigner en lycées et collèges, et que le concours existe essentiellement pour recruter les meilleurs parmi eux. De même un vacataire ou un contractuel qui enseigne déjà depuis cinq ou six ans dans des établissements est, a priori, recrutable, surtout s'il a passé la barre de l'écrit. Le plus simple (et le plus logique ?) serait de procéder de façon automatique : de classer les candidats et d'attribuer tous les postes offerts. Point final. Pourquoi vouloir en faire plus ? A-t-on besoin d'enseignants ou pas ? En cas de besoin, pourquoi refuser ceux qui sont les meilleurs parmi ceux qui se présentent et, conséquemment, accepter qu'une proportion importante de professeurs soit précarisée l'année suivante ? De plus, au niveau de la répercussion sur les futures vocations, comment l'annonce d'un nombre de poste conséquent au concours pourra-t-il décider les étudiants de première année à s'engager dans une formation longue (5 ans après le BAC) en sachant que ce nombre de postes annoncé est une indication sans importance sur la réalité des admissions ? On peut imaginer annoncer 100000 postes offerts au CAPES maths pour attirer le chaland, puis n'en retenir que 600 pour assurer une qualité irréprochable au recrutement. Certes, 50% de réussite en mathématiques au CAPES externe en 2012 représente un maximum que le jury ne peut pas dépasser. Décision que l'on peut comprendre, mais plus difficilement en temps de crise du recrutement telle qu'elle a été parfaitement orchestrée par les multi-réformes et les poly-décisions géniales qui ont été prises ces dernières années en matière de formation des maîtres et de choix des épreuves et des qualifications pour passer le concours.

Dimanche 15 juillet 2012, de JC : témoignages qui coincident -
Bonjour à tous candidat au CAFEP de mathématique et ayant lu une des dernières publications . Je souhaite faire part de ce qui m’arrive aussi. J’ai suis donc à 6 point de la barre d’admission. J’ai aussi obtenue 10 en oral 1 alors que je suis tombé sur la leçon technique de calcul d’intégrale et j’ai très bien réussi mon développement(changement de variable et application) ainsi que la plupart de l’ensemble des questions qui m’étaient demandées . Je me suis alors interrogé sur les questions qui m’avaient été posé . Voire si une d’entre elle n’avait pas été éliminatoire. Cependant j’ai refait en boucle l’entretien que je me rappelle très bien et je ne trouve vraiment pas ce qui à pu faire chuter considérablement ma note .En plus du fait que la barre d’admission dans le privé est anormalement haute alors qu’il manque plein de prof et que les candidats sont sélectionnés dans le public avec des notes beaucoup plus basses. J’ai donc décidé d’envoyer un courrier au jury … On verra bien la réponse. Autre chose me perturbe… Étant donnée que le jury sait quand un candidat le passe dans le privé, je me demande si celui-ci n’est pas plus sévère… voire même s’il n’a pas certaines préjugées. Cordialement
djm - En plus c’est vrai : pourquoi ne pas donner la possibilité aux candidats du privé de passer au public ? La peur de déshabiller le privé sans doute.

Mardi 17 juillet 2012 - Je viens d'écrire mon tout premier article sur Agoravox au sujet des postes non pourvus encore cette année au CAPES 2012. Beaucoup de mégamathiens ne comprennent pas ce choix, et j'ai tendance à les comprendre comme vous verrez dans l'article. Ecrire de temps en temps sur Agoravox permettra sans doute de toucher un public plus vaste, hors matheux et prépas CAPES, avec des risques plus grands au niveau des commentaires postés, car on y trouve de tout, du meilleur et du pire. Pas comme sur MégaMaths  où le discours "entre matheux" est plus apaisé et honnête. M'enfin, faisons le test. Un avantage pour les mégamathiens : ils pourront réagir directement en ligne sur Agoravox s'ils le désirent.  Voici l'article en question : Enseignement : faire la fine bouche en période de pénurie de professeurs, un drôle de choix.

Quelques réflexions sur le recrutement et le métier d’enseignant, par P.M., le 18 juillet 2012 - Voici la lettre d’un passionné de notre éducation nationale, qui désire voir notre système éducatif progresser, et qui évoque les points suivants sans aucune prétention et sans viser personne. P.M. désire préciser également qu’il ne critique pas le travail des jurys des concours pour lequel il observe beaucoup de respect.
Thème 1 - CAPES 2012 : Pour certaines filières, les postes promis ne seront pas tous pourvus ! Le système de concours actuel de recrutement des professeurs, permet certes de reconnaitre, qu'incontestablement les candidats admis le méritent tous. Mais à mon avis, c'est un système qui passe tout de même à coté de candidats qui sont aptes à enseigner voir même ayant vocation et passion pour la profession.  Je m'explique : [LIRE LA SUITE]

Vendredi 20 juillet 2012 - Une page du site Eduscol [2] propose des ressources pour la mise en œuvre du nouveau programme de mathématiques du lycée et son application à la terminale dès la rentrée 2012. Ces ressources sont trop ambitieuses pour l'horaire dont on dispose et la réalité de l'enseignement des mathématiques (...) [Lire la suite de cet article sur Agoravox : Un enseignement pour singes savants.]